Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 22:02

LA FIBROMYALGIE - UN MOT POUR LE DIRE

Par le Docteur S. PERROT

 

L'article ci-dessous provient de la page :

http://www.edimark.fr/publications/articles/la-fibromyalgie-un-mot-pour-le-dire/11422

 

 

Il est intéressant de noter que même si ce texte date de 2005, ce médecin qui travaille en collaboration sur le sujet avec d'autres grands hôpitaux parisiens prend la fibromyalgie au sérieux, contrairement à de nombreux médecins de villes et autres spécialistes qui préfèrent tout simplement la nier, par facilité probablement. 

Et pourtant ce texte parle de lui-même en abordant un point essentiel : la fibromyalgie existe et relève d’un dérèglement neurologique central. On ne conteste à aucun patient la réalité douloureuse d’une lombalgie malgré l’absence de lésions visibles, et les anomalies anatomiques ne sont pas corrélées aux douleurs et plaintes, souligne-t-il.

De même, on parle d’une maladie créée récemment ; mais au début du vingtième siècle, la goutte était la seule et unique pathologie rhumatologique reconnue ! Personne n’a eu la goutte avant que la recherche médicale n’en fasse ouvertement la description… « Personne » dans le sens bien entendu où même si des patients en souffraient, cette douleur n’avait pas de nom, ni de remède, ni aucune évaluation ; elle « n’existait pas » d’une certaine façon.

 

La fibromyalgie est en quelque sorte une nouvelle ancienne maladie… 

 

 

Le docteur Serge Perrot, dont il est question dans cet article consulte désormais à cette adresse :

Docteur Serge PERROT  
Consultation de la douleur rhumatologique à l'Hôtel Dieu  
1 Place du Parvis Notre Dame 75004 Paris  
Tél: 01 42 34 84 49  
Fax: 01 42 34 85 88  


Afin de mieux la visualiser, vous pouvez cliquer sur l'image afin qu'elle s'ouvre entièrement dans un nouvel onglet.

la-fibromyalgie-S.-Perrot-page-1.jpg

la fibromyalgie S. Perrot page 2

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 13:22

L'article situé sur le site de la Société Francaise de Rhumatologie est une approche différente de ce qui est généralement proposé et quantifié, mais est intéressante à lire ; je vous encourage également à regarder le diaporama qui se révèle éloquent :

http://sfr.larhumatologie.fr/ModuleEventPublic/viewPresentation.phtml?about=rc%2f2007%2f20esfrhuma%2fposter%2f20071106-011030-670%2f_container


Quantification de la fonction neuro-locomotrice dans la pratique hospitalière par analyse de la marche : application à des sujets fibromyalgiques

 

20e congrès français de rhumatologie
2007

 Paris

  • Introduction

    La marche humaine représente une activité complexe impliquant divers systèmes tels les systèmes musculaire, ostéo-articulaire, nerveux, … L'altération de la marche constitue dès lors un indicateur potentiel d'une pathologie. L'objectif de ce travail consiste à mettre au point une épreuve de marche susceptible d'objectiver une altération de la fonction neuro-locomotrice dans diverses situations pathologiques.

  • Patients et Méthodes

    Cette étude se réalise chez 265 sujets volontaires contrôles âgés de 5 à 83 ans (144 sujets féminins et 121 sujets masculins), répartis en 9 classes d'âge et recrutés au sein de la population générale selon des critères d'inclusion stricts. Les données normatives établies sont confrontées à celles d'une population pathologique composée de 32 patientes fibromyalgiques (âgées de 30 à 60 ans et réparties selon des classes d'âge identiques), diagnostiquées selon les critères du Collège Américain de Rhumatologie. L'analyse tridimensionnelle de la marche est réalisée à partir d'un système ambulatoire d'accélérométrie triaxial (Locometrix Centaure Metrix, France) et d'une ligne de chronométrage. Le sujet marche à sa vitesse de confort, équipé de l'accéléromètre fixé à l'aide d'une ceinture élastique. L'épreuve, composée de 6 trajets rectilignes de 40 mètres, permet de suivre le profil des paramètres analysés tout au long de la distance totale parcourue (240 mètres).

  • Résultats

    La reproductibilité des paramètres analysés apparaît particulièrement satisfaisante. Des données normatives sont établies par classes d'âge et par sexe au cours des 6 trajets que comporte cette épreuve. Une diminution (p > 0.05) de la vitesse de marche confortable s'observe à partir de 60 ans chez les sujets masculins et de 70 ans chez les sujets féminins. Nous n'observons pas d'influence significative du dimorphisme sexuel sur les paramètres analysés.
    Les patientes fibromyalgiques démontrent une altération majeure (p < 0.05) des paramètres vitesse, longueur de pas, régularité, puissance mécanique selon les 3 axes et coût énergétique comparativement aux données normatives. La réduction de la vitesse de marche et de la longueur de pas (significative dès le premier trajet) apparaît majorée après 120 mètres. Cette observation reflète une certaine fatigabilité des fibromyalgiques.

  • Discussion

    La marche de la population fibromyalgique s'avère plus lente et moins régulière. En outre, la fatigabilité apparaît accrue en dépit d'une puissance mécanique et d'un coût énergétique réduits. Ces observations mettent en exergue le « ralentissement fonctionnel » ou « bradykinésie » du fibromyalgique en relation avec d'éventuels mécanismes de kinésiophobie. Cette épreuve de marche, réalisée à allure confortable, et par conséquent compatible avec la majorité des affections rhumatologiques, locomotrices et neurologiques, pourrait offrir au clinicien un moyen simple et rapide en vue de quantifier les répercussions fonctionnelles d'une pathologie mais aussi les bénéfices d'une approche thérapeutique.

  • Conclusion

    La quantification de la fonction neuromusculaire à partir d'épreuves maximales semble aujourd'hui critiquée pour des raisons diverses : mesures peu fonctionnelles, difficulté de mise en œuvre en pratique clinique, défaut de collaboration « maximale » du sujet en relation avec la douleur, … Cette épreuve de marche pourrait offrir un outil appréciable dans l'évaluation et le suivi longitudinal de la fonction neuro-locomotrice.

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 00:44
Une enquête est actuellement en cours à l'adresse suivante, merci d'avance de votre participation :
Objectif et contenu de l’étude
Certaines personnes trouvent que les autres sont assez compréhensifs par rapport à leur maladie rhumatismale. Cependant, d’autres personnes souffrent d’un manque de compréhension de la part des autres, ce que nous appelons l’invalidation. L’objectif de cette étude est d’examiner   la fréquence d’expériences de compréhension ou d’invalidation vécues par les personnes souffrant de maladies rhumatismales, ainsi que de comprendre les conséquences de telles expériences de compréhension ou d’invalidation. Nous souhaiterions que vous remplissiez un questionnaire sur internet. Ce questionnaire concerne les expériences de compréhension ou d’invalidation, le bien-être physique et émotionnel, ainsi que des données démographiques. Remplir le questionnaire vous prendra environ 15 minutes. 
 
Participation
Votre participation à cette étude est volontaire. Elle ne vous apporte aucun bénéfice immédiat ni aucun risque, mais en participant vous contribuerez aux connaissances concernant les maladies rhumatismales. Après avoir rempli le questionnaire, vous aurez l’occasion d’indiquer si vous souhaitez être informé(e) des résultats. Toute information personnelle sera remplacée par un code, et votre code sera uniquement utilisé dans l’étude. Les données seront sauvées sur l’ordinateur de l’investigateur principal et seront détruites à la fin de l’étude. 
 
Equipe de recherche 
Cette étude est conduite par Marianne Kool, Maître en Sciences psychologiques, en collaboration avec des scientifiques représentant les patients néerlandais ainsi que des chercheurs des universités d’Utrecht (Pays-Bas), de Gand (Belgique), de Détroit (USA), de Coimbra (Portugal), de Marbourg (Allemagne), de Barcelone et de Jaén (Espagne). Cette étude est financée par l’Association néerlandaise de l’Arthrite. Vous pouvez contacter Marianne Kool (m.b.kool@uu.nl) pour des questions concernant cette étude.
 
Si vous voulez de participer à cette étude, veuillez vous rendre à la page indiquée plus haut et cliquer sur le bouton ‘suite’. Nous espérons que vous allez participer à cette étude et nous vous remercions pour votre contribution. 
 
Bien cordialement,
Marianne Kool, Maître en Sciences psychologiques, investigatrice principal 
Université d’Utrecht, Pays-Bas, E-mail: m.b.kool@uu.nl 
Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 09:33

FATIGUE OCULAIRE & FIBROMYALGIE

 

Je me décide à faire un article sur la fatigue oculaire et son lien probable avec la fibromyalgie.

Mon orthoptiste rencontre, dans ses patients, un certain nombre de fibromyalgiques, et se pose la question depuis plusieurs années sur ce problème de convergence que l’on rencontre chez ces malades, autres pathologies écartées bien entendu.

L’œil disposant de muscles, comme le montre le schéma ci-dessous, il est normal de penser qu’un lien peut exister avec des pathologies comme la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique, et le besoin d’une rééducation orthoptique, qui se révèle bien souvent indispensable sur le long terme, n’apportant qu’un bienfait temporaire tant que la cause n’est pas traitée.

Voici donc quelques liens intéressants à ce propos qui apportent des informations utiles :

 

Source : http://www.sommeil-mg.net/spip/fatigue-oculaire

 

L’œil est un outil neurologique autorégulé dont le bon fonctionnement est très sensible à la fatigue et, donc, aux troubles du sommeil.

 

 oeil4-c4c72.jpg

 

Le fonctionnement de l’œil et de ses annexes est à la fois très rapide et très automatisé. Les muscles oculomoteurs sont parmi les plus rapides de l’organisme et les fonctions de coordination du regard ou d’accommodation de la vue sont quasiment indépendantes de la volonté. Il est pourtant frappant de constater que les pathologies du sommeil ne sont pratiquement jamais évoquées devant un tableau de troubles neurodystoniques affectant les yeux.

Dans notre expérience, la fatigue oculaire est un signe très fréquent de trouble du sommeil. Chez les personnes surmenées et volontaristes qui sont en situation de « tenir bon », la fatigue trouve là un excellent moyen d’expression aboutissant parfois à un véritable handicap à l’instar de la migraine ou des vertiges qui n’en sont que des formes cliniques différentes.

C’est donc la fatigue qui « dérègle » la vue et non le travail qui « fatigue » les yeux, mais le raisonnement médical procède souvent de la logique inverse et il arrive que certains malades portent des lunettes uniquement pour travailler sur écran alors que leur vue est excellente ! 

 

***

 

Autre source : http://www.ophtalmologie.fr/fatigue-visuelle-yeux.html

 

Par le Docteur Marc Timsit


Quels sont les symptômes de la fatigue visuelle
 

• - Les troubles visuels sont provoqués par la mise au point de plus en plus difficile de l'oeil sous l'effet de la fatigue surtout en fin de journée après une lecture prolongée. La vision se trouble et parfois même devient double. La vision d'un interlocuteur à faible distance peut être inconfortable.

La fatigue visuelle se manifeste surtout en fin de journée, car la vision de près est sollicitée en permanence par des efforts d'accommodation dans le travail comme dans les loisirs avec en particulier les écrans d'ordinateur, de téléphone portable, de télévision, de consoles de jeux... Les symptômes de fatigue visuelle peuvent aussi exister le matin au réveil.

• Les troubles oculaires qui traduisent une fatigue visuelle se manifestent, par une sensation d'inconfort, de tension, de lourdeur dans la région des yeux, des orbites ou des paupières. Ce peut être aussi des sensations d'irritation, de brûlures, de picotements, de démangeaisons avec parfois yeux rouges, larmoiement ou irritation du bord des paupières, de sécheresse oculaire. Le sujet peut ressentir des douleurs le plus souvent sourdes et peu intenses, mais pouvant devenir aiguës se situant généralement derrière les yeux. Les globes oculaires sont douloureux à la pression à travers la paupière supérieure et aux mouvements du regard.

• Les maux de tête peuvent siéger autour des yeux, «en casque » au niveau du front au-dessus de la ligne des sourcils, des tempes ou de l'occiput. Ces céphalées sont liées aux efforts visuels, surviennent après une certaine durée de travail, en fin de journée, et disparaissent ou s'atténuent après l'arrêt du travail. Elles peuvent persister au réveil. L'asthénie visuelle peut être aussi le symptôme d'une fatigue générale ou psychique sur un terrain spasmophilique. Un examen oculaire très soigneux est indispensable pour ne pas laisser passer une pathologie oculaire sous-jacente grave. La fatigue visuelle persiste après la fin du travail, s'accroît en fin de semaine, s'améliore avec le week-end et les vacances. Elle peut entraîner une fatigue mentale avec ses conséquences sociales, familiales, la répercussion sur le comportement.
 

