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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 15:26

Mon livre "la fibromyalgie, autopsie d'une douleur au zénith" est désormais disponible en format électronique !

Amazon pour Kindle, Fnac pour Epub entre autres, et chez les différents libraires en ligne, vous n'avez plus qu'à faire votre choix entre le format broché et électronique.

Plus de soucis pour les envois à l'international, le téléchargement est immédiat !

 

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 19:16
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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 09:02

Article tiré du site fibromyalgies.fr

 

C’est un fait avéré mais qui vient d’être mis en lumière suite à une étude de l’association américaine de psychologie (American Psychological Association).

Le proche, la famille, dans le cadre de la maladie chronique et en particulier de la douleur, gentils et empathiques sont un atout précieux pour aller mieux et voir la maladie régresser.

quand les conjoints sont là, leurs partenaires vont mieux….

C’est bien toute la question de la fibromyalgie.

Certains partenaires sont toujours là des années après, mais d’autres ne supportent pas la maladie, la douleur de l’autre ou sa plainte.

Les fibromyalgiques qui vont bien sont ceux qui sont soutenus.

L’étude se borne aux partenaires, mais j’aimerais aussi souligner le magnifique travail des associations et groupes locaux, de proximité, qui donnent un peu de vie à des personnes fibromyalgiques souvent dé sociabilisées totalement sinon.

Tant de gens seuls qui souffrent et se replient sur eux même et leurs douleurs.

L’étude en anglais ici :

https://www.eurekalert.org/pub_releases/2017-06/afps-sdr060817.php

 

C’est intolérable.

Il nous faut monter une chaîne de solidarité, ensemble, mais avec aussi des personnes valides, pour visiter les fibromyalgiques solitaires et reclus, repliés sur eux même.

Il nous faut nous entraider, .être ensemble, former une famille (cela a commencé avec le groupe c’est quoi la fibromyalgie https://www.facebook.com/groups/cestquoilafibromyalgie/ ).

Il faut transformer cette association en une association vivante, où la solidarité est la première des intentions, ou se tourner vers l’autre n’est pas tabou, bien au contraire;

 

Une amélioration de la fonction physique par l’ et la bonté du conjoint ! Ne trouvez vous pas (même si vous le vérifiez peut être tous les jours ) que c’est extraordinaire ?

Et surtout c’est maintenant étudié.

Cet accompagnement est donc essentiel.

Cela peut peser très lourd dans le mieux être d’un douloureux chronique tel une personne fibromyalgique.

Nous le savions déjà et nous vous incitons souvent à vous rapprocher.

Ensemble on est plus fort, mais aussi ensemble on est mieux.

Le contact humain est ce qui manque à beaucoup d’entre vous.

Dans les grandes villes pourtant vous n’êtes pas seuls. Tournez vous vers l’autre, les autres . Vous pouvez facilement vous trouver à proximité grâce à Facebook par exemple.

Nous allons nous employer à remettre une carte plus précise de vos localisations en service.

 

En attendant une véritable épidémie d’empathie et de gentillesse pour tous ceux qui souffrent !

C’est un message d’espoir, pour aller mieux.

Nous le savions, c’est confirmé. A nous  d’en exploiter la force.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 21:07

la fibromyalgie semble se voir sur les biopsies musculaires

 

Je viens de recevoir mon compte-rendu de biopsie musculaire réalisée au centre expert de pathologie neuromusculaire de l'hôpital Henri Mondor de Créteil, où je suis suivi depuis près de trois ans.

 


La biopsie a été réalisée par le professeur Authier lui-même, qui est à la pointe de la recherche en matière de myofasciite à macrophages, cette pathologie émergente due à l'aluminium contenu dans les vaccins et dont les symptômes sont excessivement similaires à ceux de la fibromyalgie. Il est toutefois regrettable que ce type d'examen ne soit pratiqué que dans le cadre d'une exploration prouvant à vérifier la présence d'une myofasciite à macrophages uniquement. En-dehors de ce contexte, il n'est pas proposé pour un dépistage de la fibromyalgie.

 


Or à ce titre une phrase évoquant la fibromyalgie m'interpelle sur ce document : "présence de fibres mitées comme l'on peut en observer au cours des fibromyalgies".

 


Ce qui veut dire qu'il semble y avoir un point commun entre les différents malades fibromyalgiques qui ont passé une biopsie musculaire... Une même anomalie !

 


Ce n'est pas anodin !!!

 


Et c'est bien la première fois, après 22 ans de vie commune avec cette amie envahissante que je lis une telle chose sur un document médical, surtout venant d'un centre de référence des maladies neuromusculaires.

 


Affaire à suivre, même si à l'instant présent le médecin qui m'a reçu m'a répondu que ces myalgies sont pour le moment de type (et de cause) inconnu et qu'il n'existe aucun traitement. Je le savais déjà, mais même si j'aurais "aimé" que l'on me trouve enfin quelque chose de potentiellement visible et soignable, je sais désormais que la fibromyalgie est visible, ayant un document me concernant qui le prouve, et cela vaut tout l'or du monde pour prouver aux médecins et autres psychiatres / psychologues et fibrosceptiques divers qui ne voient en la fibromyalgie qu'une entité psychiatrique, que leur raisonnement est FAUX, bien que l'OMS aille dans ce sens depuis un certain nombre d'années...

 

 

Il y a bien des crétins en tout genre, des frustrés acerbes, qui nieront comme d'habitude en croyant avoir la science infuse, mais peu importe, il y aura toujours des abrutis pour infirmer les évidences et les preuves souveraines que l'on peut leur mettre sous les yeux. C'est leur job, leur raison d'être... mais comme disait une publicité naguère "seuls les imbéciles ne changent pas d'avis" !

 


Vous savez quoi ? Je suis soulagé malgré tout, oui soulagé !

 


On ne peut rien pour nous pour le moment, mais une chose est certaine ce n'est pas dans notre tête, ce n'est pas psychologique (même si je suis un fervent partisan de l'impact psychologique d'une pathologie, et qu'il faut soigner aussi cet aspect), et cela semble réellement se voir, j'en suis plus que jamais intimement convaincu, même si je l'étais déjà à l'écriture de mon livre "la fibromyalgie, autopsie d'une douleur au zénith" ! La honte d'avoir cette maladie s'évapore enfin, même si elle reste incurable et aussi infernale à vivre, soulagé de ne pas être pris pour un fou, un simulateur, un tire au flanc qui ne pense qu'a paresser et à vivre aux crochets de la société. ELLE SE VOIT, et à cet instant j'éprouve une certaine euphorie même si je sais que je risque de vivre avec jusqu'à la fin de mes jours, mais elle est plus que jamais réelle, visible, et cela vaut tout l'or du monde...

 

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 17:51

Un pas important vient d’être effectué dans la compréhension des mécanismes qui interviennent dans la fibromyalgie, concernant en particulier le processus inflammatoire.


Il a déjà été suggéré que l’inflammation chronique jouait probablement un rôle central dans la fibromyalgie, rappelle cette équipe suédoise (universités d’Uppsala et de Linköping). Toutefois, les études précédentes s’étaient intéressées à quelques molécules caractéristiques de l’inflammation, appelés cytokines. Ici, les chercheurs ont recherché simultanément une centaine de protéines associées au processus inflammatoire, et ceci dans des prélèvements de sang et de liquide céphalo-rachidien (dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière). Ils ont effectué ces analyses sur des patients souffrant de fibromyalgie et sur des personnes ne présentant pas la maladie.


Le résultat met en évidence des preuves « fortes » d’un double phénomène dans la fibromyalgie : neuro-inflammatoire (liquide céphalo-rachidien) et inflammatoire systémique chronique (sang). Autrement dit, l’inflammation est généralisée. Deux cytokines sortent du lot : la fractalkine et l’interleukine 8 (IL-8). Ce qu’il faut retenir, c’est le commentaire des spécialistes : « C’est la première fois qu’un profil inflammatoire aussi étendu est décrit pour la fibromyalgie, qui semble donc caractérisée par des altérations biochimiques objectives ». Ceci revient à dire que « la description de ses mécanismes comme essentiellement idiopathiques (sans cause connue) ou même psychologiques doit être considérée comme dépassée ». Et ils ajoutent que l’exploration encore plus approfondie des processus inflammatoires devrait contribuer à dégager des pistes pour la mise au point de traitements beaucoup mieux ciblés et bien plus efficaces.

 

Source: Journal of Pain Research (www.dovepress.com/journal-of-pain-research-journal)
publié le : 05/06/2017
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:57

Pour une fois, ce serait bien d'avoir des centaines de milliers de signatures... Il n'y a pas de miracles en notre bas monde -> sans action individuelle, cette pétition ne portera pas ses fruits, sans partage elle sera aussi futile que toutes celles qui existent à ce jour, sans un minimum d'implication pour solliciter et encourager les gens à la signer, dans cinquante ans nous en serons encore au même point et nos enfants auront peut-être le déplaisir de souffrir de fibromyalgie sans avoir de traitement ou de prise en charge. Et nous aurons la douleur supplémentaire de ne rien pouvoir faire pour eux et de les regarder souffrir le martyre sans rien pouvoir faire pour eux !!! Est-ce cela que nous voulons... ? A chacun de s'analyser et de voir ce qu'il souhaite.

Se plaindre ça va cinq minutes, mais après avoir vidé son sac, il est temps d'agir dans le sens de ce que l'on souhaite, à savoir la prise en charge, la reconnaissance, et un traitement pour les fibromyalgiques.

 

Après avoir signé électroniquement, vous allez recevoir dans un deuxième temps un mail pour valider votre signature (en cas de non réception, vérifiez votre dossier "indésirables" ou "spam").

 

SANS CETTE VALIDATION VOTRE SIGNATURE NE SERA PAS VALABLE

 

FAITES TOURNER ET SIGNER CETTE PETITION SANS RELÂCHE AUTOUR DE VOUS

 

Merci à Bruno Delferrière de fibromyalgies.fr pour son implication constante dans ce combat.

 

Suivre ce lien ou cliquer sur le lien dans l'article en fin de page :

http://www.mesopinions.com/petition/sante/reconnaissance-fibromyalgie/29188

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Pour la reconnaissance de la fibromyalgie

Auteur : fibromyalgies.fr

Créé le 23/03/2017  

 

À l'attention : de Monsieur ou Madame le futur Président de la République

« La fibromyalgie est une perturbation de la modulation des voies de la douleur, système complexe : le cerveau, hypersensible à toutes les stimulations, ne parvient pas à inhiber la douleur, qui se diffuse. » Professeur Serge Perrot.    