Conseils pour mieux prévenir les effets de la fatigue visuelle
 

• Une rééducation orthoptique est souvent indispensable et très efficace. C'est un entraînement des muscles des yeux pour rendre leur travail moins pénible. Elle traite l'insuffisance de convergence c'est-à-dire la difficulté à diriger les deux yeux vers le texte à la lecture. En l'absence d'une rééducation efficace, les troubles dus à la fatigue oculaire ont peu de chances de disparaître. Seuls les jours de repos s'accompagnent d'une accalmie.

- Un traitement par collyre et par voie générale défatiguant est aussi très utile. Une spasmophilie associée doit être traitée. Un déficit en magnésium est fréquent.

- Une correction par lunettes d'un astigmatisme ou d'une presbytie est parfois nécessaire. Toutefois les verres dits "de repos" font courir le risque d'une aggravation des symptômes dans la mesure où ils diminuent le travail spontané des muscles oculaires et retardent la rééducation orthoptique.

- L'insomnie aggrave les manifestations de fatigue visuelle. Une bonne oxygénation l'améliore. Une activité physique en cours de journée est donc conseillée, de même qu'une technique de relaxation.

 

• Devant l'écran d'ordinateur :

Il est actuellement certain qu'aucun écran de visualisation fonctionnant dans des conditions normales n'est capable de créer une pathologie oculaire chez une personne normale. Mais l'œil doit aller de l'écran à son environnement environ 20 fois par minute. À chaque fois il s'ensuit une contraction-dilatation de l'iris. Cela fait donc environ 10000 variations pupillaires par journée de travail de 8 heures! Le muscle commandant cette contraction-dilatation peut alors se tétaniser provoquant troubles visuels et maux de tête. L'écran est susceptible de révéler des anomalies oculaires qui étaient jusque-là bien compensées : anomalie des axes visuels (exophorie), insuffisance de convergence, presbytie débutante.


Les lunettes jouent un rôle prépondérant particulièrement pour les presbytes : les verres unifocaux ne donnent une bonne acuité que pour la distance pour laquelle ils ont été calculés et ne permettent qu'une faible profondeur da champ au-delà ou en deçà. Ils imposent d'enlever ou de mettre ses lunettes pour voir de loin ou de près. Les verres progressifs sont la meilleure solution complète permettant une vision depuis la vision de près jusqu'à l'infini. Il existe une autre solution encore meilleure si on l'adapte spécifiquement au poste de travail et que l'on n'exige pas une acuité visuelle au loin très fine : ce sont les verres dits intermédiaires, de "proximité" qui agrandissent la profondeur ou la largeur de champ.


• L'amélioration de l'organisation du travail, parfois difficile à appliquer, contribue elle aussi au confort visuel. Il faut donc limiter la durée du temps de travail, l'entrecouper de pauses de 5 minutes par heure dans un travail de saisie, toutes les 2 heures pour un travail normal. Il est recommandé de solliciter la vision de loin donc de relâcher l'accommodation régulièrement.

• Un deuxième impératif est dans l'organisation du poste de travail. Les recommandations suivantes sont parfois difficiles à appliquer, mais quand elles le sont, elles améliorent le bien-être de l'opérateur et par conséquent sa performance au travail

- Il est très important de calculer au mieux la position du poste de travail pour que l'axe du regard descende vers l'écran (le haut de l'écran doit être à la hauteur des yeux) : régler la hauteur du bureau, des pieds de la chaise, ne pas poser l'écran sur l'unité centrale.

- La position de l'écran doit correspondre à la distance d'accommodation, variable selon chaque sujet (60 à 80 cm). La distance œil-écran optimale est obtenue en multipliant la hauteur des caractères majuscules par 170 ou 2 fois la valeur de la diagonale de l'écran.

- L'écran doit être placé directement en face de l'utilisateur et non sur le côté.

- Il vaut mieux augmenter la taille des polices que de diminuer la distance de l'écran.

- Un document papier ne doit pas être à plus de 20 cm pour fatiguer l'œil le moins possible lorsqu'il va de l'un à l'autre. La distance entre le document et l'écran doit être inférieure à 20 cm. L'usage d'un porte-document est utile pour le verticaliser et le rapprocher de l'écran.

- L'écran doit être nettoyé souvent, il doit être inclinable. Il ne doit pas être l'occasion de reflets parasites, ne doit jamais être placé devant une fenêtre, la lumière du jour doit arriver par le côté, il doit être traité d'origine antireflet.

- L'éclairage ambiant ne doit pas être éblouissant, il doit être réglé à la moitié de l'intensité nécessaire à la lecture sur papier soit environ 300 Lux. La surface de vitrage ne doit pas excéder le quart de la surface au sol. Les stores à lamelles horizontales sont préférables aux stores à lamelles verticales. En éclairage direct, les rangées de luminaires doivent être parallèles aux fenêtres, le poste installé entre ces rangées pour recevoir la lumière latéralement. Aucune source lumineuse ne doit être visible dans un angle de 30° au dessus du niveau des yeux. L’éclairage indirect, préconisé dans les petits locaux, est moins fatigant que l'éclairage direct, surtout s'il est associé à un éclairage localisé. Ce dernier, fourni par une lampe d'appoint est nécessaire si l'éclairement des documents papier est inférieur à 200 Lux. La lumière indirecte doit être dirigée vers le plafond à l'aplomb du moniteur pour éviter un reflet sur l'écran ou l'éblouissement.

- Il est nécessaire que les écrans soient aisément lisibles. Les caractères doivent être d'une bonne définition et formés d'une manière claire : pour cela, la matrice de caractères doit être d'au moins 7 points en largeur et 9 points en hauteur, sa résolution ("piqué " de l'image) suffisante pour la lecture du texte sans effort, la fréquence de balayage vertical (appelée aussi fréquence de rafraîchissement) ne doit pas être inférieure à 60 Hz. L'image sur l'écran doit être stable, le contraste entre les caractères et le fond de l'écran doit être aisément adaptable : il ne doit pas être trop ou trop peu contrasté.

Il faut préférer les écrans à symboles foncés sur fond clair plutôt que l'inverse.

- Le chiffre maximum de couleurs différentes pour un usage de bureautique est de 4. Les couleurs désaturées sont à privilégier, car elles sollicitent moins l'accommodation, il faut éviter les couleurs rouge ou bleu qui sont situées aux extrémités du spectre visible et sont myopisantes ou hypermétropisantes. Un fond rouge est à déconseiller. Les mêmes informations doivent être données dans une même couleur.

- Un filtre-écran ne s'impose pas dans la mesure où tout ce qui intervient entre l'écran et l'utilisateur compromet la qualité de l'image. Il vaut mieux éliminer l'éblouissement par un éclairage adéquat, un bon emplacement de l'écran et le réglage du contraste.


Une sécheresse oculaire peut survenir quand on ne cligne pas assez souvent pour ne pas perdre une ligne ou rester concentré. Pour y remédier, évitez de fixer l'écran quand ce n'est pas nécessaire et regardez au loin, faites des pauses fréquentes et utilisez sur prescription des larmes artificielles surtout si vous portez des lentilles.

Les écrans portables sont en général plus pénalisants dans la mesure où l'on s'en sert n'importe où. Donc les conditions ergonomiques sont plus aléatoires et ils sont utilisés en dehors des heures de travail d'où surcroît de travail.


• Au volant : La fatigue visuelle notamment en cas de conduite nocturne diminue la rapidité des réflexes, cause fréquente des accidents de la route. Les précautions à prendre concernent l'hygiène générale : pour bien conduire, il faut être en forme ce qui implique ni gros repas, ni alcool, et un bon repos préalable. Des pauses régulières sont indispensables en cas de longs trajets.

 

***

 

http://www.e-sante.fr/fatigue-oculaire-10-exercices-pour-reposer-ses-yeux/actualite/862

 

Exercices antifatigue oculaire

Sollicités à longueur de journée par un travail minutieux, la station prolongée devant un ordinateur, mais aussi les variations de température, la pollution, le stress, vos yeux sont également soumis à la fatigue ! Pour reposer votre regard, pensez à faire les petits exercices décrits ci-dessous. Très relaxants, ils libèreront votre regard de toute tension. N'oubliez pas non plus de bien boire pour hydrater votre organisme, de dormir suffisamment, de limiter l'alcool et le tabac.

Contre la fatigue oculaire : Détendre la nuque

Debout les jambes légèrement écartées, le dos et la tête bien droits, penchez votre tête en avant très lentement puis remontez la tête pour l'incliner vers l'arrière. Revenez en position initiale puis tournez la tête et les yeux vers la droite en essayant de fixer un point le plus loin possible derrière vous. Faites la même chose du côté gauche. Terminez en posant le menton sur votre poitrine puis faites rouler votre tête dans le sens inverse des aiguilles d'une montre puis dans l'autre sens.

Contre la fatigue oculaire : Activer la circulation

Fermez vos yeux et posez votre index sur le coin interne de l'oeil. Réalisez ensuite un cercle en remontant sur l'arcade jusqu'au coin externe de l'oeil et en passant sous l'oeil pour revenir vers le coin interne de l'oeil. À faire trois fois de suite.

Contre la fatigue oculaire : Regarder dans tous les sens

Assisse sur une chaise, le dos bien droit et la tête fixe, commencez par regarder au loin puis balayez tous les coins de la pièce où vous vous trouvez : le plafond, le sol, le coin supérieur gauche puis le droit, le coin inférieur gauche puis le droit.

Contre la fatigue oculaire : le palming

Posez durant une minute le creux de vos mains sur vos yeux fermés sans les écraser. Sous l'effet de la chaleur dégagée par les mains vos yeux se décontractent totalement.  À faire trois fois de suite.

Contre la fatigue oculaire : cligner des yeux

Clignez des yeux durant 30 secondes en exagérant le mouvement. Vous activez ainsi vos glandes lacrymales qui vont alors produire des larmes et humidifier l'œil !

 

Contre la fatigue oculaire : Obscurité complète

Plongez-vous une fois par jour durant quelques minutes dans le noir complet puis incitez vos yeux à regarder aux extrémités de la pièce comme l'exercice précédent.

Contre la fatigue oculaire : fixer un stylo

Rapprochez de vos yeux un stylo tenu à la verticale en l'éloignant et en le rapprochant de votre nez (comme si vous louchiez). Essayez de faire en sorte que la vision du stylo ne se dédouble pas. À faire 10 fois de suite.

Les petites lettres

Pour atténuer les maux de tête, entraînez-vous à lire de près quelques lignes d'un livre. Clignez des yeux, relevez la tête puis lisez une inscription plus grosse, mais placée loin de vous. Clignez à nouveau des yeux puis lisez à nouveau votre livre.

L'écriture imaginaire

Imaginez que vous écrivez votre nom ou n'importe quel mot avec vos yeux ! Vous pouvez aussi décrire avec vos yeux le signe de l'infini. Cela détend incroyablement vos muscles.

La bougie

Fixez quelques minutes la flamme d'une bougie et observez bien tous ses détails (couleurs, formes, variations...). Puis fermez-les yeux quelques instants en repensant à la flamme.

 

 

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 09:52

 

LA POSTUROLOGIE

 

Source : http://www.posturologie.com/

 

   
 

LA POSTUROLOGIE EN PEU DE LIGNES


Si l’individu tient debout dans l’espace, s’il se situe par rapport à son environnement et s’il s’équilibre dans le mouvement, c’est grâce à son système postural.

L’oreille interne est un des éléments fondamentaux de ce système, mais ce n’est pas le seul. De nombreux travaux scientifiques (Lacourt, Roll, Berthoz, Melvill Jones,Matthews…) réalisés ces dernières années le confirment : le système postural possède différentes entrées ou “capteurs”.

Deux de ces entrées dominent : le pied et l’œil, ce sont à la fois des extérocepteurs (exocapteurs)  et des propriocepteurs (endocapteurs).

Si, sur le plan fonctionnel, l’oreille interne, fortement enchâssée dans le massif pétreux, se dérègle peu, il n’en est pas de même pour le pied et l’œil.
Un léger défaut de convergence oculaire, ou une asymétrie podale peuvent provoquer un déséquilibre des chaînes musculaires posturales.

Ce trouble statique pourra être analysé cliniquement au niveau des ceintures scapulaire et pelvienne ou objectivé par une étude stabilométrique. Il concerne les trois directions de l’espace et il provoquera des sollicitations anormales sur tout le système locomoteur.
Les contraintes articulo-capsulaires qu’il génère seront à la base de différents phénomènes pathologiques, algiques et inflammatoires souvent traités de manière symptomatique.

Le but de la posturologie moderne :


corréler la symptomatologie et le déséquilibre postural ;
analyser ce déséquilibre dans les trois directions de l’espace ;
trouver le ou les capteurs responsables ;
corriger ces capteurs afin de reprogrammer l’ensemble pour retrouver une eutonie vertébrale et articulaire.

La posturologie permet donc de corriger le facteur mécanique de différentes affections du système locomoteur et vertébral, d’en mieux comprendre les diverses pathologies (scolioses, syndromes fémoropatélaires, fibromyalgies) et d’apporter une correction étiologique en lieu et place des habituels traitements symptomatiques dont on connait le coût, la iatrogénicité et les possibilités de récidives dans le temps.

Vous trouverez un dossier complet à l’adresse suivante : http://www.posturologie.com/posture_normale.html

 

Une adresse utile : http://www.posturologie.asso.fr/

 

***

 

Source : http://www.seret-medecine.org/POSTURE.htm

 

LA POSTURE

La posture est un chapitre important dans cette maladie, car elle peut être à la fois cause et victime du dysfonctionnement temporomandibulaire.

L'analyse de sa perturbation permet de comprendre, en partie, la multiplicité et la diversité des symptômes du syndrome de Costen.

 

ÉTIOLOGIE POSTURALE

Une vraie jambe courte  peut être à l'origine d'une dysfonction temporomandibulaire; Le premier examen est celui du bassin pour s'assurer de l'égalité de la longueur des membres inférieurs.

L'ouverture buccale chez un sujet bien équilibré se modifie artificiellement par un changement de posture du corps.

 Elle présentera une déviation homolatérale si :

  1.         une cale de 0,5 cm est placée sous un pied,
  2.         le sujet monte une épaule
  3.         le sujet incline la tête.

Elle présentera une déviation controlatérale si :

  1. le sujet tourne la tête d'un côté. 

C'est pourquoi l'ostéopathe doit vérifier et corriger tous les désordres posturaux qu'il aura diagnostiqués.

 

MODIFICATIONS POSTURALES EN RELATION AVEC LE DÉSÉQUILIBRE MANDIBULAIRE

Le déséquilibre de la mandibule provoqué par la déglutition, l'occlusion dentaire ou l'architecture mobile provoque des modifications de la posture générale du corps, correspondante à celles qui entraînaient une déviation de la mandibule lors de l'ouverture buccale. 

posturenormale.JPGpostures.JPG

Dessins de Benoît Delattre

 

La posture normale comporte des parallèles des ceintures pelvienne et scapulaire perpendiculaires à la verticale du fil à plomb.

Depuis 1992 nous avons répertorié les signes statiques et dynamiques qui accompagnent le déséquilibre mandibulaire d'origine dentaire ou linguale.

 

SIGNES POSTURAUX DU DÉSÉQUILIBRE MANDIBULAIRE

Ils sont établis selon le côté du déplacement latéral de la mandibule au cours de l'ouverture buccale. La référence sera toujours le côté hypo mobile ou côté de la déviation mandibulaire au cours de l'ouverture buccale.

 

SIGNES STATIQUES

  1. Charnière cervico-occipitale :

    Flexion latérale globale du côté hypo-mobile de Occiput/atlas, de atlas sur axis (minime) et de axis sur la 3° cervicale.

    Rotation du côté opposé de axis sur la 3° cervicale

  1. Ceinture scapulaire et omoplates:

Ascension de l'angle supéro-interne de l'omoplate, l'angle supérieur et interne de l'omoplate monte et se rapproche de la ligne des épineuses vertébrales.

  1. Un déplacement latéral du corps du côté opposé à la déviation de la mandibule avec ascension d'une omoplate. L'ascension de l'épaule et de l'omoplate d'un côté déplace le centre de gravité et le poids du corps vers le côté opposé. De ce fait poids du corps est plus important sur le pied opposé au côté de l'épaule levée.
  2. Le déplacement latéral du corps entraîne une ascension de l'aile iliaque du côté de l'épaule haute accentuant encore le déséquilibre.

 

SIGNES DYNAMIQUES

Ils sont la conséquence directe des signes statiques :

  •  Limitation du mouvement de la rotation postérieure  de la tête (côté omoplate haute).
  • Diminution sensible de la force générale du bras du côté de l'épaule basse  sans aucune relation avec la notion de gaucher ou droitier). Si vous faites le test en levant volontairement l'épaule, vous pouvez constater que la force du bras est modifiée par l'équilibre scapulaire.
  • Une instabilité marquée, lors de la translation, à partir du bassin,  du poids du corps d'un pied sur l'autre. L'équilibre est instable lorsque le poids du corps est translaté du côté de l'épaule basse.

 

CONCLUSION

Les modifications de la statique et de la dynamique du corps expliquent le retentissement de l'équilibre mandibulaire sur le reste du corps.

Cette étude a permis de déterminer différents types de pathologies affectant les articulations temporomandibulaires : La pathologie ASCENDANTE qui est le dysfonctionnement mandibulaire uniquement lié la posture et au rachis.
La pathologie DESCENDANTE qui est le dysfonctionnement lié uniquement au déséquilibre de la mandibule par des facteurs locaux : déglutition, occlusion dentaire ou architecture crânio-faciale.

Les observations cliniques ont permis ensuite de déterminer l'existence de pathologies mixtes : ASCENDANTE MIXTE et DESCENDANTE MIXTE.

 

 

 

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 19:36

 

SADAM :

Syndrome Algo-Dysfonctionnel de l'Appareil Manducateur

(Ex syndrome de Costen)

 

Le S.A.D.A.M n’est pas l’entité pathologique la plus connue ; je pense qu’elle l’est encore moins que la fibromyalgie, mais fait souffrir le martyre à ceux qui en sont touchés. De nombreux symptômes sont identiques.

Seul un stomatologue pourra déterminer si un patient en est atteint ou pas, à condition bien sûr qu’il soit compétent en la matière, ce qui n’est pas toujours évident. Certains dentistes connaissent bien le sujet, de même que les orthodontistes. Mais l’avis final à privilégier reste le stomatologue. Il est toutefois regrettable de voir à quel point le milieu médical méconnait cette affection.

Vous avez eu un accident, nécessitant la pose de prothèses dentaires ? Cela vous concerne peut-être en cas de problème d’occlusion…

Voici donc l’histoire d’un autre syndrome (eh oui, encore un…) qui est lui aussi avec une nette prédominance féminine. Pas toujours diagnostiqué à temps, il se révèle particulièrement douloureux et intrusif dans la vie quotidienne. Un appareillage dentaire (gouttière)  est une solution qui apporte des bienfaits non négligeables, tout comme le fait d’aller voir un posturologue pourra être une étape tout aussi bénéfique.

Un article sur la posturologie suivra bientôt, car très lié à ce sujet puisque le SADAM entraine un déséquilibre postural.

 

Certains cas de fibromyalgies pourraient, en réalité, être des cas de S.AD.A.M non diagnostiqués.

 

http://medecine.sante-dz.org/cours/rhumato/sadam.htm


Signes cliniques :

Douleur au niveau de l'ATM (articulation temporomandibulaire)

Algies faciales ou cervicales

Otalgie

Céphalées

Craquements articulaires, bruits articulaires

Acouphènes

 

Diagnostic différentiel:

 

Fracture du condyle

Névralgie du trijumeau

Douleurs dentaires

Tumeur de l'ATM

Examens complémentaires :

 

Palpation du muscle ptérygoïdien interne en endobuccal qui déclenche une vive douleur (SADAM).

Panoramique dentaire

Tomographies de l'ATM bouche ouverte et fermée

IRM: renseigne sur l'état du disque, précieuse avant la chirurgie.

 

Complications:

Dégénérescence discale

Dysfonctionnement chronique de l'ATM

Douleur chronique

Syndrome dépressif

 

Évolution : Avec le traitement conservateur, la symptomatologie s'amende en trois mois pour les trois quarts des patients. Le plus important semble être le traitement d'un éventuel trouble de l'occlusion, la normalisation de la fonction des muscles masticateurs, le contrôle de la douleur, la prise en charge du stress et le changement des habitudes et du comportement.


 http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_algo-dysfonctionnel_de_l'appareil_manducateur

 

En France s´est établi le terme de syndrome algodysfonctionnel de l'appareil manducateur (S.A.D.A.M.) pour les troubles de la musculature posturale (manducatrice), de la musculature masticatrice ou de l´articulation temporomandibulaire.

Les autres termes synonymes sont : dysfonction craniomandibulaire (DCM), algies dysfonctionnelles de l'appareil manducateur (A.D.A.M.), dysfonctionnement de l'articulation temporomandibulaire, syndrome algodysfonctionnel de l'articulation temporomandibulaire, syndrome de l'articulation temporomandibulaire (ATM). Dans les pays anglo-saxons, on utilise le terme « Temporomandibular Disorders » (TMD), en Suisse « Myoarthropathie » et en Allemagne « Kraniomandibuläre Dysfunktion ». L´ancien terme « syndrome de Costen » est tombé en désuétude. Le thérapeute principal de ce syndrome est le chirurgien-dentiste ou médecin stomatologiste, mais beaucoup d´autres disciplines médicales sont concernées.

 

En Belgique, qui dit "trouble musculaire" du S.A.D.A.M., pensera d'abord à la Physiologie musculaire et vasculaire, à la Biochimie (cycle de Krebs; hypoxie ou anoxie; acide lactique ou lactates) et à la fatigue des muscles (réduction pathologique du temps de repos physiologique) des bases fondamentales de la médecine générale (BAC Médecine générale, UCL - ULB - ULG) : tout muscle contracté à plus de 30% de sa contraction volontaire maximale (C.V.M.), voit ses veines totalement collapsées (syn. pincées). Les myalgies, ou crampes musculaires douloureuses sont en relation avec l'effet contraignant et constant de la gravité terrestre, ou force universelle. Le premier traitement consistera d'abord à trouver la position optimale de repos physiologique des muscles manducateurs. On remarque que quasi tous les S.A.D.A.M. se résolvent par une recherche systématique du meilleur repos physiologique de tous les muscles posturaux des mâchoires (syn. muscles manducateurs), de la tête (dont les muscles masticateurs), des épaules et du tronc. Ceci va de pair avec la mise au repos de la perception proprioceptive desmodontale ("récepteurs périodontaux type-1", Hartmann-Cucchi) par absence de tout contact entre les arcades dentaires antagonistes (Hartmann F, 2004-2005). L'analyse vidéo numérique de la dysfonction manducatrice lors de tests phonétiques spécifiques (occlusion.be, 1999-2003) permet de quantifier objectivement la symptomatologie du S.A.D.A.M. C'est le diagnostic de la dysfonction occlusale, ou relation symptomatique. En général, le repos physiologique des muscles manducateurs, ou prétraitement, s'obtient par un test d'augmentation de la hauteur des dents ("D.V.O. physiologique", "D.V.O. fonctionnelle" - aucun rapport avec la "D.V.O." iatrogène de l'I.A.G. enseignée depuis 1924) et suivant les critères objectivés par le diagnostic étiologique précédent (Consensus N.I.H. 1996, USA). Il s'accompagne d'une restauration des guidances antérieures et des contacts occlusaux dans une relation myodéterminée asymptomatique, ou "R.M.D.A." (Occlusodontologie). Celle-ci est parfaitement tolérée par le patient, puisque la dysfonction manducatrice originelle douloureuse est devenue asymptomatique par un biotraitement fonctionnel, pacifique et, si nécessaire, totalement réversible. En effet, cette biothérapie ne comporte aucune modification iatrogène de la dent naturelle du patient.

[Wikipedia.BE, S.A.D.A.M. & Occlusodontologie : science de l'occlusion dentaire, 2009.]

 

Définition

Le syndrome algodysfonctionnel de l'appareil manducateur (S.A.D.A.M.) comprend tous les troubles douloureux et non douloureux, dus à une dysfonction structurelle, biochimique ou psychique de la musculature masticatrice et/ou l´articulation temporomandibulaire. Parmi de nombreuses classifications, les „Critères diagnostics de Recherche des Désordres temporomandibulaires “ (CDR/DTM) de Dworkin et LeResche de l´année 1992 sont les plus répandus et comprennent 2 axes :

Axe I : Diagnostic des désordres temporomandibulaires (Axe somatique)

  • Groupe I : Désordres musculaires

Ia : Douleur myofaciale Ib : Douleur myofaciale avec ouverture limitée

  • Groupe II : Déplacements du disque articulaire

IIa : Déplacements du disque avec réduction IIb : Déplacement du disque sans réduction, avec limitation d´ouverture IIc : Déplacement du disque sans réduction, sans limitation d´ouverture

  • Groupe III : Arthralgie, arthrite, arthrose

Axe II : Incapacité reliée à la douleur et au statut psychosocial (Axe psychosocial)

  • Grade de douleurs chroniques
  • Score des échelles de l´axe II

 

Épidémiologie

Environ 8% de la population présente des symptômes du SADAM et seulement 3% cherche un traitement. Les enfants se plaignent rarement de ce syndrome, mais la prévalence augmente au cours de l´adolescence. Les femmes entre 15 et 45 ans sont les plus concernées, comme dans la plupart des maladies douloureuses. Après la ménopause, les signes diminuent et chez les personnes âgées, cette maladie est relativement rare.