Nous allons au-devant d'une catastrophe humanitaire.

Le 12 mai représente la date anniversaire des malades souffrant de fibromyalgie, une pathologie handicapante, invalidante et excessivement douloureuse, que pourtant la France ne prend toujours pas en considération.

Malgré l’existence de preuves, sa reconnaissance officielle et sa prise en charge réelle en 2017 demeurent inopérantes. Elle dépendrait, en partie, des résultats de l’expertise collective de l’INSERM, attendus pour fin 2018.

Et pendant tout ce temps, les malades souffrent, et la connaissance de la pathologie piétine, faute de recherche fondamentale.

Cette journée représente la journée internationale de lutte contre la fibromyalgie, dont les prémices remontent au début du XIX siècle.

• Cette pathologie est reconnue officiellement comme maladie par l’O.M.S depuis 1992 et figure dans le C.I.M 10 sous le numéro M79.7, et ce depuis 2006.

• En 2009, le Parlement européen a adopté une déclaration afin que ce syndrome soit reconnu comme maladie à part entière.

• Le nombre de personnes atteintes augmente rapidement, les hommes représentant aujourd’hui un diagnostic sur deux, quand ce n’était qu’un sur 13 il y a une dizaine d’années. Des enfants, même très jeunes en souffrent.

• Ces malades n’ont à ce jour aucun espoir de guérison. Le rapport de la commission d’enquête sur la fibromyalgie de 2016 mentionne que : selon la Direction Générale de la Santé, entre 2 % à 5 % de la population française seraient concernés.

La fibromyalgie n’est pas une maladie rare. Pourtant, elle est le parent pauvre de la santé.

Combien de suicides seront encore nécessaires avant une réelle prise en charge ?

Considérant cela, nous demandons :
• la prise en compte de la fibromyalgie en tant que maladie qui peut être invalidante et non plus comme syndrome, permettant ainsi de :
◦ soulager les malades, incompris à ce jour,
◦ donner un cadre à leurs douleurs et fatigues,
◦ reconnaître leurs maux.

• la formation des médecins, véritable enjeu de ces prochaines années, pour l’obtention d’un diagnostic plus rapide par une augmentation de la durée des enseignements, en particulier le chapitre douleur.
• l’élaboration rapide d’un guide commun à l’ensemble des personnels médicaux, sous forme de recommandations de la Haute Autorité de Santé définissant les modalités de prise en charge de la maladie.

• une recherche clinique sur les causes et déterminants du syndrome fibromyalgique, intégrant une cohorte importante de malades.

• un recensement des patients souffrant de fibromyalgie, favorisé par la  codification obligatoire des actes des médecins traitants permettant de les différencier des personnes soignées pour dépression.

• la fin de l’errance médicale actuelle, catastrophique. Six années, en moyenne, avant que ne soit posé le diagnostic de fibromyalgie.

Tous les examens nécessaires doivent être effectués sur une durée très courte et inclure la participation des services de médecine interne.
Les formes mineures doivent être détectées rapidement à ce stade, suivies d’une prise en charge afin de limiter l’aggravation de l’état des patient(e)s.

• l’obtention de l’ALD
De nos jours, le traitement des demandes d’ALD 31 ne respecte absolument pas le principe d’égalité, et crée des disparités géographiques criantes. Il résulte de décisions non coordonnées de médecins-conseils, ou le plus souvent de leur bon vouloir.

• un traitement identique, sur l’ensemble du territoire des demandes formulées auprès des Maisons Départementales des Personnes handicapées.

• une large campagne d’information sur la fibromyalgie doit être menée, dans les plus brefs délais, par les pouvoirs publics afin de :

◦ favoriser une meilleure connaissance de cette pathologie,
◦ limiter l’incompréhension qu’elle suscite encore,
◦ stopper la perte du lien social ou professionnel,  facteurs d’aggravation de l’état des malades.

• un recensement et une prise en charge des médecines dites alternatives : il est urgent de privilégier les méthodes douces qui apportent un soulagement au moins aussi important aux malades.

• l’élaboration de Programmes d'Éducation Thérapeutique, pour améliorer la  prise en charge actuelle.

• l’obtention de crédits supplémentaires accordés aux structures spécialisées dans le traitement de la douleur,  pour doter les Centres Anti Douleur de moyens accrus en personnels et matériels, pour une prise en charge multidisciplinaire satisfaisante.

• Une médecine de prévention  plus performante,

La recherche du maintien dans l’emploi est primordiale dans cette affection. La médecine professionnelle doit privilégier reclassements et  adaptations du poste de travail. La généralisation du télétravail doit être recherchée. Ainsi, seraient évitées de difficiles situations financières et sociales.

• la nécessaire inscription de la fibromyalgie sur la liste des pathologies ouvrant droit à un Congé de Longue Maladie, Congé de Longue Durée,

• la prise en charge la plus rapide possible des enfants souffrant de  fibromyalgie,

• l’élaboration par la Haute Autorité de Santé d’un panier de soins complet, pris en charge par l’Assurance Maladie, incluant les thérapies non médicamenteuses.

• le remboursement des frais restant à la charge des malades dans le cadre des cures thermales,

• la possibilité d’avoir accès au cannabis thérapeutique, pour une amélioration de la qualité de vie en l’absence de tout traitement médicamenteux efficace à long terme disponible.
L’Association espère que les  travaux de la Commission d’enquête parlementaire sur la fibromyalgie ne restent pas lettre morte.

Cliquer ici pour lire les propositions

L’association ne peut  attendre que L’INSERM élabore son rapport. Certains malades ont recours au suicide, faute de pouvoir gérer leurs douleurs chroniques, fatigue importante, insomnies, et d’être soulagés. Bien que peu documentée, l’idée de faire cesser cette souffrance quotidienne est pourtant bien présente, très ancrée dans la vie d’une personne fibromyalgique.

L’association fibromyalgies.fr redoute un scandale sanitaire, compte tenu du nombre grandissant de malades et de l’absence de thérapeutique efficiente.

Nous allons vers de graves difficultés, d’autant plus que les jeunes sont de plus en plus atteints par cette pathologie. Quant aux enfants … espérons qu’un traitement puisse être très rapidement mis sur le marché.

Dans l’espoir que la France puisse trouver une solution pour ces millions de patients souffrant de fibromyalgie, je vous prie d’agréer, Monsieur ou Madame le Président de la République, l’expression de la gratitude de tous les malades et l’hommage de mon profond respect.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:23

Comment ne pas souffrir de troubles dépressifs mêmes épisodiques face à une pathologie qui n'a aucun traitement pouvant la guérir, ou même la soulager sur le long terme, et non encore réellement reconnue en France, tant par nos édiles politiques que notre élite médicale, malgré une médiatisation plus sensible et des études diverses ?!  On en parle largement bien plus qu'il y a encore dix ans, et les autorités médicales et politiques se penchent sur le sujet, même si cela semble d'une lenteur insupportable.

La douleur confine le malade dans une position où la douleur explose totalement dans tous les membres de son corps. Une psychothérapie ne peut se révéler que positive dans un tel cas.

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Si la fibromyalgie n'est pas une maladie psychiatrique, le recours à un psychiatre peut, néanmoins, être utile, tout simplement, déjà, parce que le patient fibromyalgique a besoin de reconnaissance.

Environ 2 millions de personnes en France souffrent de fibromyalgie. Cette pathologie se caractérise par des douleurs qui se manifestent dans l'ensemble du corps et qui s'accompagnent de fatigue permanente, de troubles du sommeil. La fibromyalgie, si elle n'est pas considérée comme une maladie grave, perturbe pourtant le quotidien des personnes qui en sont atteintes.

Jusqu'à 80 % de troubles dépressifs

Les troubles dépressifs sont fréquents chez les fibromyalgiques. Ils peuvent aller jusqu' à 80 % des cas. Parmi eux, on trouve des troubles anxieux dans 13 à 64 % des cas, un stress post-traumatique (20 à 50 %), ainsi que des conduites suicidaires dix fois plus fréquentes que sur le reste de la population.

Un besoin de reconnaissance

A l'heure actuelle, il n'existe aucun test permettant de diagnostiquer la fibromyalgie. C'est par élimination d'autres pathologies que le diagnostic se fait. Et, le délai moyen, en France, de diagnostic est de sept ans !

C'est pourquoi le besoin d'écoute, de reconnaissance de sa maladie est important pour le patient. Le psychiatre l'aide à renouer le dialogue entre son corps et son cerveau. Il explique le défaut de régulation des sensations corporelles. Il peut également prescrire des traitements à posologies faibles.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:10

Cet entretien du National Pain Report avec un spécialiste de la fibromyalgie, le Dr Brady, auteur de plusieurs ouvrages sur la maladie, permet de repréciser, par élimination, ce syndrome complexe qu’est la fibromyalgie et de faire le point sur les sources fréquentes d’erreurs de diagnostic. Caractérisée par des symptômes multiples et communs à d’autres pathologies, la fibromyalgie reste difficile à diagnostiquer. Poser un diagnostic de fibromyalgie signifie fréquemment aujourd’hui, faute de traitement curatif, traiter de manière standard les symptômes de douleur. Or, dans de nombreux cas, souligne l’auteur, il « ne s’agit pas » de fibromyalgie et sous réserve du bon diagnostic, il serait possible de traiter la cause et pas seulement les symptômes.

Si les médecins regroupent sous le diagnostic de fibromyalgie différentes combinaisons complexes de symptômes qui peuvent avoir par ailleurs des causes très diverses, si la prescription est souvent identique indépendamment de groupes de symptômes spécifiques, il conviendrait pourtant de bien ou mieux faire la distinction entre la fibromyalgie et 3 autres grands types de conditions, certaines maladies non fibromyalgiques, les troubles musculo-squelettiques et les troubles fonctionnels / métaboliques.

Malheureusement, la fibromyalgie restant une pathologie encore mal connue, l'approche de traitement reste trop souvent standard et consiste généralement à soulager la fatigue et les douleurs. L’amélioration de la prise en charge est donc dans l’identification de la cause profonde de ces douleurs généralisées, et la prescription de traitements capables de traiter la cause et pas seulement les symptômes.