 

Signes cliniques

La multitude des symptômes peut rendre le diagnostic compliqué. Souvent la musculature masticatrice et/ou l´articulation temporomandibulaire (ATM) sont douloureuses lors de la mastication. D´autres signes peuvent être une ouverture limitée, des craquements ou bruits articulaires, des douleurs dans les dents, la bouche, la face, les oreilles, la tête, la nuque, la gorge, le dos, des problèmes avec l´occlusion dentaire, etc.…

 

Étiologie

Dans la plupart des cas on ne peut pas identifier une étiologie précise du SADAM. C´est pourquoi l´on parle d´une pathologie multifactorielle avec toute une série de facteurs de risque qui peuvent prédisposer, déclencher ou perpétuer ce syndrome. Ces facteurs peuvent avoir une origine biologique, psychique ou sociale :

  • Disposition génétique
  • Hormones
  • Malformation des maxillaires
  • Troubles de la posture
  • Trouble émotionnel (stress)
  • Expériences douloureuses
  • Hyper vigilance
  • Traumatisme par accident
  • Traumatisme occlusal (une nouvelle prothèse par exemple)
  • Bruxisme
  • Trouble du sommeil
  • Syndrome dépressif/anxiété
  • Stress post-traumatique
  • Autres troubles psychologiques


Diagnostic

Dans le diagnostic du SADAM sont actuellement conseillés:

1. Un interrogatoire médical soigneux avec des questionnaires adaptés.

2. Un examen clinique de l´ouverture buccale, de la musculature masticatrice, de l´articulation temporomandibulaire et de l´occlusion.

3. Une radiographie panoramique des maxillaires pour exclure des pathologies dentaires et maxillo-faciales.

4. Un ou plusieurs questionnaires psychométriques pour évaluer les troubles psychosociaux et les comorbidités.

Dans des cas spéciaux, le spécialiste peut avoir recours à des examens techniques, radiologiques ou psychologiques complexes et demander l´aide à d´autres disciplines médicales.

 

Diagnostic différentiel

De nombreuses pathologies peuvent provoquer des douleurs dans la région de la tête et de la bouche. Dans des cas cliniques obscurs, des consiliums médicaux sont indispensables pour un diagnostic et une thérapie correcte.

 

Traitement

La marche à suivre dans le traitement du SADAM est conservatrice et prudente. Différents modes thérapeutiques peuvent être utilisés de façon individuelle, le tout dépendant de la gravité de la pathologie.

  • L´information du patient sur son syndrome et son diagnostic exact est le premier pas vers une relation thérapeutique amicale, confiante et rassurante. Des craquements ou bruits articulaires par exemple ne doivent surtout pas inciter le patient à avoir trop de soucis.
  • Dans beaucoup des cas, des conseils simples pour modifier le comportement peuvent améliorer nettement les symptômes : nourriture molle, traitement au chaud ou au froid, sport, stretching, techniques de relaxation, stratégies pour réduire son stress par exemple.
  • Une gouttière occlusale est souvent ajustée par le chirurgien dentiste/stomatologiste pour relaxer la musculature et décomprimer l´ATM.
  • La kinésithérapie est souvent utile pour réduire les tensions musculaires dans tout le corps et influencer de façon positive le traitement.
  • Des médicaments antalgiques, anti-inflammatoires ou myorelaxants sont parfois nécessaires pour arrêter le processus de la chronification douloureuse ou améliorer la qualité de vie.
  • La neurostimulation électrique transcutanée (TENS) réduit souvent la tension musculaire et les douleurs musculaires.
  • D´autres traitements comme l´acupuncture, l´infiltration des points trigger myofaciaux ou l'homéopathie peuvent aider à réduire les symptômes.
  • Des traitements dentaires, orthodontiques ou chirurgicaux invasifs ne doivent être pris en compte que dans des cas très spéciaux

 

Articulation temporomandibulaire (A.T.M)

 

L'articulation temporomandibulaire ou ATM est une Diarthrose qui unit la fosse mandibulaire de l'os temporal avec le condyle de la mandibule par l'intermédiaire d'un ménisque ou disque fibro cartilagineux et fermé par une capsule articulaire.

Gray309.png

 

Vue latérale de l'articulation de la mandibule

Gray310.png

 

Vue médiale de l'articulation de la mandibule

 

Il existe deux articulations qui fonctionnent en synergie. Elles permettent les mouvements de la mandibule (mâchoire) par rapport au crâne et offre plusieurs fonctions :

  • la déglutition, salivaire ou prandiale (alimentaire),
  • la mastication,
  • la phonation,
  • le bâillement.

Les muscles qui mobilisent l'articulation entre les mâchoires sont les muscles manducateurs ou muscles posturaux : muscles masticateurs, tels le muscle temporal, le muscle masséter ou les muscles ptérygoïdiens, et les muscles sus-hyoïdiens et sous-hyoïdiens. Ils déterminent des mouvements :

  • de propulsion ou rétropulsion de la mandibule (menton en avant ou en arrière)
  • d'abaissement ou d'élévation (ouverture ou fermeture de la bouche)
  • de diduction (mouvements de latéralité)

Syndrome dysfonctionnel de l'articulation temporomandibulaire. La pathologie de l'articulation temporomandibulaire se traduit par des douleurs musculaires (myalgies), des craquements, des ressauts à l'ouverture et à la fermeture. Sa proximité de l'oreille peut engendrer des acouphènes, des otalgies ou encore des sensations de vertige ou d'oreille bouchée.

Les causes de la dysfonction sont:

  • Une mauvaise occlusion : toute dégradation de l'occlusion se répercute à terme sur l'articulation des mâchoires.
  • L'existence de parafonctions (serrer les dents, grincer des dents ou bruxisme) générées ou, le plus souvent, aggravées par le stress.
  • Une dysfonction dans le jeu des muscles agonistes et antagonistes, ou une réduction de la phase de repos physiologique des muscles, voire des crampes musculaires.
  • Une différence de la hauteur des membres inférieurs.
  • Une mauvaise position de la langue entrainant une mauvaise déglutition salivaire.

 

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 07:00

FIBROMYALGIE : LE POINT DE VUE DU PSYCHIATRE

 

Je suis tombé par hasard sur cette page web et je dois dire que la réflexion posée est intéressante.

L’article n’est malheureusement pas daté, ce qui aurait pu donner une indication sur la période de rédaction et les mentalités de cette époque sur la fibromyalgie.

Je ne suis toutefois pas d’accord sur le fait que les antidépresseurs soient les seuls médicaments efficaces. Personnellement, ils n’ont aucun effet sur moi… Une autre question se pose : soignent-ils l’effet ou la cause de la maladie ? De plus, en y réfléchissant bien, tous les patients fibromyalgiques n’ont pas, dans l’anamnèse de leur parcours médical, une dépression passée ou des chocs psychologiques, voire physiques. Il ne faut pas faire de généralité en la matière. La dépression réactionnelle n’est, par contre, que trop évidente face à la douleur et à l’épuisement… En tiennent-ils compte ? J’ai un doute…

À une heure où la piste rhumatologique est intimement couplée à la piste neurologique, et où chacun se jette la balle ; alors que les recherches tendent à montrer malgré tout une anomalie du cerveau, il n’est toujours pas possible de savoir quelle est la cause de la fibromyalgie.

C’est un article qui explore la psychiatrie, autre domaine qui par le passé était avancé systématiquement, mais plus de nos jours, du moins depuis très peu d’années.

Dernier point de désaccord, on parlait déjà, mais sous un autre nom, de la fibromyalgie (comme expliqué dans un article sur Florence Nightingale - voir sur le blog) au 18e siècle…

À vous de vous faire une idée en gardant à l’esprit que rien n’est définitivement arrêté en terme de diagnostic et que tout est à prouver.

Cet article est tiré de la page suivante :

http://www.psychiatriemed.com/fabrice_lorin_fibromyalgie_vue_par_le_psychiatre.php

 

Dr Fabrice LORIN : Fibromyalgie: le point de vue du psychiatre

 

Dr Fabrice LORIN

Centre d’Évaluation et de Traitement de la Douleur

Hôpital Saint Eloi

CHU de Montpellier

f-lorin@chu-montpellier.fr

 

Cours Faculté de médecine, Capacité Traitement de la douleur

 

« Mon Dieu, préservez-moi des douleurs physiques, je m’arrangerai avec les douleurs morales » Nicolas de CHAMFORT (1741-1794)

 

Fibromyalgie et psychiatrie: y a t'il des liens et quels sont-ils? La question nous est souvent posée et fait l'objet de recherches actuelles. Nous souhaitons faire un modeste état des lieux basé sur une pratique clinique de psychiatrie de liaison en CHU.

La fibromyalgie est une nouvelle pathologie, articulée autour de deux symptômes cardinaux, la douleur musculaire et la fatigue. Elle est au carrefour de la modernité et elle est l’enjeu de discussions au sein de la communauté médicale. Les questions sont quotidiennement posées au médecin généraliste par des patients inquiets. Ils sont ensuite orientés vers le rhumatologue ou le rééducateur fonctionnel, le neurologue ou le psychologue et last but not least le psychiatre. C’est un sujet ouvert, quant à son origine, son étiologie, sa réalité factuelle puisque les bilans ne montrent aucune anomalie. Refusant de nous payer de mots, nous souhaitons approcher le cœur de la machine. La médecine était un Art mais au XIXème siècle, elle quitte le domaine artistique et veut devenir scientifique. L’absence de marqueurs objectifs biologiques ou radiologiques dans la fibromyalgie, renouvelle une prudence circonspecte. Enfin l’aspect médico-légal et la reconnaissance comme pathologie invalidante sont très discutés. Peu de psychiatres en réalité rencontrent ces patients. Notre expérience pluridisciplinaire au Centre d’Évaluation et Traitement de la Douleur du CHU de Montpellier, les nombreuses discussions avec mes confrères d’autres spécialités, nous poussent à ouvrir le débat sans tabou sans apriori ni dogme, dans le cadre de l’enseignement universitaire. Alors fibromyalgie et psychiatrie: quels sont les liens?

Au regard de l’histoire, la fibromyalgie, à l’inverse des autres pathologies, n’a pas d’historicité ancienne; c’est une maladie nouvelle voir quasiment anhistorique. Certes, elle était dénommée polyenthésopathie quelques années auparavant. Ce terme signifie « maladie des enthèses », c'est-à-dire ce lieu de transition histologique (tissulaire) entre l’os et le tendon, lieu d’attache intermédiaire, zone frontière, près de la border line. Elle est aussi appelée SPID Syndrome Polyalgique Diffus, parfois fibrosite.

L'OMS la reconnaît comme maladie rhumatismale « non spécifique » depuis 1992.

La prévalence est évaluée de 2 à 5 % de la population mondiale avec une prévalence de 3,4 % chez les femmes et de 0,5 % chez les hommes.

La définition est classiquement une représentation graphique des trois grâces.

Je ne reviendrais pas sur la description usuelle, la douleur diffuse depuis au moins 3 mois et les 11 des 18 points douloureux retrouvés à l’examen somatique. Par contre les symptômes secondaires sont intéressants pour le psychiatre. Les voici :

Troubles du sommeil: 85 à 90%, Asthénie: 89%, Troubles cognitifs: 87%, Syndrome anxiodépressif: 86%, Symptômes digestifs: 32% (Blotman: l’observatoire du mouvement, Novembre 2003)

Plusieurs pistes psychogéniques s’offrent au regard clinique du psychiatre : d’abord les liens entre fibromyalgie et hystérie, puis entre fibromyalgie et dépression, entre fibromyalgie et dysthymie et, enfin j’aborderai la neurasthénie de Beard.

 

1-Fibromyalgie et Hystérie

 

D’un point de vue clinique, les psychiatres et psychanalystes, avancent rapidement et (trop) facilement que la fibromyalgie est une expression moderne de l’hystérie. Le langage du corps et de la conversion hystérique épouse l’époque. Or l’époque est à la douleur. Le théâtre hystérique met donc en scène le corps fibromyalgique.