Des symptômes interprétés comme fibromyalgiques mais qui n’en sont pas : le médecin devrait chercher à écarter de nombreuses maladies connues pour entraîner des symptômes largement associés à la fibromyalgie (hypothyroïdie, anémie, polyarthrite rhumatoïde, troubles auto-immunes du tissu conjonctif, maladie de Lyme, rhumatismes dont la spondylarthrite ankylosante, sclérose en plaques, arthrite inflammatoire, polyneuropathie des petites fibres voire cancer). Il existe des tests de laboratoire qui permettent de confirmer ou d’écarter ces différents diagnostics. Un principe de base du diagnostic peut aussi consister à vérifier si la douleur provient d'un muscle ou d'une articulation.  

Des troubles fonctionnels et métaboliques plus subtils peuvent également entraîner différents états pathologiques et des troubles impliquant un dysfonctionnement de certains organes internes, du métabolisme, plutôt qu'une véritable pathologie fibromyalgique. Ces troubles fonctionnels peuvent aller de la simple déficience en certaines vitamines et minéraux (vitamine D, coenzyme Q10, carnitine, vitamines B et magnésium, ...), à des troubles fonctionnels de type troubles du métabolisme énergétique (dysfonctionnement mitochondrial), déséquilibres endocriniens (troubles thyroïdiens) etc…

Source: National Pain Report February 8, 2017 Fibromyalgia Misdiagnosis: What Else Could it Be and Does Diet Matter? et Fibromyalgia Expert Says Misdiagnosis is Rampant

Plus de 50 études sur la Fibromyalgie, la Douleur neuropathique 

 

Biblio:

Rheumatology 2003 Inaccuracy in the Diagnosis of Fibromyalgia Syndrome: Analysis of Referrals

Arthritis Care & Research May 2010 The American College of Rheumatology Preliminary Diagnostic Criteria for Fibromyalgia and Measurement of Symptom Severity

J Manipulative Physiol Ther. 2006 Differential diagnosis of fibromyalgia syndrome: proposal of a model and algorithm for patients presenting with the primary symptoms of widespread pain

Brain. 2015 Evidence for brain glial activation in chronic pain patients

Réagissez à cette actu sur Santé Blog

Cette actualité a été publiée le 23/02/2017 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 11:06

La fibromyalgie est une maladie assez contraignante, pouvant entraîner des problématiques liées à la vie de couple. Comment allier la fibromyalgie avec une vie de couple épanouie ? Venez découvrir trois conséquences de cette maladie sur la vie de couple.

 

Fibromyalgie et douleurs

 

Les douleurs diffuses provoquées par la maladie peuvent provoquer des tensions dans le couple. Les personnes atteintes de cette pathologie peuvent se sentir fragilisées et ressentir facilement de l'impatience ou de l'irritabilité, pouvant se répercuter sur leur partenaire. Si tout cela n'est pas exprimé calmement au sein du couple ou n'est pas compris, une dépression peut apparaître au fil du temps.

 

Fibromyalgie et repli sur soi

 

La fibromyalgie entraîne souvent de la fatigue et des douleurs importantes. Cela amène donc parfois la personne à se replier sur elle-même et à consacrer moins de temps à son partenaire. Une communication solide et régulière au sein du couple semble donc nécessaire afin que les deux partenaires puissent se comprendre et s'exprimer.

 

Fibromyalgie et sexualité

 

Les douleurs provoquées par la maladie peuvent nuire au désir sexuel et à la confiance en soi. De plus, la fibromyalgie peut entraîner une peur de l'intimité due à la nouvelle vision que la personne a de son corps. Voilà pourquoi il peut être intéressant de faire un travail sur soi afin de se réapproprier son corps, en étant accompagné par un sophrologue ou un relaxologue par exemple. Cependant, même si la maladie a des conséquences sur la vie de couple, elle peut aussi constituer un nouveau point de départ afin de développer des relations plus harmonieuses et épanouissantes, à condition que chacun des partenaires soit à l'écoute de l'autre.

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 17:20

Les cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement des personnes handicapées seront remplacées, en 2017,par une carte unique et sécurisée.

 

Les cartes d’invalidité font peau neuve. A partir du 1er janvier 2017, ces « cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement des personnes handicapées » seront remplacées par les premières cartes mobilité-inclusion. Le texte introduisant cette nouvelle disposition a été publié ce jour au Journal Officiel.

« Ce décret, qui répond à un engagement pris par le Président de la République lors de la Conférence Nationale du Handicap du 11 décembre 2014, s’inscrit dans le cadre de la loi pour une République numérique », précise le ministère de la Santé dans un communiqué.
 

Sécurisée, infalsifiable

Ainsi, la carte unique, sécurisée et infalsifiable, au format carte de crédit, remplacera progressivement les cartes en format papier actuellement délivrées aux personnes handicapées : les cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement. 

La carte mobilité-inclusion, qui maintient les droits attachés aux trois cartes auxquelles elle se substitue, permettra à ses porteurs de voir leurs droits plus facilement reconnus, précise le ministère.

« Concrètement, lorsqu’une personne détentrice de la carte de stationnement sera également détentrice d’une carte d’invalidité ou de priorité, deux cartes lui seront fournies : l’une pourra ainsi rester sur le pare-brise de la voiture, et l’autre pourra être emportée par son détenteur ».
 

Mettre fin aux fraudes

La fabrication de la nouvelle carte a été confiée à l’Imprimerie nationale, qui la dotera de toutes les sécurités actuelles. Elle sera fabriquée en 48 heures et expédiée directement au domicile des personnes, précise le texte législatif.

« Les personnes en situation de handicap attendaient depuis longtemps la modernisation de cette carte qui mettra fin aux fraudes diverses dont elles étaient victimes : fausses cartes, ou utilisation de la carte par un tiers. La création de cette carte est un acte fort de modernisation et de simplification qui facilitera le quotidien de millions de personnes », se réjouit le ministère.

« Cette nouvelle carte, plus simple et plus moderne, facilitera la vie quotidienne des personnes en situation de handicap. Elle est une des actions qui soulignent notre mobilisation pour les accompagner dans les meilleures conditions », a ainsi déclaré Marisol Touraine, citée dans le communiqué.

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 21:03

Des choses intéressantes dans cet article qui date de septembre 2016, qui pourtant retrace des points qui font penser à des résurgences d'études passées et qui sont sujettes à caution. Qu'en penser... ? Résumer la fibromyalgie à un "simple" désordre émotionnel semble simpliste, désuet, pour rester correct. Le néologisme d'hyposommeil semble là aussi une panacée miraculeuse servant à expliquer la fibromyalgie par ce dernier comme étant la cause logique à tous nos troubles. Bref, du contenu, des choses à méditer néanmoins, mais une explication qui ne peut convaincre.

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Introduction

Le FMS entité clinique complexe définie par les critères de classification américains ACR depuis 1990 et reconnue par la WHO en 1992 fait l’objet de controverses acharnées quant à son existence même. Le FMS vient de bénéficier en 2007 d’une nouvelle reconnaissance de la WHO dans la version révisée de la CIM-10.Il n’est plus considéré comme un rhumatisme non spécifique mais porte quatre appellations : Fibrositis – clin d’œil à Sir W Gowers – Fibromyalgia et Fibromyositis ou Myofibrositis.
Rhumatisme psychogénique, Affection du spectre des désordres affectifs de Pope et Hudson voire du syndrome de sensibilité centrale de MB Yunus, Rhumatisme des voies de transmission, intégration, modulation de la douleur nociceptive voire neuropathique, l’énigme reste entière.
Dans la grande confusion où se trouvent le corps médical concerné (Rhumatologues, généralistes, gynécologues et psychiatres) et les patients, tout s’éclaire si l’on rassemble les pièces du puzzle étiopathogénique: c’est le double secret de la Fibromyalgie que cet article vous propose de révéler.

FMS : un état douloureux particulier

1- Définition

Le syndrome de Fibromyalgie (FMS) peut être défini selon les critères de classification de l’Américan College of Rheumatology (ACR) de 1990 comme un état douloureux musculo-squelettique spontané diffus bilatéral évoluant depuis plus de 3 mois associé à la présence de minimum 11 points tendinomusculaires d’examen sur 18 sites répertoriés.

2- La surprenante fixité du tableau clinique

Ce qui est tout à fait remarquable, c’est la fixité et l’unicité du tableau clinique du FMS tant chez un même patient que d’un patient par rapport à un autre quelles que soient les contrées d’un pays industrialisé.
Au-delà des fluctuations d’intensité des périodes symptomatiques et des variations de la richesse du cortège des symptômes mineurs (« irritable éverything »), la présentation clinique reste similaire, la patiente consultant pour des « douleurs partout », de la fatigue intense et troubles de la sphère psychologique (concentration, attention, humeur…)
Les troubles du sommeil par contre sont rarement mis en avant par le malade et diversement appréciés par les médecins. L’examen en dehors des points douloureux aux sites répertoriés et des points négatifs reste remarquablement dissocié pauvre en l’absence de pathologie concomitante.

3- Les preuves du syndrome douloureux existent

Des preuves d’amplification de la perception des signaux douloureux à point de départ nociceptif existent lors d’épreuves de douleurs provoquées avec seuil douloureux abaissé lors d’enregistrements électrophysiologiques.
Le PET-Scan, la TEP et l’IRM fonctionnelle cérébrale objectivent des anomalies de gestion des douleurs nociceptives et neuropathiques tant aux modes de la transmission (phénomène de sensibilisation, système spinoréticulothalamique), d’intégration (gestion centrale par la matrice neuronale cérébrale ) que de leur modulation (substance grise périaqueducale, voies inhibitrices descendantes hypothalamomédullaires).

4- La cause du FMS est connue si l’on s’en tient à la stricte définition ACR 1990

Si l’on s’en tient à la stricte définition ACR 90 du FMS qui ne tient compte que de l’aspect douleur, la cause de la fibromyalgie est maintenant connue, il s’agit d’un syndrome douloureux par anomalie du traitement de la douleur selon RM Bennett. La majorité des auteurs dont F Wolfe (un de ses concepteurs) s’accordent à penser qu’il faut réviser ces critères de classification davantage que de définition, dont le but initial était de permettre des études épidémiologiques sur ce syndrome mal connu et non « fourre-tout ».
Anglo-saxons et Français reconnaissent qu’il faut intégrer les notions de fatigue intense et de sommeil non réparateur , insister sur le caractère diagnostic d’exclusion et ne pas occulter les critères dits mineurs « d’irritabilité de tout ».

FMS : pas seulement un état douloureux

1- La tétrade symptomatique

Plus que la classique triade rhumatologique : douleurs (diffuses et points douloureux), fatigue et troubles du sommeil, la présentation se fait sous forme de tétrade symptomatique avec troubles psychologiques patents associés à la triade.

2- La présentation selon le médecin sollicité

Selon une récente enquête auprès de rhumatologues, généralistes, gynécologues et psychiatres pour le compte de l’observatoire du mouvement, (cf. tableau) il apparaît que les troubles du sommeil sont rarement exprimés et recherchés hormis par les rhumatologues et que la perception des patients varie assez peu : la réalité douleur-fatigue est unanimement reconnue mais sans distinction nette avec les troubles psychologiques omniprésents cependant rarement psychiatriques.

3- Le cortège des autres symptômes

Une impressionnante liste de symptômes variés de la sphère fonctionnelle accompagne la tétrade symptomatique de l’intestin irritable (IBS) à la vessie irritable aux céphalées de tension, intolérance au froid à l’effort, au stress, etc.
Nul ne sait s’il faut confondre ces plaintes avec le FMS ou s’il s‘agit de co-morbidités sur un terrain prédisposant génétique ou environnemental voire psychiatrique.

FMS : un élément du ASD, CSS, SSF ?

1- Le Spectre des Désordres Affectifs des Drs Jr HG Pope et JI Hudson

Dès 1994 Jr HG Pope intègre le FMS dans une sphère de troubles affectifs, cette théorie réactualisée en 2004 par JI Hudson reconnaît comme tronc commun à ces pathologies psychiatriques et somatofonctionnelles trois assertions :

  • réponse favorable à trois classes différentes d’antidépresseurs : ADTC, IRS, IMAO
  • un patient peut présenter plusieurs pathologies du même spectre
  • plusieurs pathologies du spectre des désordres affectifs peuvent être présentes dans une même famille (co-agrégation)

Ce spectre des désordres affectifs regroupe dix pathologies psychiatriques :

  • Hyperactivité avec déficit attentionnel
  • Boulimie
  • Troubles dysthymiques
  • Anxiété généralisée
  • Dépression majeure
  • TOC
  • Trouble Panique
  • État de stress post-traumatique: ESPT
  • Troubles dysphoriques prémenstruels
  • Phobie sociale

Et quatre pathologies somatofonctionnelles :

  • FMS
  • IBS
  • Migraine
  • cataplexie

2- Les Syndromes Centraux de Sensibilité Dr MB Yunus

Plus récemment en 2007, MB Yunus propose de rassembler sous l’appellation syndromes centraux de sensibilité (Central Sensitivity Syndrome: CSS) un groupe de cinq pathologies psychosomatiques dont le point commun est une hypersensibilité d’origine centrale aux stimuli douloureux et non douloureux.
Il s’agit du FMS du SFC (syndrome de fatigue chronique) du côlon irritable (Irritable Bowel Syndrome : IBS), du syndrome de la vessie irritable (Irritable Bladder Syndrome) et des céphalées de tension (Headaches).

3- Le Syndrome Somatoforme Fonctionnel (SSF) du DMS-IV

Selon la classification américaine des troubles mentaux DSM-IV, le Syndrome Somatoforme (SSF) regroupe diverses pathologies de somatisation dont la fibromyalgie pourrait faire partie.
La somatisation est définie comme l’expression somatique (corporelle) d’une détresse psychosociale donnant lieu à une recherche accrue de demande de soins.
Il s’agit donc de la transformation d’un conflit psychique en affection somatique, donc corporelle.
Selon JP Boulenger, la plupart des gens qui en souffrent sont en quête d’une explication organique pour leurs troubles, ce qui les libèrerait de cette suspicion de maladie imaginaire de complaisance.
D’après P Cathebras, les médecins par crainte de laisser passer une maladie organique les « poussent » sur la pente potentiellement iatrogène et contribuent à renforcer les symptômes et la détresse.
Ceci semble corroboré par l’enquête épidémiologique du Dr MC Jasson : « A partir du diagnostic formulé de FMS, 54 % se disent aggravés de leurs symptômes, 27 % resteraient identiques dans leurs plaintes, 40 % se plaindraient de nouveaux symptômes ! » (phénomène de transfert ? rôle des forums Internet ? des groupes de paroles des associations ?)

FMS : liens avec l’état de stress post-traumatique (ESPT)

1- Syndrome de Stress Post-Traumatique

a- Définition SSPT : Selon la classification DSM-IV, il s’agit d’un ensemble de symptômes caractéristiques faisant suite à l’exposition à un facteur de stress traumatique extrême.
b- Les symptômes : Cauchemars et flashs back éveillés, état d’hypervigilance quasi permanent diurne et nocturne, émoussement de la réactivité, sursauts exagérés, baisse de la concentration et des capacités cognitives, évitement du souvenir traumatisant…

2- Liens entre FMS et SSPT

Des liens indéniables entre SSPT et FMS ont été établis par de nombreux auteurs.

En commun, on recense :

  • Sensibilité accrue à la douleur
  • Réduction des activités physiques
  • Troubles du sommeil
  • Symptômes anxieux et dépressifs
  • Troubles cognitifs, de la concentration
  • Hyper vigilance diurne (bruit, nociception) et nocturne
  • Efficacité des ADTC, IRS
  • Prévalence féminine (Sex ratio 2/1 vs 9/10)
  • Épuisement des capacités adaptatives à d’autres stresseurs Raphael GK 2004
  • Réponse physiologique au stress émoussée : hypocortisolisme et modification de l’axe hypothalamohypophysosurrénalien (HHS): Yehuda R 1990 2001, Crofford LJ 1994 et 1998, Adler GK 2005

Statistiquement, selon les auteurs, on peut retenir :

  • Greenfield S 1992, Turk DC 1996 : 24 à 47 % des patients attribuent le FMS à un accident de la voie publique (AVP)
  • Bennett RM 1993 : le FMS peut apparaître jusqu’à 18 mois après le traumatisme
  • uskila D 1997, Al-Allaf AW 2002 précisent qu’il s’agit le plus souvent de traumatismes rachidiens surtout cervicaux mais aussi lombaires
  • Amir M 1997 : 21 % de patients présentant un ESPT ont un FMS
  • Sherman JJ 2000 : 56 % des patients FMS ont un ESPT
  • Cohen H 2002 : 57 % des patients FMS ont un ESPT versus 8 % Témoins

FMS : un état de stress primordial ?

1- Le stress omniprésent comme facteur déclenchant et aggravant du FMS

Dans une enquête épidémiologique nationale 2001-2005 publiée en 2007, MC Jasson souligne le poids du stress comme facteur déclenchant de l’émergence du FMS ainsi que son rôle en tant que facteur aggravant.

  • Part du stress : circonstances d’apparition FMS
    * 46 % stress émotionnel
    * 23 % stress physique
    * 22 % des patientes ne savent pas clairement nommer l’origine : vaccin, Virus ?
  • Facteurs aggravants : 77 % stress, 66 % soucis, 58 % angoisse, 55 % bruit agitation

2- Les signes prémonitoires du FMS

  • D’après le même auteur MC Jasson, un certain nombre de symptômes d’irritabilité ou d’intolérances diverses précèdent de quelques années l’apparition d’un FMS
  • Pour les auteurs israëliens et américains H Cohen, D Buskila, PK Stein, RH Gracely, DJ Clauw intéressés par le syndrome de la guerre du golfe (GWS) dont 20 % des vétérans présentent un FMS, il serait possible de détecter par des défauts de capacités adaptatives aux stress des patients « préfibromyalgiques ». Du fait d’un épuisement de l’axe neuroendocrinien du stress HHS sous les sollicitations récurrentes et intenses, le sujet ne pourrait plus secréter de manière adaptée l’adrénaline ce qui se traduirait par des réponses rythmiques cardiaques et tensionnelles insuffisantes en situation de stress provoqué.
  • L’injustice d’enfance cause du FMS Dr P. Giniès : pour cet auteur, docteur en philosophie et anesthésiste, le secret du FMS résiderait dans l’émergence à l’âge adulte d’un état douloureux à l’occasion d’une injustice socioprofessionnelle ou familiale construit activement sur un sentiment de profonde injustice pendant l’enfance.
  • Les babies girls FMS Dr D Helhammer : pour D Hellhammer professeur en psychobiologie, une grossesse hautement stressante serait un facteur potentiellement prédictif de FMS. Un fort stress fœto-maternel prénatal serait en mesure d’altérer anatomiquement et fonctionnellement l’axe hypothalamo-hypophyso-médullosurrénalien ce qui perturberait les capacités adaptatives futures du futur fibromyalgique.
  • Le rôle facilitant de la corticothérapie pendant la grossesse SG Matthews : une imprégnation excessive de cortisone thérapeutique ou sous l’influence d’un stress chronique (corticosurrénale) serait susceptible de fragiliser le futur individu à naître et potentiellement faciliter la survenue d’un FMS, davantage encore à la seconde génération, selon SG Matthews – Nda : Etudes sur cobaye.

FMS : le syndrome d’épuisement et de vulnérabilité au stress (EVSS) Syndrome of Exhaustion and Vulnerability to the Stress

1- Séquence étiopathogénique : le double secret du FMS

A la lumière des données précédentes et après vérification systématique lors de consultations de patients fibromyalgiques, il apparaît que ce syndrome correspond à l’expression somatique de l’épuisement de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) générateur d’un syndrome d’hypo sommeil sur un terrain prédisposant de vulnérabilité au stress prénatal ou périnatal.

Cet épuisement se fait en trois temps :

  • Altération primaire de l’axe HHS in utéro et/ou enfance par un stress majeur (divorce, décès, enfant non désiré ou perçu comme tel, violences conjugales…)
  • Période d’épuisement progressif du SNA (stress socioprofessionnel ou familial, signes prémonitoires de Jasson).
  • Décompensation du FMS Adulte à l’occasion d’une altération secondaire majeure physique et/ou psychique de l’axe du stress.

Ainsi le FMS a pour cause directe le stress (1er secret) alors qu’à ce jour le stress n’était considéré en médecine qu’en tant que facteur révélateur ou aggravant de multiples pathologies y compris le FMS.

Le 2e secret de ce FMS est que ce syndrome émerge parce que le secret de famille n’en est pas un pour le futur patient fibromyalgique qui a connaissance complète de l’évènement primaire stressant partagé entre la mère et sa fille tout au long de l’enfance et l’adolescence.