Pour parler d’hystérie, il faut opérer en deux temps. D’abord repérer la personnalité hystérique puis les symptômes de conversion.

La personnalité hystérique. Depuis des années, j’utilise la clinique décrite par Lucien ISRAEL, et les six signes qu’il a décrit avec finesse et pertinence :

1. Théâtralisme

2. Séduction/érotisation

3. Suggestibilité

4. Perturbation des conduites sexuelles

5. Infantilisme

6. Mythomanie.

Mais l’hystérie a disparu de la nosographie, effacée depuis le DSM-III, elle est démembrée en personnalité histrionique et troubles somatoformes. Alors qu’elle était décrite depuis l’Antiquité égyptienne et grecque, les experts l’ont supprimé. Nous reconnaissons dorénavant la personnalité histrionique.

Il s'agit d'un mode général de réponses émotionnelles excessives et de quête d'attention, qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes:

1. le sujet est mal à l'aise dans les situations où il n'est pas au centre de l'attention d'autrui

2. L’interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction sexuelle inadaptée ou une attitude provocante

3. Expression émotionnelle superficielle et rapidement changeante

4. Utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l'attention sur soi

5. Manière de parler trop subjective mais pauvre en détails

6. Dramatisation, théâtralisme et exagération de l'expression émotionnelle

7. Suggestibilité, le sujet est facilement influencé par autrui ou par les circonstances

8. Considère que ses relations sont plus intimes qu'elles ne le sont en réalité.

(American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p)

Les distinctions sont subtiles mais je trouve la description sémiologique d’ISRAEL plus complète. Il aborde l’immaturité et les troubles sexuels sous-jacents. Les névroses ont disparus des classifications de maladies mentales DSM-IV et CIM 10. Il y a une discrète jubilation pour les thérapeutes à les voir resurgir sous d’autres aspects, ces entités soi-disant disparues. (La disparition des névroses annonçait-elle l’extinction des psys Old school ?)

Conversion hystérique et fibromyalgie : la fibromyalgie est-elle une forme moderne de troubles dissociatifs et de conversion ? Le terme de conversion a d’ailleurs survécu dans les manuels de DSM-IV et la CIM 10. «  Dans les années 70 j’étais spasmophile. Maintenant j’ai 54 ans et je suis fibromyalgique » me disait une patiente. L'Hystérique peut faire ce qu'on appelle une conversion somatique ou une conversation somatique car le symptôme de l'Hystérique est langage (cf. Etudes sur l’hystérie de Freud). Les algies hystériques peuvent intéresser n'importe quelle partie du corps. Sans substratum organique, elles résistent à tous les antalgiques et sédatifs habituels. Les céphalées sont actuellement si fréquentes, embarrassant le praticien qu'il faut se demander si elles ne sont pas la forme la plus moderne de la maladie.

La description des algies hystériques est impossible, car il y a autant de formes que de patients. Elles surviennent seules ou avec un cortège d'autres symptômes. Elles se résument en une plainte qui ici encore, entraîne le refus ou l'espacement des relations sexuelles.

Dans les formes sévères, nous trouvons un mode de vie et une identité entièrement structurés autour de la plainte douloureuse que je nomme Lamentum doloris.

La psychanalyse a beaucoup apporté à la compréhension des phénomènes de conversion. Les études explorant l’imagerie cérébrale de la conversion hystérique sont encore rares. Cependant elles montrent que les bases cérébrales de la conversion sont différentes de la simulation (Spence et al.2000). De même l’imagerie fonctionnelle de la fibromyalgie est récente. Dans les deux maladies, l’aire cingulaire antérieure est hyperactivée. Mais cette zone est également très impliquée comme projection corticale principale dans les processus de douleur chronique. Nous sommes encore dans la préhistoire de l’imagerie fonctionnelle et les pathologies se superposent sur des zones aux limites trop imprécises. Notons également que la psychothérapie -dont la psychanalyse- montre un déplacement de cette hyperactivation de la région antérieure vers la région postérieure de l’aire cingulaire. Le Tep Scan objective les modifications cérébrales d’une prise en charge psychothérapique. En conclusion, dans ma pratique, je n’ai pas souvent retenu le diagnostic d’hystérie de conversion pour des patients fibromyalgiques. La personnalité histrionique est rarement retrouvée.

 

2-Fibromyalgie et dépression

Il ya trois types de symptômes communs :

L’asthénie, les troubles du sommeil et les troubles cognitifs

Dans la fibromyalgie, les patients décrivent une impression de très mauvaise qualité de sommeil avec une sensation de sommeil léger, agité et rempli de nombreux rêves. La durée totale du sommeil est raccourcie mais la latence d’endormissement est normale ou légèrement raccourcie. Par contre il y a une carence chronique en sommeil lent profond (notamment absence de stade IV).

Dans la dépression, le réveil est précoce, le patient présente des difficultés d’endormissement lors de manifestations anxieuses associées. Il existe une diminution de la latence du sommeil paradoxal.

Les troubles cognitifs sont présents dans la fibromyalgie à type de ralentissement idéique, et de trouble de la mémoire de fixation.

Toutes les études confirment la fréquence plus élevée d’épisodes dépressifs majeurs (EDM) et d’antécédents d’EDM chez les patients souffrant de fibromyalgie par rapport à la population générale.

L’existence de symptômes de détresse morale contribue de manière essentielle au comportement de recherche de soins et au handicap fonctionnel, psychologique et social lié à la maladie.

La très grande proximité entre fibromyalgie et dépression peut conduire à l’idée d’une même pathologie, d’autant que les antidépresseurs sont le seul traitement efficace. Une autre piste est de considérer la fibromyalgie comme un syndrome résiduel de dépressions récurrentes.

Cependant certains auteurs persistent à séparer rigoureusement les deux entités, afin d’affirmer la réelle autonomie de la fibromyalgie et sa reconnaissance en tant que telle. Nous leurs laissons le choix de cet avis, sans le partager.

 

3-Fibromyalgie et dysthymie

 

La dysthymie est un terme psychiatrique encore peu connu du grand public et correspond à ce que l’on dénommait autrefois « dépression chronique ». La définition est la suivante :

La dysthymie est caractérisée par un état accablant et chronique de dépression, manifesté par une humeur dépressive la plupart du temps, pendant plus de jours que l'inverse, pendant au moins 2 années.

 La personne qui souffre de ce trouble ne doit pas avoir été pendant plus de 2 mois sans éprouver deux ou plus des symptômes suivants :

1-Faible appétit ou manger avec excès.

2-Insomnie ou hypersomnie

3-Faible énergie ou fatigue.

4-Faible estime de soi

5-Faible concentration ou difficulté à prendre des décisions

6-Sentiments de désespoir

Cette symptomatologie au long cours, invariante et monotone, durable et peu changeante, nous rapproche beaucoup de la fibromyalgie et nous éloigne pour le diagnostic différentiel de l’hystérie bruyante et labile, de l’épisode dépressif majeur de durée définie également réversible. La fibromyalgie comme la dysthymie sont des pathologies chroniques installées dans la durée. La plupart des psychiatres de liaison intervenant dans les services de rhumatologie, de rééducation fonctionnelle, d’algologie, au CHU de Montpellier, considèrent qu’il s’agit d’une seule et même pathologie. Il y a un abaissement considérable du seuil de la douleur dans certaines formes de dysthymie et cela recouvre en fait le champ de la plupart des fibromyalgies. Les projections corticales de la douleur et de la dépression sont très proches dans l'aire cingulaire antérieure. L'efficacité des antidépresseurs plaide également en faveur de cette hypothèse.

 

4-Fibromyalgie et Neurasthénie

Nous aurions pu nous arrêter là et conclure que fibromyalgie= dysthymie. Mais la relecture du psychiatre newyorkais le Dr George BEARD (1839-1883) et de sa description invention de la fameuse neurasthénie en 1868, nous a surpris par les points communs et l’actualité de son observation.

La neurasthénie de Beard :

1-Céphalées en casque « en galeatus »

2-Insomnie, cauchemars

3-Rachialgie et Hyperesthésie spinale avec plaques cervicale et sacrée, voir coccygodynie

4-Asthénie surtout matinale jusqu’à la clinophilie avec atrophie musculaire

5-Troubles dyspeptiques. Charcot dit: « L’affection de l’estomac complète le tableau »

6-Troubles de la sexualité: hyperexcitabilité génitale au début, éjaculation précoce: « Une simple course dans un omnibus mal suspendu sur le gros pavé des rues, détermine chez eux la turgescence du pénis pendant tout le trajet » puis impuissance. Chez la femme, perte du désir génésique voir dégoût

7-Asthénie psychique

8-Diminution de la mémoire

9-Indécision, aboulie

10-Préoccupations hypochondriaques

Si nous rappelons les symptômes secondaires de la fibromyalgie, évoqués au début de l’exposé,

Troubles du sommeil: 85 à 90%

Asthénie: 89%

Troubles cognitifs: 87%

Syndrome anxiodépressif: 86%

Symptômes digestifs: 32%

Nous constatons une superposition renouvelée entre la neurasthénie de Beard et la fibromyalgie. Il n’y a pas de découvertes, que des redécouvertes !

 

5-Douleur chronique et abus sexuel

Dans un effort psychopathologique, les études épidémiologiques mettent l’accent, à juste titre, sur les évènements de vie douloureux ou traumatiques vécus antérieurement. Dans la douleur chronique, les personnes ont très souvent vécu des situations traumatisantes avec le sentiment de ne pas pouvoir avoir d’aide ou d’espoir : « Helplessness », « Hopelessness ». Il y a parfois impossibilité psychique à établir un lien avec les traumatismes d’origine. (Wood et al. 1990)

Les femmes ayant des douleurs pelviennes chroniques ont fréquemment des antécédents d’abus sexuels (Walker et al. 1993)

Dans la fibromyalgie, l’anamnèse révèle souvent des antécédents d’abus sexuels, d’abus physiques, de traumatismes émotionnels violents ou encore de négligence par le parent (1997) 20 % de patients douloureux évoquent des abus sexuels de l’enfance avec une nette prévalence pour les femmes =39 %, hommes =7 %. (Wurtele et al. 1990).

Mon expérience au Centre Anti-Douleur du CHU de Montpellier, trace la permanence d’histoires de vie très perturbées, avec carence affective ou abandon, syndrome de négligence parentale, absence de holding (tenue, soutien) maternel, abus sexuels ou physiques etc.

 

6-Phrases de patientes

« J’ai la fibro-spasmo et bataquère…comme si on m’avait passé un rouleau compresseur »

« La fibromyalgie ça brûle partout, je suis intouchable, même les seins »

« C’est comme un essaim d’abeille qui me brûle et me pique souvent là ou des fois là; et je suis fatiguée surtout le matin »

« Quelque chose me grignote la nuit, plus que des fourmillements, le dessus des jambes, ça me brûle; c’est cette fameuse fibromyalgie. C’est amélioré par les teintures-mères de l’homéopathe ».

« J'ai des brûlures sur tout le corps, comme si j'avais un zona de la tête aux pieds.

 

Conclusion

Les liens entre fibromyalgie, dysthymie et neurasthénie sont patents. La fibromyalgie est considérée comme une maladie douloureuse chronique. En allant plus loin,c'est une maladie du système de contrôle de la douleur, en somme une maladie de la douleur, que je nomme algopathie. Le fameux seuil de la douleur chez un individu, est abaissé en raison d'une histoire de vie difficile, de stress, de tendances dépressives, d'accidents somatiques intercurrents etc. De plus, dans la fibromyalgie, il y a une hyperlexialgie: une augmentation inflationniste de la lecture de la douleur corporelle. Les deux néologismes que je propose, algopathie et hyperlexialgie, sont en concordance avec les données de l'imagerie cérébrale fonctionnelle.

Interrogeons-nous sur la question de la question (?) même de la fibromyalgie. Oui, elle est langage du corps et oui elle entre dans ce no mens land des « Troubles fonctionnels ». Elle peut en être un modèle. Alors faut-il donner un nom aux troubles fonctionnels ? Et pourquoi l’Homme a-t’il ce besoin de nommer ?

Depuis Aristote et Hippocrate, la taxinomie ou art de nommer, est le premier outil scientifique. La taxinomie se démocratise avec Internet, la transparence est de rigueur, autrefois le Lafrousse Médical était sur la cheminée ou dans la bibliothèque. L’usager doit savoir. Alors nous créons de nouvelles terminologies. Mais pourquoi nommer et désigner ? Le diagnostic médical sécurise. Face à la peur de mourir, il apporte un apaisement, une identification, une tribalisation du malade. Les sites web sur la fibromyalgie ont cette fonction. Plus généralement les forums médicaux sont des lieux d’échanges, d’informations, de solidarité, de soutien, de conseils, d’expressions, de réassurance et d’anxiolyse. Le site Internet est le nouveau totem de tribus. Mais pour le professionnel, le diagnostic psychiatrique est réducteur. Il entrave le travail psycho-dynamique car nommer c’est réduire et limiter, faire une médecine jivaro. Faut-il dire à une patiente fibromyalgique, que son problème est psychologique ? Et l’envoyer chez le psy au forceps? Nous sommes au cœur d’une alternative : l’interprétation et la proposition peuvent être vécues comme une libération et une ouverture ou comme une intrusion et un inaudible intolérable. « On me dit que je suis pour le psy, mais je ne suis pas folle, j’ai vraiment mal partout, et en plus on ne me croit pas ! ».

 

Les philosophes grecs nous ont transmis une grande sagesse dans l’appréhension de la douleur. Le poète latin Ovide, en exil loin de Rome nous dit : « Accueilles ta douleur, tu apprendras d’elle ».

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 07:00

Syndrome d’Apnée Obstructive du Sommeil - Apnée du sommeil

 

Le S.A.O.S est un syndrome très fréquemment retrouvé chez les fibromyalgiques, et qui détériore de manière considérable la qualité du sommeil, et par conséquent la qualité de vie. L’épuisement chronique et ses conséquences – comme la dépression — que l’on retrouve dans la fibromyalgie et le SFC, qui parfois peut conduire à tort à un diagnostic de narcolepsie plus ou moins atypique doit être détecté rapidement et tarder. L’article aborde aussi certains appareils ; il faut savoir qu’il en existe plusieurs sur le marché et qu’il n’est pas toujours aisé de supporter ce genre de machine pour dormir. Néanmoins il faut persévérer ! Il est aussi possible d’y adjoindre un humidificateur pour un plus grand confort d’utilisation. Voici quelques renseignements et pistes à explorer :   

 

http://www.studiodentaire.com/conditions/fr/apnee_du_sommeil.php#intro      

L’apnée obstructive du sommeil est un trouble sérieux du sommeil qui peut aller jusqu’à mettre la vie d’une personne en danger. « Apnée » vient du mot grec apnea qui veut dire vouloir respirer. Cette maladie se réfère à des épisodes dans lesquelles une personne arrête de respirer pendant 10 secondes ou plus lorsqu’elle dort. Les personnes souffrant d’apnée peuvent arrêter de respirer des dizaines ou des centaines de fois chaque nuit!

Lors de chaque épisode d’arrêt de respiration, le cerveau de la personne qui dort se réveille momentanément pour permettre de reprendre la respiration. Ces réveils, s’ils sont fréquents, conduisent à un sommeil fragmenté et de très mauvaise qualité, même si la personne n’en est pas consciente. Si on soupçonne souffrir d’apnée du sommeil, le dentiste peut travailler conjointement avec le médecin pour en confirmer le diagnostic et choisir le bon traitement.

 

Types d’apnée du sommeil

Il y a principalement deux types d’apnée du sommeil, les deux pouvant perturber sérieusement le cycle du sommeil.

L’apnée obstructive du sommeil se produit lorsque les muscles de la gorge se relâchent à un point où les voies aériennes s’effondrent. Ceci empêche l’air d’entrer à travers le nez et la bouche, mais l’effort de respirer se continue. Ceci est le type d’apnée le plus commun.

L’apnée du sommeil centrale se produit lorsque l’interruption de la respiration durant le sommeil est déclenchée par des problèmes de mécanisme du cerveau qui contrôle la respiration.

 

Symptômes de l’apnée du sommeil

Les gens qui souffrent d’apnée du sommeil ne se rappellent pas normalement de se réveiller durant la nuit. Mais il y a plusieurs indices qui peuvent faire soupçonner le problème : Insomnie. Étouffement avec éveil pendant le sommeil. Réveil en ayant la bouche sèche ou un mal de gorge. Allées fréquentes à la salle de bain la nuit. Maux de tête les matins. Somnolence excessive pendant le jour. Difficulté de concentration. Perte de mémoire. Irritabilité. Dépression. Excès de poids. Cou large (hommes plus de 17 pouces, femmes plus de 16 pouces). Libido sexuelle diminuée. Reflux gastro-œsophagien.

 

Apnée versus ronflement

Le ronflement est souvent associé à l’apnée du sommeil, puisqu’une personne souffrant d’apnée a tendance à ronfler. Mais le ronflement seul est simplement le bruit fait par une personne lorsqu’elle dort. Ronfler, alors, ne compromet pas la santé. Cependant les individus souffrant d’apnée du sommeil arrêtent de respirer complètement pendant au moins 10 secondes, et ce des dizaines ou des centaines de fois par nuit!

Le conjoint ou la conjointe pourrait entendre du ronflement bruyant ponctué d’épisodes de silences et puis un son d’étouffement avant de reprendre la respiration. Cette suite d’événements définit bien l’apnée du sommeil.

 

Conséquences de l’apnée du sommeil

L’apnée du sommeil a de graves conséquences sur la santé qui pourraient mettre la vie en danger. Si l’apnée n’est pas traitée, elle peut conduire à une altération du fonctionnement quotidien, à l’hypertension artérielle ou même à arrêt cardiaque ou un AVC.

Les études ont démontré que les gens qui souffrent d’apnée du sommeil sont très fatigués durant le jour. Si ces gens conduisaient une voiture ou un camion, leur performance serait similaire à celle d’un conducteur ivre.

 

Ce que le dentiste peut faire

Si le dentiste soupçonne que le patient souffre d’apnée du sommeil, il ou elle peut référer chez le médecin ou le spécialiste du sommeil. Le diagnostic sera alors basé sur l’histoire médicale, un examen physique, et les résultats du test de polysomnographie. Cet examen se déroule pendant une nuit de sommeil et mesure le rythme cardiaque et le nombre de fois que la respiration est interrompue pendant que le patient dort.

Si le diagnostic est bien confirmé, le dentiste peut travailler conjointement avec le médecin ou le spécialiste pour traiter la condition.

 

Options de traitements

Si on souffre d’apnée obstructive légère, le traitement initial peut-être simplement un changement d’habitudes. Ces changements comprennent la perte de poids, l’arrêt de consommation de tabac, la réduction de consommation d’alcool et éviter de dormir sur son dos. Il existe aussi des appareils dentaires qui repositionnent la mâchoire du bas et la langue pour pouvoir mieux respirer lors du sommeil.

Mais si quelqu’un souffre d’apnée sévère, la thérapie de choix est le CPAP (Continuous Positive Airway Pressure). Cette machine transporte l’air à travers un masque qui couvre le nez (un autre masque couvre le nez et la bouche et permet aux personnes ayant des difficultés à respirer par le nez de pouvoir utiliser un tel appareil – note du blogueur), et la pression constante garde les voix aériennes ouvertes. Ceci prévient le ronflement mais aussi les épisodes d’apnée.

Le CPAP est par contre un appareil très bruyant et n’est pas toujours toléré par les patients, ni par leurs conjoints. Il existe aussi d’autres traitements, incluant la chirurgie, pour diminuer ou éliminer l’apnée du sommeil.

sleep_apnea_cpap.jpg


è http://www.syndrome-apnee-sommeil.com/index.php?rubrique=270

Quelques témoignages :

http://www.syndrome-apnee-sommeil.com/index.php?rubrique=271

La Pression Positive Continue (PPC) est le traitement le plus efficace permettant à l'air de circuler sans obstacle et de rétablir un sommeil profond et réparateur.

Il est sûr, non invasif, et ne nécessite ni médicament ni chirurgie. Un appareil placé au chevet du patient fournit l'air sous pression via un masque.

 Les alternatives de traitement, comme les appareils dentaires, peuvent avoir des effets bénéfiques sur les apnées modérées et légères. Il existe également une opération chirurgicale, dont le taux de réussite est variable. La chirurgie comporte toujours un risque de complications à court ou moyen terme.

Le traitement par PPC est le traitement de référence. Les personnes ainsi traitées retrouvent un sommeil réparateur, ne ronflent plus et retrouvent dynamisme et entrain. Les risques d’accidents cardio-vasculaires ou d’accidents de la route redeviennent ceux d’une personne normale.

 

Pendant le sommeil, la personne souffrant de SAOS subit un rétrécissement de son pharynx lié à un relâchement musculaire. Cela entraîne une circulation de l'air plus difficile et un ronflement à cause des vibrations de l’air. Si les voies aériennes se ferment complètement, la personne s'arrête temporairement de respirer : elle fait une apnée obstructive.

Un tel événement peut durer 10 secondes ou plus. Il peut être fréquent et se produire jusqu'à plusieurs centaines de fois par nuit. Le sommeil est perturbé sans que le sujet en ait forcément conscience (éveils brefs après chaque apnée).

HYPNOGRAMME---Page-informations-SAS-2-.gif


La courbe bleue représente les cycles de sommeil d'une personne normale, la rouge, ceux d'un patient apnéique.

On observe notamment que le patient apnéique n'atteint que très rarement le sommeil profond, sommeil récupérateur et fait moins de sommeil paradoxal, stade pendant lequel nous rêvons.

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 18:53

LE SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE - SFC

 

Cette pathologie est terriblement déroutante face à la fibromyalgie, car il existe de nombreux points communs. Est-ce la même chose ? Question qui mérite réponse, mais pouvons-nous pour autant en apporter une fiable, je ne sais pas... je reste convaincu que la fibromylgie, le syndrome de fatigue chronique, et les apnées du sommeil, doivent être reliées à un moment ou un autre, et qu'en soignant un de ces éléments on risque de déclencher une réaction en chaîne induisant, à défaut d'une guérison totale, un soulagement non négligeable. Espérons que le futur aboutisse enfin à une solution pour soulager ces maux qui méritent une reconnaissance pleine et entière du corps médical et à l'obtention des droits fondamentaux en la matière !!!

 

 

Le syndrome de fatigue chronique (SFC), également connu sous le nom d'encéphalopathie myalgique, désigne un état de fatigue répété et récurrent qui, même après le repos, ne disparaît pas.

Ce syndrome a été identifié dans les pays anglo-saxons au milieu des années 1980. L'Organisation mondiale de la santé le considère comme une maladie neurologique grave et il figure sur la liste américaine des maladies infectieuses nouvelles, récurrentes et résistantes aux médicaments.

La cause de cette maladie est inconnue.


Causes suspectées :

Cette maladie pourrait résulter d'une infection virale due au rétrovirus XMRV (Xenotropic MLV - Related Virus qui est le variant du MLV (Virus de la leucémie murine). Ce virus a été trouvé dans le sang beaucoup plus fréquemment chez les patients souffrant du syndrome de fatigue chronique dans une étude2. Ce fait n'est cependant pas confirmé dans d'autres populations.

 

Symptômes et diagnostic :

1. fatigue chronique persistante ou récidivante évoluant depuis au moins 6 mois dont le début est individualisable résistante au repos nécessité de réduire ses activités

2. associée à au moins 4 des symptômes suivants :

- trouble de la mémoire ou de la concentration

- pharyngite

- ganglions cervicaux ou axillaires

- myalgies

- polyarthralgies non inflammatoires

- céphalées

- sommeil non réparateur

- malaise après effort physique

3. Exclure une maladie organique présente ou passée, une maladie psychiatrique avérée


Pronostic :

Il ne semble pas exister d'augmentation de la mortalité due à cette maladie, même si le risque suicidaire est possible. Le syndrome pourrait être lié ainsi que causer la dépression. En 2010, un procès a été ouvert en Angleterre pour un suicide assisté d'une jeune femme porteuse de ce syndrome.


***


Autre article très intéressant récolté :

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=syndrome_fatigue_chronique_pm


Syndrome de fatigue chronique : qu’est-ce que c’est?

L’encéphalomyélite myalgique, appelée couramment syndrome de fatigue chronique, est une maladie mystérieuse : on ne sait pas précisément ce qui la cause ni ce qui permettrait d’en guérir. Considérée comme une maladie neurologique, elle apparaît souvent de manière aiguë, entraînant une détérioration rapide et importante de la santé.

 

La fatigue de l’encéphalomyélite myalgique/syndrome de fatigue chronique (EM/SFC) se distingue des autres types de fatigue. Une personne sur cinq qui consulte un médecin dit vivre une grande fatigue. Or, le syndrome de fatigue chronique se caractérise non seulement par la fatigue chronique, mais par une combinaison de symptômes débilitants, notamment de douleurs musculaires et articulaires, de faiblesse et de malaise généralisé réduisant de façon importante les activités professionnelles et personnelles. Tous ces symptômes surviennent sans que le médecin puisse les relier à une maladie quelconque. Parfois, un événement déclencheur est découvert : une infection virale, une immunisation, une anesthésie, un traumatisme physique, l’exposition à des polluants environnementaux, etc.