La patiente ne parvient pas à trouver de solution à ce stress chronique épuise son axe HHS tout au long de la vie stressante de nos sociétés modernes et à l’occasion d’un 2ème stress majeur rappelant le premier (mari/père, décès, divorce, injustice, violence physique psychique ou sexuelle) décompense sous forme d’un FMS stade ultime d’un syndrome d’épuisement et vulnérabilité au stress (EVSS). En quelque sorte, on naîtrait pré fibromyalgique et dans une société stressante l’épuisement de l’axe du stress altéré pendant la programmation in utéro faciliterait l’apparition d’un FMS à l’occasion d’autres stresseurs majeurs. Le FMS est une forme de « burn out » de stress.

Ainsi l’unicité et la fixité du tableau clinique en tant que tronc commun clinique d’une rupture de tolérance au stress et de sommeil fractionné prennent tous leurs sens.

Avec H Moldofsky, M Rizzi et JG Mac Farlane, nous pensons que les douleurs diffuses et l’état de fatigue sont les conséquences d’un syndrome d’hypo sommeil.
Le sommeil est typiquement le reflet d’une nuit de « stressé sur le qui-vive » avec des intrusions d’ondes d’éveils alpha dans le sommeil lent profond delta réparateur.
Les anomalies alpha du sommeil du FMS témoignent d’un état d’hyper vigilance nocturne sources de troubles d’éveils diurnes rassemblés sous le vocable anglo-saxon de « fibrofog ».

De même, le cortège de signes dits mineurs « d’irritabilité de tout » n’est que l’expression viscérale et psychologique d’un état de stress chronique pathologique non géré.

Au terme de cette présentation étiopathogénique, les trois bonnes questions à poser (dans l’ordre) avec acuité à tout patient fibromyalgique Homme Femme Enfant lors de la primo-consultation sont :

  • Quel stress majeur avez-vous vécu à l’émergence des symptômes de la Fibromyalgie ?
  • Quelle(s) injustice(s) avez-vous subi pendant votre enfance?
  • Quel stress majeur a subi votre maman pendant sa grossesse ?

2- Des incertitudes persistent

a- Pourquoi les femmes sont-elles plus sujettes que les hommes au FMS ?

Rôle possible ou probable :

  • Des hormones sexuelles,
  • Du polymorphisme génétique des neurotransmetteurs sérotoninergiques, dopaminergiques et noradrénergiques,
  • Du nombre de récepteurs nociceptifs,
  • Des neurostéroides,
  • Des récepteurs béta noradrénergiques du système limbique impliqués dans l’attention accordée à un agent stresseur et la mémorisation des évènements stressants ?

b- Pourquoi dans des conditions analogues, un individu va évoluer vers le FMS et pas un autre ?

Rôle du tempérament, de l’hyperactivité, de la personnalité empathique ou narcissique ? On a établi que deux variables de la personnalité, l’estime de soi et le locus de contrôle, influent de manière systématique sur la perception du stress. Des études récentes de neuro-imagerie humaine apportent une contribution au domaine en permettant des investigations structurelles et fonctionnelles du cerveau humain vivant et de ses interactions avec la régulation de la réponse au stress. Il ressort de ces études que l’hippocampe serait systématiquement lié tant aux différences individuelles dans la capacité de réponse au stress qu’à la réponse au stress elle-même.

3- Proposition de marqueurs biocliniques et somnographiques

De plus amples études seront utiles pour confirmer les données de la littérature médicale qui attestent d’un déficit de l’axe HHS avec hypocortisolurie et de la baisse des capacités adaptatives au stress (NorAdrénaline) en situation provoquée sous surveillance médicale.

Nous proposons comme éléments objectifs du syndrome d’épuisement de l’axe du stress :

a- Marqueurs biologiques :

  • Corticosurrénales: hypocortisolisme sérique et urinaire
  • Médullosurrénales: déficience en adrénaline et NorAdrénaline

b- Marqueurs cliniques :

  • HRV : heart rate variability: insuffisance de variation du rythme cardiaque chez le patient FMS lors de tests d’intolérance au stress (mécano, baro et thermostress)

c-Polysomnographie :

Les activités alpha delta et K-delta sont responsables d’une déstructuration macro et micro architecturale du sommeil (respectant la latence d’endormissement) et traduisent un état d’hyper vigilance nocturne par altération du stade 4 SLP.

4- Une prise en charge thérapeutique en 6 axes

Une prise en charge thérapeutique pharmacologique (2 axes) et non pharmacologiques (4 axes) est souhaitable :

  • L’art de la Maïeutique : Il s’agit bien de la version socratique de l’art d’accoucher le Secret de Famille Partagé (SFP).
    En réalité, le patient très rapidement se dévoile et raconte « son » histoire et sa souffrance. C’est le premier acte thérapeutique car comme le souligne très justement le Dr P Giniès, le FMS est un état de douleur activement construit.
  • Projet de changement de vie : Là encore, le patient a souvent déjà « sa » solution mais n’a pu l’appliquer ce qui le pérennise dans sa souffrance.

Bien évidemment le médecin ne peut faire de choix pour son patient mais peut l’aider à s’investir dans un projet positif latent.

  • Soutien psychologique : dans les formes chroniques anciennes, les plus fréquentes, une prise en charge par thérapies cognitives comportementales (TCC), sophrologie relaxation, entretiens psychologiques, techniques de «coping» (faire face)… apparaît indispensable du moins hautement souhaitable afin de remplir les deux objectifs précédents.
  • Reconditionnement physique : un ré-entrainement physique ou « coaching » est toujours utile pour des patientes largement déconditionnées physiquement.
  • Restaurer l’axe HHS : loin de masquer seulement les symptômes du stress, il faut renforcer l’axe HHS et ne pas hésiter à utiliser des normalisateurs ou régulateurs doux de l’humeur : magnésium, sélénium, lithium oligoélément, Oméga 3, valériane, dopaminergiques.
  • Restaurer un sommeil de qualité : Il est capital de retrouver un sommeil réparateur, régénérant et non fragmenté. Les sérotoninergiques sont précieux mais également : passiflore, valériane, aubépine, chiendent.

5- Structurer la consultation d’un patient fibromyalgique

La consultation peut être structurée simplement avec :

  • Les « trois bonnes questions » à poser dans l’ordre.
  • Un examen clinique général et à la recherche des points de Yunus.
  • Un bilan biologique de diagnostic d’élimination voire radiologique selon les données de l’anamnèse et de l’examen.
  • La recherche de marqueurs biologiques simples d’épuisement de l’axe du stress peut être utile (cortisolurie) (cortisolémie basale).

La prise en charge pharmacologique et non pharmacologique en 6 axes est facile à mettre en pratique. Un suivi est indispensable aidé de scores de qualité de vie (FIQ ou version francophone : QIF) et de sommeil (ISI) dans l’attente d’un index composite répondant pleinement aux recommandations de l’Omeract.

Conclusion

Le FMS n’est que l’expression finale commune d’un syndrome d’épuisement et de vulnérabilité au stress (EVSS) avec syndrome d’hyposommeil. Ce nouveau regard sur le syndrome de fibromyalgie permet de proposer une prise en charge simple et structurée applicable en médecine de ville. La recherche aura bénéfice à s’orienter vers des techniques de gestion du stress ou des médications normalisatrices de l’axe HHS (par exemple : béta-bloquant sélectif encéphalique). Ainsi, il est possible de réconcilier l’aspect physique et psychologique du FMS et par là même médecins et patients qui sont fait « de chair et d’âme ou de corps et d’esprit » comme le souligne Boris Cyrulnik dans son dernier ouvrage sur la plasticité neuronale.

Dr Jean-François MARC
Rhumatologue

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 14:09

Voilà qui est intéressant et qui m'interpelle sérieusement, car en 21 ans de fibromyalgie, j'ai effectivement constaté une perte d'audition, variable, mais parfois très gênante.

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Une moins bonne ouïe

Une étude norvégienne, réalisée sur plus de 40 000 personnes atteintes de fibromyalgie ou de troubles musculo-squelettiques, montre un lien entre ces troubles et la perte d'audition.

Ainsi, globalement les personnes souffrant de fibromyalgie ou de troubles musculo-squelettiques ont 4,5 % de risques supplémentaires de souffrir de déficience auditive par rapport aux personnes exemptes de ces symptômes.

Plus en détails, lorsque la douleur est généralisée, le risque de souffrir d'une déficience auditive s'accroît d'un peu plus de 3 %. Lorsque les douleurs musculo-squelettiques sont locales, le risque s'abaisse : il n'est plus que de 1,8 %.

Les chercheurs expliquent cette déficience par le fait que la fibromyalgie entraîne une modification générale de la sensibilité aux stimulis sensoriels.

Alors, si vous souffrez de fibromyalgie, faites surveiller régulièrement votre audition auprès d'un ORL.

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 13:23
Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 - 12 novembre 2016
Voici une portion de ce texte dans lequel la fibromyalgie est mentionnée :
Article 48 bis (nouveau) - Expérimentation du financement, par le fonds d'intervention régional (Fir), des parcours de soins et de la prise en charge des personnes souffrant de douleurs chroniques

Objet : Cet article, inséré par l'Assemblée nationale, autorise, à titre expérimental, le financement par le fonds d'intervention régional de la prise en charge des douleurs chroniques dans le cadre de parcours de soins prévus à cet effet.

I - Le dispositif proposé

Le présent article a été inséré par l'Assemblée nationale à l'initiative de notre collègue députée Sylviane Bulteau et des membres du groupe socialiste, écologiste et républicain.

Il comporte trois paragraphes.

Le paragraphe I autorise l'État à expérimenter le financement par le fonds d'intervention régional (FIR) « des parcours de soins et de la prise en charge des personnes souffrant de douleurs chroniques dans le cadre de projets pilotes ».

Prévu à l'article L. 1435-8 du code de la santé publique, le fonds d'intervention régional (FIR), dont la gestion est assurée par les agences régionales de santé (ARS), a pour objet de financer des « actions, des expérimentations et, le cas échéant, des structures concourant » notamment à « l'organisation et à la promotion de parcours de santé coordonnés ainsi qu'à la qualité et à la sécurité de l'offre sanitaire et médico-sociale». Il est doté d'environ 3,3 milliards d'euros pour l'exercice 2016. Le montant total des crédits délégués à chaque (ARS) au titre du FIR est fixé chaque année par un arrêté.

L'expérimentation prévue au présent article a une durée maximale de trois ans.

Le paragraphe II renvoie à un décret en Conseil d'Etat la définition des modalités de mise en oeuvre de ces expérimentations. Ce décret doit notamment préciser les caractéristiques de l'appel à projets national lancé pour la mise en oeuvre de l'expérimentation. Il précise par ailleurs les conditions dans lesquelles l'expérimentation sera évaluée avant son éventuelle généralisation.

Il est précisé qu'un référentiel établi par la Haute Autorité de santé (HAS) servira d'appui à la définition du parcours de soin.

Les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale arrêtent :

- le cahier des charges définissant le contenu de chaque projet ;

- la liste des établissements de santé retenus pour participer à l'expérimentation au vu des résultats de l'appel à projets national et après avis des ARS concernées.

Le paragraphe III prévoit l'élaboration par le Gouvernement d'un rapport d'évaluation au terme de l'expérimentation. Ce rapport est transmis au Parlement.

II - La position de la commission

Le dispositif expérimental prévu au présent article s'inscrit dans le prolongement des récents travaux de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la fibromyalgie162(*)>, laquelle n'est pas encore reconnue comme maladie à part entière par les autorités sanitaires françaises dans la mesure où elle se traduit par des symptômes douloureux diffus, parfois subjectifs, qui rendent le diagnostic difficile.

Les propositions 13 et 14 du rapport de la commission d'enquête invitent en effet à la mise en place :

- « <d'un parcours de soins et de prise en charge de la douleur, notamment pour les patients atteints de fibromyalgie, sur la base d'un référentiel de bonnes pratiques élaboré par la Haute Autorité de santé (HAS)> » ;

- et d'« un forfait de coordination dans le cadre des parcours de soins. »

<Votre commission partage le constat selon lequel les personnes souffrant de fibromyalgie> doivent pouvoir bénéficier d'une meilleure reconnaissance et d'une orientation plus adaptée au sein de notre système de santé. La possibilité d'expérimentation ouverte au présent article répond à cet objectif dès lors qu'elle vise à renforcer la coordination entre médecins traitants et médecins spécialistes, notamment en rhumatologie, et entre médecine de ville et médecine hospitalière, y compris les professionnels de santé exerçant dans les centres de lutte contre la douleur.

A l'initiative du rapporteur général, votre commission a adopté l'amendement n° 112 dont l'objet est rédactionnel.

Votre commission vous demande d'adopter cet article ainsi modifié.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 08:25

Un article qui fait suite à la forte implication de mon ami Bruno Delferrière au travers de son association fibromyalgies.fr dans la reconnaissance de la fibromyalgie.

Bien entendu ce n'est qu'un pas, mais quel pas quand on pense qu'il y a encore dix ans la fibromyalgie était une maladie honteuse. Nous étions les intouchables de la République. Dorénavant on ne peut plus dire cela.

Et ce rapport préconise enfin de considérer la fibromyalgie comme une maladie à part entière ouvrant droit à ALD (affection longue durée) !

Aujourd'hui nous pouvons relever la tête car officiellement on s'occupe de notre cas. Ce n'est qu'une étape, mais il y en aura bien d'autres qui vont se succéder petit à petit.

Alors que d'autres associations,  au lieu de soutenir et d'encourager un tel effort, mettent leur véto et le font savoir par rapport à cette initiative, réaction illogique et irresponsable, il n'en demeure pas moins urgent et prioritaire que de telles actions trouvent un écho au sein du gouvernement, comme c'est le cas avec cette commission d'enquête, ce qui sensibilisera immanquablement l'opinion publique.

Affaire à suivre afin de voir si la démarche ira plus loin ou si l'effort sera stoppé brutalement dans son élan. N'oublions pas que le ministère de la santé, et par extension le gouvernement, sont dans une logique d'économie des dépenses en matière de santé. Mais croyons néanmoins en l'avenir, si ce n'est pour nous, au moins pour nos enfants !

 

 


Extraordinaire!

La volonté forte des membres de la commission d’enquête concernant la fibromyalgie d’agir est appréciable et découle directement de leurs travaux.

Trois proposition  en annexe au projet de loi de financement de la sécurité sociale sont déjà déposés par ses membres pour rendre la vie des personnes atteintes de cette maladie moins complexe.

Ce sont des projets censés et logiques, qui démontrent s’il en était besoin la qualité du travail de cette commission et de ses membres.

Parcours de soins, panier de soins, parcours de coordination et forfait de coordination pour le médecin traitant sont ces propositions.

Une importante partie de nos demandes pourraient ainsi être entendues grâce à ces députés. Car ces articles devraient être logiquement débattus en assemblée ou au moins à la commission des affaires sociales de celle ci.

Bon, n’allons pas trop vite. Mais ce 19 octobre, il serait bon après la mise en ligne de ce rapport que tous et toutes vous puissiez envoyer vos remerciements aux membres de cette commission.

 

Les propositions de loi :

 

https://www.nosdeputes.fr/recherche/%22fibromyalgie%22?sort=1

 

Pour rappel l’examen du rapport et le vote :

 

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-cefibromyalgie/16-17/c1617010.asp

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:30

Des chercheurs espagnols ont observé une diminution de l’épaisseur de la rétine chez les patients fibromyalgiques. Ce serait le premier test biologique précis pour dépister cette pathologie neurologique complexe.

"NEUROLOGIE. Diagnostiquer la fibromyalgie, cette maladie caractérisée par un état douloureux musculaire chronique, en utilisant un examen réservé jusqu’alors aux… ophtalmologistes. Voici une toute nouvelle approche exposée dans une étude espagnole publiée dans la revue Plos One. Face à cette pathologie neurologique complexe aux symptômes variés, aucun test biologique précis n’est en effet aujourd’hui disponible.

L’équipe de l’hôpital universitaire Miguel Servet de Saragosse s’est intéressée à la taille des fibres du nerf optique, en partant de la caractéristique de cette maladie qui touche aussi les petites fibres de l’organisme. Les chercheurs ont ainsi voulu établir si cette zone était concernée. Deux groupes d’une centaine de personnes chacun ont été constitués, l’un constitués de patients souffrant de fibromyalgie, l’autre de sujets témoins. Tous deux ont subi une échotomographie de la rétine par cohérence optique (Optical Coherence Tomography – OCT). Cette technique non invasive, rapide et peu coûteuse est utilisée en routine par les ophtalmologistes face au glaucome ou à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) : elle permet en effet d’en savoir plus sur l’état de la rétine et constitue une fenêtre ouverte sur le système nerveux central par l’étude du nerf optique.

Et c’est justement à ce niveau que les scientifiques ont observé une diminution significative de l’épaisseur de la rétine chez les patients fibromyalgiques, et ce même chez ceux atteints de forme légère. Ils proposent en conclusion de leur étude que les ophtalmologues s’allient désormais aux rhumatologues pour le diagnostic de cette affection. Et appellent à d’autres travaux pour préciser l’intérêt de l’OCT, tant comme outil diagnostique que pour évaluer la progression de la maladie."

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/ophtalmo/diagnostiquer-la-fibromyalgie-grace-a-un-examen-ophtalmologique_105308

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 08:07

Parce que l'humour est primordial, vital, dans le handicap, cette publicité percutante en est bourrée et permet de montrer que le handicap ne réduit ni la volonté de travailler, ni la possibilité de le faire de manière adaptée...

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 07:44

Un beau témoignage honnête, sincère et qui rassure.

Combien de fois, en tant que fibromyalgique, ne se dit-on pas que nous ne sommes pas normaux de ressentir tel ou tel symptôme, que le cumul de ces derniers est étrange et ne peut pas être réel au final tellement cela semble "trop" ? Pour ma part, très souvent, même après deux décennies avec miss fibro et après avoir rédigé un livre sur le sujet ! C'est dire !!!

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 15:05

Une très bonne nouvelle pour les malades atteints par cette maladie, et qui est très souvent confondue avec la fibromyalgie.

Maladie de Lyme, une pathologie dite émergente, comme le rapporte l'article. Rappelons quand-même à ce titre que l'on parle de la fibromyalgie depuis le début du 19ème siècle... pas une maladie émergente à proprement parler, une maladie connue mais ignorée depuis plus de deux siècles.

"Ce plan vise à éviter le sentiment d'abandon et l'errance thérapeutique auxquels sont confrontés des malades de Lyme", a expliqué la ministre de la Santé Marisol Touraine" dans l'article rapporté sur le site d'Orange.fr.

Un point "amusant" car les fibromyalgiques sont dans la même situation, mais sans solution ni une réelle prise en charge...

A suivre...

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 14:21

2 à 6 % des Français souffrent de fibromyalgie. Afin de mieux la diagnostiquer et mieux la traiter, des scientifiques américains développent un test génétique.

Des scientifiques de Proove Biosciences, une biotech californienne spécialisée dans la médecine de la douleur, viennent de mettre au point un test de diagnostic génétique de la fibromyalgie.

Un test qui analyse 11 gènes

Ce test ADN fait à partir d'un frottis buccal analyse 11 gènes impliqués dans la fibromyalgie. Il permettra de savoir les prédispositions génétiques des patients à développer une fibromyalgie, et il proposera un traitement personnalisé car les personnes souffrant de fibromyalgie sont particulièrement sensibles aux médicaments, notamment à leurs effets secondaires.

Ce test pourrait permettre aux personnes souffrant de fibromyalgie de ne pas errer pendant des années avant que le diagnostic de fibromyalgie soit posé. Pour l'instant, il n'est disponible qu'aux Etats-Unis, à un prix qui, malheureusement, en fait un outil diagnostic réservé qu'à très peu de personnes : il coûte 799 dollars !

Espérons qu'un test identique sera également développé en France, mais à un prix abordable.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 09:02

"Des chercheurs de l’Université de Manchester ont découvert des anomalies cérébrales qui pourraient être derrière la douleur chronique subie par les patients souffrant d’arthrose.
L’étude, financée par Arthritis Research UK, suggère le besoin de nouvelles thérapies pour cibler les mécanismes du cerveau pour aider l’esprit à faire face plus efficacement avec la douleur chronique.
Jusqu’à 30% de la population pourrait être affectée par la douleur chronique à un moment donné, avec l’arthrite conduisant à des plaintes les plus fréquentes de douleur. Comme la douleur se propage à d’autres régions, les patients peuvent devenir plus handicapés et de la difficulté à faire face en tant que condition perturbe le sommeil et d’autres routines quotidiennes normales."