 

Contrairement à ce qu’on pensait encore il y a quelques années, tous les groupes d’âge (même les enfants), et toutes les ethnies peuvent être touchés par cette maladie et non seulement les personnes d’origine caucasienne. Cependant, les femmes en sont de 2 à 4 fois plus atteintes que les hommes.

 

Bien qu’on trouve des références au syndrome de fatigue chronique jusque dans les années 1750, ce n’est qu’en 1988 qu’il a formellement été reconnu en tant que maladie. Plus de 1 000 noms ont déjà décrit cet état (certains sont encore couramment utilisés), dont la neurasthénie, le syndrome postviral ou encore le syndrome des yuppies (pour « Young Urban Professionals », puisqu’il frappe surtout à la jeune trentaine).

 

Causes

La plupart des personnes touchées par le syndrome de fatigue chronique menaient une vie saine et active avant d’être frappées par la maladie.

 

L’hypothèse d’une cause virale est de plus en plus certaine, car on peut souvent identifier une infection comme élément déclencheur. Il existe des preuves probantes d’un dysfonctionnement du système immunitaire, dans les cellules chargées de combattre l’infection. Des recherches ont montré une faiblesse des cellules tueuses naturelles2 et des dysfonctions biochimiques des cellules chargées d’absorber et d’éliminer les corps étrangers circulant dans le sang.

 

Évolution

Le syndrome de fatigue chronique évolue de manière fort variable. Ses manifestations les plus aiguës durent en général 2 ans et peuvent revenir de manière cyclique. Les symptômes ont tendance à diminuer avec le temps. Peu de sujets guérissent complètement, mais progressivement, la majorité retrouve une bonne partie de ses capacités. Un faible nombre peut devenir invalide ou souffrir d’une dépression.

 

Diagnostic

Souvent, la personne atteinte d’une fatigue extrême et chronique doit se soumettre à de nombreux tests médicaux. Cela est attribuable au fait que plusieurs maladies entraînent une baisse importante d’énergie. Mentionnons, à titre d’exemples, la fibromyalgie, l’hypotension, la mononucléose infectieuse chronique, l’hypothyroïdie et le syndrome de l’intestin irritable.

 

On ne doit pas non plus la confondre avec la dépression. Contrairement à la personne déprimée qui ne trouve plaisir à rien, le « fatigué chronique » apprécie les bonheurs de la vie, mais s’épuise rapidement, ce qui entraîne des frustrations et un sentiment d’emprisonnement.

 

Selon le Consensus canadien, le diagnostic du syndrome de fatigue chronique exige que les symptômes de fatigue chronique, de fatigue après l’effort, de troubles du sommeil et de douleurs significatives soient présents. Le patient doit aussi présenter au moins 2 symptômes neurologiques ou cognitifs, et au moins un symptôme de type endocrinien, immunitaire ou du système nerveux autonome (voir le paragraphe Symptômes). Chez les enfants, les symptômes peuvent varier beaucoup d’un jour à l’autre, mais sont aussi importants que chez les adultes. Chez eux, le diagnostic peut être posé si les symptômes caractéristiques durent depuis plus de 3 mois.

 

Symptômes du syndrome de fatigue chronique

Une fatigue persistante non expliquée qui dure plus de 6 mois.

Une grande fatigue après un effort physique ou mental, qui persiste plus de 24 heures.

Un sommeil non réparateur.

Des douleurs musculaires inexpliquées, similaires aux douleurs causées par la fibromyalgie (chez près de 70 % des personnes atteintes), accompagnées souvent de maux de tête importants et inhabituels.

Des problèmes neurologiques ou cognitifs : confusion, pertes de mémoire à court terme, difficulté à se concentrer, désorientation, difficulté à faire la mise au point visuelle, hypersensibilité au bruit et à la lumière, etc.

Manifestations du système nerveux autonome : difficulté à rester en position verticale (debout, assis ou en marchant), chute de pression en se levant, accélération soudaine du rythme cardiaque (tachycardie), impression d’étourdissement, pâleur extrême, nausée, syndrome de l’intestin irritable, besoin fréquent d’uriner, palpitation, arythmie cardiaque, etc.

Manifestations neuroendocriniennes : instabilité de la température corporelle (inférieure à la normale, périodes de transpiration, sensation fiévreuse, extrémités froides, intolérance aux températures extrêmes), changement de poids important, etc.

Manifestations immunitaires : maux de gorge, fréquents ou récidivants, ganglions sensibles aux aisselles et aux aines, symptômes grippaux à répétition, apparition de nouvelles allergies ou intolérances alimentaires, etc.

 

Personnes à risque

 Les femmes sont 2 à 4 fois plus nombreuses à en souffrir que les hommes.

Plus fréquent chez les gens de 40 ans à 50 ans, ce syndrome peut toucher n’importe quel groupe d’âge.

 

Facteurs de risque

Si les médecins peuvent parfois relever des événements ayant pu participer au déclenchement de la maladie (infection virale, stress physique ou psychologique, etc.), l’incertitude qui l’entoure empêche de présenter des facteurs de risque précis.

 

Prévention du syndrome de fatigue chronique

Peut-on prévenir?

Malheureusement, tant que les causes de cette maladie chronique demeurent inconnues, il n’y a pas moyen de la prévenir. Selon l’Association française du syndrome de fatigue chronique et de fibromyalgie5, de nombreuses personnes ignorent qu’elles sont souffrantes et ne font donc rien pour se soigner. En restant attentif à son état général de santé, on peut cependant accélérer le diagnostic et profiter plus rapidement d’une prise en charge thérapeutique.

 

Mesures pour prévenir ou atténuer les périodes de fatigue

Dans les bonnes journées, éviter les excès d’activité, mais aussi de stress psychologique. Le surmenage peut faire réapparaître les symptômes.

Se réserver des périodes de détente quotidiennes (écouter de la musique, méditer, faire de la visualisation, etc.) et concentrer ses énergies sur son rétablissement.

Dormir suffisamment. Avoir un cycle de sommeil régulier favorise le repos réparateur.

Planifier ses activités de la semaine dans une perspective d’endurance. La période la plus fonctionnelle d’une journée se situe souvent de 10 h à 14 h.

Briser l’isolement en participant à un groupe de soutien.

Éviter la caféine, un stimulant rapide qui perturbe le sommeil et génère de la fatigue.

Éviter l’alcool, qui cause de l’épuisement chez plusieurs personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique.

Éviter de consommer trop de sucres rapides en même temps (biscuits, chocolat au lait, gâteaux, etc.); la baisse de la glycémie qui s’ensuit fatigue l’organisme.


Traitements médicaux du syndrome de fatigue chronique

La cause de ce syndrome étant loin d’être claire, il n’existe pas de traitement spécifique au syndrome de fatigue chronique dont l’efficacité a été clairement démontrée. En pratique, le traitement vise à soulager les symptômes, à donner le maximum d’autonomie au malade et à maximiser ses capacités à son propre rythme, en respectant ses limites1.

 

Thérapie cognitivo-comportementale

Pendant un certain temps, on a préconisé la thérapie cognitivo-comportementale pour traiter le syndrome de fatigue chronique. Cependant, les processus biologiques pathologiques associés à cet état permettent d’écarter l’hypothèse que « le syndrome de fatigue chronique comporte des symptômes qui ne sont qu’imaginés ou amplifiés par une détresse psychiatrique »6. En conséquence, les lignes directrices de traitement présentées par le Consensus canadien ne recommandent pas cette approche qui s’est révélée inefficace pour guérir des symptômes physiologiques comme l’incapacité de rester debout, le mal de gorge, le syndrome de l’intestin irritable, etc.

 

Approches d’autothérapie

L’objectif d’une stratégie d’autothérapie est d’aider la personne atteinte à conserver son énergie, minimiser ses symptômes et améliorer ses habiletés d’adaptation et ses capacités fonctionnelles.

Apprendre à connaître la maladie et les façons de la combattre

Il est important de connaître la maladie et savoir à quoi on peut s’attendre afin d’élaborer des stratégies d’autothérapie. La personne atteinte doit apprendre à reconnaître les signes avant-coureurs et s’arrêter avant d’avoir dépassé ses limites. Il est avantageux de connaître les techniques de relaxation et de réduction du stress, de conservation d’énergie et d’éviter les facteurs aggravants connus.

Développer sa capacité d’adaptation

Se fier à ses impressions et à ses expériences pour déterminer ses limites d’activité.

Se réserver du temps pour se reposer et s’adonner à une activité qui plaît.

Repousser graduellement ses limites, quand on est capable, sans jamais les excéder.

Améliorer son sommeil

Utiliser toutes les techniques permettant d’améliorer le sommeil (se coucher à une heure régulière, prendre un bain tiède, ne pas se coucher pour autre chose que dormir ou l’activité sexuelle, calmer l’activité mentale par la méditation ou des techniques de relaxation, etc., Avoir une alimentation équilibrée)

S’assurer d’une alimentation équilibrée et nutritive : manger à heures régulières, boire suffisamment, au besoin prendre des suppléments alimentaires et un comprimé multienzyme en cas de syndrome de l’intestin irritable ou de problèmes digestifs.

Un malaise ou une fatigue physique importante après un effort est une caractéristique distinctive et un critère du syndrome de fatigue chronique. Un programme d’exercice physique doit être adapté à chaque patient au risque de provoquer une rechute et d’aggraver les symptômes. Il peut être indiqué de commencer par des périodes d’activité aussi brèves que 2 minutes, 3 fois par semaine.

 

Activité physique

Une évaluation initiale devrait précéder l’élaboration d’un programme d’activité sous la supervision d’une personne qualifiée en physiologie de l’exercice et ayant une connaissance approfondie du syndrome de fatigue chronique. L’objectif de ce programme est d’améliorer la capacité fonctionnelle, en respectant les capacités circulatoires et cardiaques mises en lumière lors de l’évaluation. Cependant, il est impératif de décider soi-même de l’intensité et de la cadence des exercices.

 

L’opinion de notre médecin

Je n’oublierai jamais ce jour de novembre, il y a une quinzaine d’années, où je me suis vue confrontée pour la première fois dans ma pratique clinique avec ce syndrome des plus incapacitants.

Josée (nom fictif), une professionnelle de la santé que j’avais connue pleine d’énergie, athlétique, épanouie au travail, se présente à mon bureau totalement transformée. Elle me dit qu’elle se sent fatiguée dès le lever, souffre de douleurs musculaires, articulaires, de maux de tête. Ancienne athlète de niveau national, elle ne pratique plus aucune activité physique. Avec elle, j’ai découvert le syndrome de fatigue chronique que j’avais tout d’abord étiqueté de syndrome dépressif.

Après la phase aiguë, Josée a su apprivoiser sa maladie en identifiant les facteurs aggravant ses symptômes, en connaissant ses limites, en réduisant son stress par des exercices simples de respiration, en s’assurant de la compréhension de ses proches, en partageant dans un groupe de soutien ses expériences avec d’autres personnes vivant avec ce syndrome.

Dr Sylvie Dodin, MD, Chaire pour une approche intégrée en prévention, Université Laval (Québec)

 

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 15:34

Marre d’avoir mal, partout, sans cesse, tout le temps,

Marre d’avoir les yeux qui spasment et nécessitent de l’orthoptie,

Marre d’avoir les muscles oculaires qui font souffrir,

Marre d’avoir le bras douloureux et lourd, juste en me lavant les dents,

Marre de souffrir comme un damné en me lavant,

Marre de devoir m’asseoir pour m’habiller et économiser les gestes,

Marre d’avoir des difficultés à déglutir,

Marre de souffrir en mastiquant les aliments, en avalant,

Marre d’être comme un bout de bois au réveil, ou dès que je me repose, le corps totalement verrouillé,

Marre d’avoir des difficultés à poser un pied par terre au réveil,

Marre de sentir le corps complètement ankylosé, engourdi, comme si des fourmis m’envahissaient,

Marre d’avoir du mal à écrire, à plier les doigts, les phalanges, les poignets,

Marre de souffrir comme un chien pour marcher, même sur une courte distance,

Marre des sciatiques, cruralgies, lombalgies, cervicalgies,

Marre de sentir comme une paralysie dans le bassin, les jambes,

Marre d’avoir des douleurs en levant les bras, pour jouer avec les enfants,

Marre d’être épuisé, exténué, en permanence, sans ressentir le moindre repos, le plus petit bien-être,

Marre de faire des apnées du sommeil, de dormir « équipé », et ressembler ainsi à un pilote de chasse,

Marre de souffrir en conduisant,

Marre d’être obligé de tenir un volant pour conduire, car trop douloureux,

Marre de mettre des heures à être opérationnel le matin,

Marre que mes membres ne soient plus aussi réactifs,

Marre de cette mémoire qui défaille plus que jamais,

Marre de ne plus pouvoir parfois suivre normalement une conversation, d’être attentif,

Marre de ce canal carpien aux deux mains,

Marre de ces extrémités qui gonflent,

Marre de ces bouffées de chaleur insupportables,

Marre de cette nervosité et de ce moral qui vont et viennent,

Marre d’avoir des crampes,

Marre de cette sensibilité au chaud et froid, au son, à la lumière,

Marre de ces vertiges et de ces yeux qui brûlent,

Marre de ces migraines qui peuvent durer des mois,

Marre de ne plus supporter la position assise longuement,

Marre d’être différent,

Marre d’avoir marre, tout simplement…

 

1smunsns.jpg

 

Et après on se demande pourquoi il y a tant de dépressions chez les fibromyalgiques ! Étonnant, non ?