(suite de l'article dans le lien)

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 12:59

Un article très intéressant à lire et qui va dans la continuité de certaines études (partagées ici dans des articles précédents) de ces dernières années.

 

Même si les gouvernements délaissent, ou font semblant de tendre un doigt à défaut d'une main, les études se poursuivent et vont forcément amener quelque chose à terme.

 

Seul contrainte : quel sera justement ce terme ? Quand ?

 

Pour rappel de ce que sont les neuropathies des petites fibres, cet article à lire directement sur lefigaro.fr l'explique fort bien : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/01/04/24459-mysterieuses-atteintes-petites-fibres-nerveuses

 

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"C’est une nouvelle preuve du traitement anormal, dans la fibromyalgie, des signaux transmis par les petites fibres nerveuses, ici tactiles et de la peau, qui vient d’être apportée, par cette étude américaine. Mais également d’un dysfonctionnement « central » opioïde déréglé chez les patients atteints de fibromyalgie. Ces données, présentées dans la revue eNeuro de la Society for Neuroscience montrent que les personnes atteintes de fibromyalgie ont une perception du toucher émoussée par rapport aux personnes en bonne santé.

La fibromyalgie, dont la prévalence se dessine avec la compréhension et la définition progressive de ses multiples symptômes est une une maladie multimodale, et systémique touchant à la fois le système nerveux central et les « petites fibres nerveuses ». Caractérisée par des douleurs diffuses, ce syndrome musculo-squelettique chronique affecte environ 2% à 5% de la population. Ce syndrome douloureux est associé à une fatigue devenue chronique, des troubles du sommeil, des colopathies, des céphalées, etc … ce qui en fait une pathologie complexe et souvent invalidante. La maladie touche majoritairement les femmes, avec un sexe-ratio de 9:1. De précédentes études ont déjà suggéré, en plus de la sensibilité à la douleur, une tolérance réduite aux stimuli sensoriels et une hypersensibilité aux événements non-douloureux. Enfin, de précédentes études ont suggéré que les patients atteints de fibromyalgie ont moins de récepteurs opioïdes fonctionnels dans le cerveau, des récepteurs, impliqués dans la signalisation de la douleur mais aussi de la récompense à des comportements naturels.

Les chercheurs du National Center for Complementary and Integrative Health (Maryland,) ont examiné la perception du toucher chez 24 sujets atteints de fibromyalgie vs 28 témoins en bonne santé. L’expérience du toucher a été reproduite par un « brossage » lent ou rapide de l'avant-bras du participant qui devait évaluer à la fois le plaisir et l'intensité de la sensation perçue. L’expérience montre que :

  • si les témoins, évaluent un brossage lent comme plus agréable et perçoivent bien son intensité comme modérée,
  • en revanche, les participants atteints de fibromyalgie évaluent de la même manière les mouvements lents et rapides, à la fois en termes de plaisir et d’intensité.

Lorsque les participants reçoivent de la naloxone, un antagoniste des récepteurs opioïdes,

  • les participants en bonne santé ont tendance à percevoir un mouvement lent ou rapide comme légèrement plus agréable,
  • les patients atteints de fibromyalgie ne signalent aucun changement dans le plaisir perçu mais leur perception devient moins intense que les patients recevant le placebo.

 

Quelle explication : chez témoins sains, bloquer les récepteurs opioïdes rend la sensation de toucher plus agréable. Chez les sujets sains, le cerveau compenserait naturellement la perte et la quête de plaisir. Chez les personnes atteintes de fibromyalgie, le traitement tactile est anormal et la signalisation opioïde modifiée.

L’étude confirme le rôle des récepteurs opioïdes endogènes dans la perception du toucher et apporte une preuve supplémentaire d’un fonctionnement opioïde déréglé chez les patients souffrant de douleur chronique. Ce dysfonctionnement modifie l'activation des fibres nerveuses tactiles de type C qui émousse chez ces patients, la sensation du toucher. Cette modification du toucher confirme également la fibromyalgie comme une neuropathie des petites fibres nerveuses.

Source: eNeuro 2 April, 2016 DOI: 10.1523/ENEURO.0138-15.2016 Touch perception altered by chronic pain and by opioid blockade

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 10:41

Le site Talenteo.fr propose un article intéressant qui pourra aider celles et ceux qui ont un handicap invisible, et la fibromyalgie en est un avec son cortège de douleurs terribles et de problèmes concomittants, à mieux appréhender et communiquer sur ce sujet encore terriblement tabou et mal perçu.

 

Et pourtant, comme le mentionne cet article, 85% des handicaps sont invisibles !!!

 

Quelques petits rappels à prendre en compte avec ces quatre points à se remettre à l'esprit :

 

1- Renseignez-vous sur la politique handicap de votre entreprise

2- Mettez en avant vos compétences comme vos besoins

3- Ne soyez pas avare en rappels, tout en conservant une certaine pédagogie

4- Informez-vous sur les aménagements et alternatives

 

N'oublions pas que ce n'est pas parce qu'un handicap est invisible qu'il n'existe pas ; il faut surmonter la peur qui nous empêche de faire valoir nos droits et aller de l'avant ; profitons du contexte socio politique qui veut ouvrir le dialogue sur le handicap et l'intégration des personnes en situation de handicap en mettant en avant des solutions innovantes comme le télétravail quand il est possible de travailler ; si on ne le fait pas individuellement, personne ne le fera à notre place.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 15:34

Je reste très dubitatif sur les trois possibilités qui peuvent faire surgir une fibromyalgie, car n'oublions pas qu'elle peut survenir sans aucun évènement particulier, ou même un évènement totalement positif et joyeux !

 

Quant à cette méthode de soin, à voir avec le temps et la multiplicité des essais, si les résultats restent aussi durables. Car au-delà de l'effet placebo parfois chez certaines patients, et au-delà de l'effet temporaire de certaines médications, il faut voir à long terme...

 

Un article à lire avec circonspection toutefois, mais il est bon et encourageant de voir que cette pathologie dévastatrice fait l'objet de recherches multiples à travers le monde.

 

Donc à force de recherches, et à défaut d'une reconnaissance officielle et d'une véritable prise en charge en France, cela permet de rester positif quant au futur des malades et ainsi espérer une issue réelle...

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 15:34

Les patients fibromyalgiques sont en général - et malheureusement - surmédicamentés, ce qui a tendance à provoquer de plus en plus d'intolérances aux médicaments et d'interactions médicamenteuses délicates...

 

L'hypnose peut se révéler une solution idéale.

 

Voici un article, que vous pouvez retrouver dans son intégralité en suivant le lien un peu plus bas.

 

 

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Un peu d’histoire…

 

4000 ans avant JC, les Egyptiens utilisaient déjà l’hypnose ! Au 19ème siècle, elle était un outil, fort utilisé par les dentistes jusqu’aux alentours de 1832. Lorsqu’elle fut remplacée par une technique qui semblait plus simple : un coton imbibé de chloroforme sur le nez des Patients et boum… les voilà dans les vapes le temps du soin. Revenue à la mode avec le courant des médecines douces et naturelles, elle retrouve sa place au sein de toutes les équipes médicales depuis quelques décennies. 

 

Qu’est-ce que l’Hypnose Médicale ?

 

 

C’est un mode de fonctionnement naturel du cerveau dans lequel la personne est capable de faire des choses qu’elle ne peut pas faire dans le mode de fonctionnement « habituel » du cerveau que l’on appelle la conscience critique. Vous connaissez et utilisez toutes et tous ce mode de fonctionnement hypnotique mais sans le savoir…

 

Laissez-nous vous donner quelques exemples

 

    Vous faites un trajet en voiture que vous connaissez bien et pendant ce temps-là vous faites la liste de toutes les choses à réaliser aujourd’hui… vous arrivez à votre destination et n’avez pas l’impression d’être passé par tel ou tel endroit ou encore que le trajet vous a semblé particulièrement rapide aujourd’hui…

    Vous prenez votre douche tout en réfléchissant et vous vous lavez les cheveux une deuxième fois car vous êtes incapable de savoir si vous l’aviez déjà fait ou pas…

En classe, l’enfant rêveur, dans la lune, est lui aussi, dissocié de la réalité et incapable de répondre à la question du professeur qu’il n’a pas entendue et pourtant il n’avait pas bouché ses oreilles… Mais encore un bon mal de crâne vous emprisonne… vous vous posez devant la télé et, pendant le temps du film particulièrement captivant, vous « oubliez ce mal de crâne » qui revient de plus belle quand arrive le générique de fin.

Des situations anodines de la vie qui montrent combien l’hypnose fait partie de notre fonctionnement quotidien… C’est aussi ce qui explique que tout le monde peut utiliser l’hypnose médicale ! Il suffit de savoir comment faire pour mobiliser ses ressources internes et apprendre à les utiliser… C’est là tout le travail du Praticien ! Il ne fait pas l’hypnose ! Il aide ses Patients à trouver l’état hypnotique ! Tout comme l’entraîneur va préparer son joueur ou son équipe mais ne fait pas le match à sa place… Le Praticien n’a aucun « pouvoir » si ce n’est de mobiliser les ressources et les apprentissages de ses Patients… Il n’est donc pas question de prendre le contrôle de l’esprit de la personne en hypnose ni même de lui faire faire quelque chose qu’elle ne voudrait pas faire ! ( ce que l’hypnose de music-hall tente de faire croire… mais là, nous sommes dans le domaine du spectacle, de l’illusion…).

Dans le cadre de la gestion de la douleur, le soignant met toutes les conditions pour que la personne trouve cet état par ellemême et qu’elle ait un rôle d’acteur dans le processus de gestion de la douleur !

 

Que peut-on faire avec de l’Hypnose ?

 

L’hypnoanalgésie (anesthésie d’une partie du corps grâce à l’hypnose et sans chimie) permet de faire tous les soins classiques réalisés au cabinet dentaire : Soins, extractions, endos, pose d’implants et même sinus lift ! Ce qui est très intéressant pour les Patients allergiques aux anesthésiants qui sont rares mais qui trouvent là une solution à leurs problèmes (voir cas clinique n° 2).

La plupart du temps l’hypnose va être associée aux techniques d’anesthésies classiques et va décupler les effets d’une anesthésie chimique ou du gaz (méopa). Elle sera aussi utilisée pour réduire les effets et problèmes post-opératoires et améliorer la cicatrisation lors de chirurgies… Elle sera d’une efficacité redoutable également sur les douleurs chroniques !

Voyons tout cela à travers quelques cas cliniques. Nous ne détaillerons pas les techniques hypnotiques utilisées car ce n’est pas le propos de cet article.

 

Cas clinique n° 1 : anesthésie dentaire inefficace.

 

Véronique, 44 ans, référée par sa dentiste après trois tentatives de traitement endodontique de la 47 sans succès. Il y a toujours des douleurs malgré plusieurs injections ! En quelques minutes, nous emmenons Véronique dans un voyage qu’elle a réalisé l’été dernier. Pendant qu’elle revit ce moment particulier, nous réalisons l’anesthésie, retirons le pansement et finalement, constatons une fracture de la dent qui est donc extraite sans la moindre sensation douloureuse dans la séance. La patiente, un peu triste de la perte de sa dent est ravie du déroulement de cette intervention et a repris confiance pour la suite des soins qu’elle va réaliser chez sa dentiste. En bonus, à la fin de la séance quelques suggestions post-hypnotiques pour favoriser une excellente cicatrisation pour la pose d’un implant par la suite… Nous avons rappelé la Patiente quelques jours après l’intervention et la patiente nous a dit qu’elle n’avait même pas dû reprendre d’anti douleur (ce qui est souvent le cas grâce aux suggestions post-hypnotiques).

 

Cas clinique n° 2 : patiente allergique (vérifié !) aux anesthésiants locaux.

 

France, 28 ans, a un pansement sur la 16 depuis un an et demi. Son dentiste qui d’habitude faisait (avec beaucoup de stress pour lui) les soins sans anesthésie, voyant qu’il est dans la pulpe lui dit qu’il ne peut pas réaliser ce soin comme cela. Nous réalisons un traitement endodontique en analgésie hypnotique pure et lui apprenons l’autohypnose pour qu’à l’avenir, elle puisse l’utiliser à chaque fois qu’elle en aura besoin. À l’ouverture de la dent, nous avons constaté qu’un canal était nécrosé mais tous les autres étaient encore vivants. Nous avons pris 6 minutes pour obtenir une analgésie efficace et que le traitement commence… La patiente n’a ressenti aucune douleur ! Il lui restait quelques petits soins à faire et elle a pu expérimenter ces soins en auto hypnose chez son dentiste. Plus aucune sensation douloureuse.

 

Cas clinique n° 3 : patiente en douleur aiguë.

 

Mon associé le Dr Claude Parodi reçoit une patiente en urgence qui a une douleur aiguë très importante que les antalgiques n’arrivent pas à calmer : lésion péri-apicale sur dent dévitalisée, couronnée avec tenons radiculaires. Disposant de 10 minutes tout au plus, il ne peut évidemment pas envisager la reprise du traitement dans la séance. Il choisit donc de faire une séance d’hypnose pour gérer cette douleur. Au départ, la douleur est de 10 sur une échelle de 0 à 10. Après l’hypnose, la douleur passe à 2 en moins de 5 minutes. La patiente juge ce niveau de douleur confortable et a pu attendre le rendez-vous suivant sans que la douleur réapparaisse.

 

Cas clinique n° 4 : patient atteint de fibromyalgie et anesthésie inefficace.

 

Pierre, 64 ans, adressé par un confrère car celui-ci n’arrive pas à endormir la 46 qui est à soigner. A l’anamnèse, le patient explique qu’il souffre de fibromyalgie depuis plus de 20 ans, que tout a été testé pour lui et que seuls les deux patchs de morphine qu’il porte le soulagent un peu. Il pense qu’il n’est plus « réceptif » aux anesthésiants suite à sa grande prise d’antalgique. En accord avec l’équipe qui l’encadre, nous décidons de faire de l’hypnose afin de voir si l’on peut également améliorer son quotidien en lui apprenant l’auto hypnose pour gérer ses douleurs chroniques. En 3 séances, nous avons fait le soin dentaire et amélioré son confort de vie au quotidien par une diminution des douleurs chroniques d’environ 80 %. En dentisterie, nous ne serons pas amené à traiter des douleurs chroniques cependant dans ce cas particulier, tout avait été tenté et il n’y avait pas de prise en charge par hypnose dans sa région c’est pourquoi nous avons décidé d’y travailler ensemble.

 

Cas clinique n° 5 : enfant qui tombe et action sur la douleur et l’hémorragie !

 

Lors d’un goûter d’anniversaire, ma fille Armelle, 10 ans arrive avec le mollet en sang : une plaie d’une dizaine de centimètres de long de profondeur moyenne. En quelques secondes, je ratifie la douleur puis détourne son attention en lui demandant de mettre une couleur à sa douleur. Elle me dit rouge. Ensuite, je lui demande de quelle couleur devrait être la jambe pour que cela soit confortable. Elle me répond rose ! Nous avons fait passer sa jambe du rouge au rose et la douleur avait disparu. Aux urgences, Armelle a demandé au médecin de serrer davantage les points de suture car elle trouvait qu’il n’en mettait pas assez ! Durant le trajet, j’avais focalisé Armelle sur le fait qu’elle pouvait gagner le concours familial de celui qui a le plus de points de suture avec une belle grande blessure comme celle-là ! Une fois de plus j’avais détourné son attention du négatif en le retournant en positif ! Pour terminer, une douleur souvent insoupçonnée est celle des Soignants de plus en plus victimes du Burn Out. Les techniques de communications Hypnotiques permettent d’apprendre aux Patients à gérer eux-mêmes leur sac à dos. Ce qui réduit fortement le risque de Burn Out des Praticiens qui, trop souvent, se laissent piéger à porter le sac à dos de leurs patients… 

 

Conclusion

L’hypnose médicale n’est pas de la magie mais les résultats que nous obtenons avec cet outil sont réellement magiques ! Comment cela fonctionne ? La question trouvera sans doute des réponses dans les années à venir car, si on a déjà pu cartographier le fonctionnement du cerveau en hypnose et déterminer des zones cérébrales spécifiques à cet état de conscience, les plus grands chercheurs mondiaux en neurosciences se penchent maintenant sur l’étude des processus hypnotiques…

Mais tout de même, comment peut-on expliquer ces phénomènes irréalisables consciemment ?

Le cerveau autonome gère à chaque instant des milliards de régulations pour que nous puissions juste être en vie. S’il est capable d’interpréter une sensation douloureuse et nous la signaler, il sait aussi l’atténuer ou ne pas en tenir compte… Tout comme nous ne prenons pas conscience de tout ce que nous voyons dans notre champ de vision, notre cerveau trie les infos et les utilise comme il estime que cela est nécessaire.

La communication hypnotique est en fait une communication entre notre cerveau « conscient » et notre cerveau « inconscient » ou autonome dans laquelle nous pouvons demander à ce cerveau autonome de réaliser certaines tâches qui sont du domaine de l’inconscient… Ainsi, stopper une hémorragie revient simplement à réaliser une vasoconstriction dans la zone nécessaire… Ce que notre corps fait déjà à chaque instant dans la régulation de la pression artérielle. Dans l’analgésie, les études montrent que l’information nociceptive est relayée au cerveau autonome mais il choisit de ne pas la transmettre à un niveau conscient… Voilà qui promet encore de belles découvertes et ouvre la voie à de passionnantes recherches… 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 17:05

Depuis que j'ai enfin mis un doigt sur les intolérances alimentaires qui me pourrissaient la vie, je perds du poids... plus de 30 kilos en 1 an.

Alors que mon alimentation a radicalement changé ! Moi qui mangeais principalement légumes, fruits, produits laitiers, je suis dorénavant sous féculents (ce que je mangeais très peu auparavant).

Adieu donc les légumes, fruits, céréales, produits laitiers.

Un régime sans gluten n'a strictement rien amélioré, même au niveau de la fibromyalgie.

Il m'aura fallu près de 4 ans et le plus pur des hasards pour mettre enfin le doigt sur le problème malgré des batteries de tests !

Mais depuis adieu ces douleurs terribles et foudroyantes, ce ventre qui avait l'air d'appartenir à une future maman sur le point d'accoucher doublé d'une usine à gaz digne de pouvoir servir à EDF.

Les articles qui suivent sont très intéressant et parlent de ce ces prises de poids qui vont de pair avec les allergies ou intolérances alimentaires.

Il faut bien entendu se faire suivre régulièrement par un médecin si ce genre de problème est diagnostiqué et ne faire aucun régime ou modification radicale de son alimentation sans avis médical, car cela peut avoir de lourdes conséquences sur la santé.

 

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Présentation

  • : Fibromyalgie
  • Fibromyalgie
  • : Ce site est consacré à la fibromyalgie et tout ce qui tourne autour de cette pathologie si douloureuse et du handicap qu'elle génère. Un des buts est d'en partager les connaissances et les conséquences souvent désastreuses qu'elle a à tous les niveaux de la vie. La fibromyalgie nous concerne TOUS, et de plus en plus ; elle est en passe de devenir un véritable phénomène de société, un problème de santé publique si aucune solution n'est trouvée rapidement. 3 millions d'enfants, de femmes, d'hommes, et sans doute davantage en raison d’erreurs chroniques de diagnostics et de l'aveuglement de certains médecins, en sont atteints en France, pays des droits de l'homme qui pourtant étouffe en permanence cette maladie handicapante et ignore de manière brutale les fibromyalgiques et les répercussions ultra-violentes que cette maladie ô combien douloureuse a sur les malades. On persiste à la qualifier de maladie nouvelle qui n'aurait que quelques dizaines d'années... C'est pourtant ignorer le fait qu'on en parle déjà au début du 19e siècle... le nom a évolué au bon vouloir des médecins, mais la maladie reste la même et provoque toujours plus de dégâts...
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  • Serial lecteur, musicophile invétéré, j'aime également plonger sur une page blanche et lui donner vie... la maladie n'est pas une finalité, elle est un renouveau qu'il faut apprivoiser.
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fibro autopsie couverture mercure dauphinoisfibro autopsie 4ème couverture mercure dauphinoisFIBROMYALGIE - AUTOPSIE D'UNE DOULEUR AU ZENITH

est en vente  sur le site des éditions Le Mercure Dauphinois :

 

 

http://www.lemercuredauphinois.fr/data/pages_site/nouveautes.php

  Article, extraits & avis des lecteurs : http://lunaire-iris-des-sens.over-blog.fr/article-fibromyalgie-renaud-hantson-114281522.html 

 

 

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Article avec commentaires des lecteurs : MAUVAISES ONDES

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