Je suppose que de nombreuses personnes se reconnaitront dans ce portrait qui est le quotidien de ces malades.

Alors, vous qui ne connaissez pas cette maladie, ne jugez pas sur des on-dit, et ne fustigez pas ces malades qui ont déjà assez de mal à se battre contre un corps qui les met en déroute et ne répond plus comme « avant ».

Apportez un peu d’aide, de soutien et de compréhension ne sera pas de trop, je vous assure… ce n'est ni psychologique, ni contagieux !

 

douleur.jpg

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:08

Un site amusant qui propose des objets estampillés "cadeaux ruban énervé fibromyalgie" : porte-clé, étui ipad, t-shirt, etc.

 

A voir à cette adresse : 

http://www.zazzle.fr/ruban+%C3%A9nerv%C3%A9+fibromyalgie+cadeaux

 

Sans-titre-copie-4.jpg

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 23:03

Un article fort intéressant abordant l'épineuse question du possible rôle de la thyroïde dans la fibromyalgie.

Article collecté à l'adresse suivante :

http://thyroide-fibromyalgie.blogspot.com/2010/01/la-thyroide-en-question-dans-le.html

 

La thyroïde en question dans le diagnostic de la fibromyalgie.

A force de constater que bien des personnes diagnostiquées fibromyalgiques ont soit eu des résultats d'analyses pour la thyroïde dont les médecins n'ont pas vraiment tenus compte, car résultats dans les normes du laboratoire, ce qui satisfait bien trop souvent les médecins, ou soit que ces examens n'ont pas été fait du tout alors qu'ils sont recommandés par l'Académie de Médecine, ou soit ils n'ont pas été assez complets, je fais ici une petite mise au point.

Donc pour être bien sûr qu'en fait de fibromyalgie; il ne soit pas question d'une hypothyroïdie et/ou d'une thyroïdite d'Hashimoto qui je le précise donnent toutes les deux, les mêmes symptômes que la fibromyalgie, je vais donner quelques explications.

Les examens de la thyroïde pour qu'ils soient complets, doivent comporter : TSH, T3L, T4L + anticorps antithyropéroxydase dit aussi anti TPO + les antithyroglobuline dit aussi anti TG.

La TSH :
La nouvelle norme maximale internationale est fixée 2,5 UI/l depuis septembre 2004. Les laboratoires comme bien des médecins généralistes ou endocrinologues n'en tiennent pas compte.
Certains laboratoires ont cependant fait un effort en diminuant la norme maximale à 3 ou 3,3 ou 3,5 au plus. Ce qui rapproche déjà un peu.

De plus, il est très important de savoir que la TSH même dans les normes du labo n'est pas significative à elle seule.
La TSH est une hormone de l'hypophyse qui permet de stimuler la thyroïde pour qu'elle produise plus d'hormones ou au contraire, lui dire de ne plus en produire.
La TSH n'a aucune activité en dehors de celle-là.
La TSH peut aussi donner une indication erronée, puisque l'hypophyse a elle-même ses propres dysfonctionnements qui peuvent donc venir perturber les indications qu'elle donne. Donc la TSH peut indiquer par exemple, une hyperthyroïdie, (elle sera basse), alors qu'en fait la personne va décrire des symptômes d'hypothyroïdie et les hormones d'ailleurs démontreront que c'est bien le cas.

Les hormones :
Les T4 sont une réserve d'hormones que la thyroïde fabrique en très grande quantité.
Les T3 sont produites en très petite quantité par la thyroïde, la plus grosse part étant apportée par la conversion de la T4 ce qui se fait par le foie surtout par le foie, mais également toutes les muqueuses. Une petite partie de cette conversion est aussi obtenue par le cerveau, les intestins, les reins.
La T4 n'est donc pas une hormone active du moins elle l'est 5 fois moins que la T3.
Seule la T3 est vraiment active. Elle est nécessaire à chaque cellule de notre organisme pour que cette cellule puisse jouer pleinement son rôle.

Les médecins, ont la fâcheuse tendance de dire que tout est correct à partir du moment où les résultats sont dans les normes du laboratoire. Effectivement on pourrait aussi le penser mais il n'en est rien du tout.

La TSH donc peut donner une mauvaise indication comme expliqué plus haut, mais aussi peut donner la tendance sans pour autant dépasser la norme du laboratoire. Car nous sommes tous et toutes différents et que notre hypophyse également peut fonctionner différemment.
Donc les normes du laboratoire ne doivent qu'être indicatives mais pas être interprétées au chiffre près.

Une TSH qui est plus vers la minimale indiquera donc une tendance à l'hyperthyroïdie.
Pour mieux comprendre le fonctionnement : Petit cours d'endocrinologie.
Une TSH qui est plus vers la maximale indiquera donc une nette tendance à l'hypothyroïdie.

Mais ensuite, il faut tenir compte des hormones qui elles donneront vraiment la direction à suivre, ainsi d'ailleurs que les symptômes.
Et là il faut tenir compte, si les T4 sont élevées et les T3 basses on est dans le cadre d'un hypo dite à T3. On peut avoir aussi l'inverse et là alors il s'agit d'une hyper à T3. Le problème est alors surtout la conversion qui n'est pas suffisante ou alors trop importante.
On peut aussi avoir les deux hormones très basses sous la minimale ou supérieures à la minimale mais alors très proches. Exemple : normes labo : 2 à 4,4 et le résultat est de 2,3. Si un tel résultat est celui des T3, on peut alors considéré qu'on est ici face à une hypo. Et malgré tout si le résultat est dans les normes. 

Je ne donnerais ici que les symptômes de l'hypothyroïdie ou maladie d'Hashimoto (ce sont les mêmes en fait), c'est surtout elle qui nous intéresse, puisqu'elle est la plus proche des symptômes décrit pour la fibromyalgie.
  • Fatigue extrême
  • Constipation
  • Douleurs articulaires
  • Douleurs musculaires
  • Frilosité
  • Prise de poids malgré une perte d'appétit
  • Acouphènes
  • Palpitations cardiaques (qui ne sont pas retrouvées uniquement en hyperthyroïdie)
  • Cholestérol élevé
  • Apnées du sommeil
  • Diminution importante de la concentration intellectuelle
  • Lenteur intellectuelle
  • Perte fréquente de la mémoire proche
  • État dépressif
  • Crampes musculaires et orteils
  • Syndrome sec
  • Syndrome des jambes sans repos ou membres sans repos
  • Chute des cheveux
  • Ongles cassants et striés
  • Insomnies
  • Douleurs pharyngées (type angine)
Il en existe bien d'autres mais ceux-ci sont les plus courants.

Les anticorps : 
Permettent de savoir si il y a ou pas la maladie d'Hashimoto qui est une maladie auto-immune.
Le bilan hématologique montre alors aussi des lymphocytes élevés, mais pas toujours.
La maladie comporte les mêmes symptômes qu'une hypothyroïdie qui peuvent donc être ressentis et ce même si les taux thyroïdiens donc TSH, T3L et T4L sont eux parfaitement dans les normes. La présence seule des anticorps l'un ou l'autre et encore à plus de raisons les deux, peut justifier les symptômes.
Et donc il ne sera pas question ici de fibromyalgie mais bien de dysfonctionnement thyroïdien.

Donc si vous n'avez pas eu les examens complets cités plus haut, demandez les à votre médecin.
Si les résultats montrent effectivement des irrégularités, une échographie thyroïdienne devra être faite afin de vérifier si il existe ou pas la présence d'un goitre et de nodule(s).

Le traitement thyroïdien adapté devrait normalement très rapidement voir la plupart des symptômes diminuer voire même disparaître.

Attention toutefois, dans le cadre d'une hypothyroïdie et d'une maladie d'Hashimoto, on peut aussi très souvent trouver une insuffisance ou pire carrément une carence en vitamine D.
Cette insuffisance ou carence va accentuer les symptômes de la dite fibromyalgie ou de la maladie thyroïdienne et surtout renforcer les douleurs.
Un traitement substitutif permet alors d'améliorer la symptomatologie douloureuse et ceci sans l'aide de traitement type Lyrica  ou Cymbalta aux effets secondaires très nombreux et nocifs. 
Demandez à votre médecin un contrôle de cette vitamine D trop souvent ignorée et pourtant à l'origine de bien des problèmes également.
Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 22:50

Ouest-france en parle ce 24 mars 2011 :

Article collecté à l'adresse : 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-fibromyalgie-a-reuni-une-centaine-de-personnes-_49301-avd-20110324-60145857_actuLocale.Htm

 

La fibromyalgie a réuni une centaine de personnes - Saint-Macaire-en-Mauges

jeudi 24 mars 2011


 

 

À l'initiative du centre de soins, une soirée de partage de savoirs sur le thème de la fibromyalgie s'est déroulée en présence d'un médecin et de membres de l'association Fibromyalgie Grand Anjou. La fibromyalgie, qui se caractérise par des douleurs musculaires chroniques et diffuses, une fatigue importante, des insomnies, touche de 2 à 6 % de la population dans les pays industrialisés. C'est un trouble de la transmission et de la perception de la douleur.

Les échanges entre malades et le médecin présent ont mis en évidence la grande difficulté à cerner la maladie pour le professionnel et à assumer pour le malade, vis-à-vis de son entourage, de la vie professionnelle ou sociale. La prise en charge ne peut être que pluridisciplinaire, avec les kinés, psychologues, ergothérapeutes. « Je dois adapter ma vie à mon possible et oser affirmer qu'il est des choses que je ne peux assumer, m'obliger parfois à marcher, même si c'est dur », explique une malade.

Les échanges ont permis d'aborder des ouvertures à d'autres horizons, comme la sophrologie, l'acupuncture, la mésothérapie, etc. Certains ont évoqué des techniques de soins plus récentes, certaines non reconnues en France.

 

Permanences de Fibromyalgie Grand Anjou le 3 e lundi de chaque mois, centre social Horizon, allée des Aigles, à Beaupréau, à partir de 20 h.

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 14:39

Voici un article très intéressant trouvé à l'adresse :

www.suite101.fr/content/harpagophytum-et-douleurs-a26396#ixzz1HKrjeeuW

 

N'hésitez pas à aller directement sur le site consulter les autres articles d'Emmanuelle RECHER.

 


Harpagophytum et douleurs

 

8 mars 2011 Emmanuelle Recher

 

De nombreuses études ont prouvé l'efficacité de l'Harpagophytum pour soulager les manifestations articulaires douloureuses rhumatismales ou traumatiques.

 

De nombreuses études ont prouvé l’efficacité de l’Harpagophytum pour soulager les manifestations articulaires douloureuses d'origine rhumatismale (arthrose, arthrite, goutte) ou traumatique (tendinites, foulures, lombalgies, maux de dos). Ses propriétés la destinent tout naturellement à la sphère ostéo-articulaire. Et l’Harpagophytum est reconnu pour soigner l’arthrite sous toutes ses formes (sauf la polyarthrite rhumatoïde) et, surtout pour soulager les douleurs d'arthrose à tous les niveaux (colonne vertébrale cervicale, dorsale ou lombaire, hanche, genou). Les résultats de plusieurs essais cliniques indiquent que l’Harpagophytum peut améliorer la mobilité et soulager sensiblement la douleur.

 

Et même sur les douleurs chroniques...

Son efficacité est également reconnue sur des douleurs plus chroniques (lumbago, névralgie, sciatique, tendinite, synovite, entorse). Enfin, il peut être aussi utilisé par les sportifs afin de récupérer plus vite après l’effort.

 

Une excellente alternative aux médicaments

Dans le commerce, on le trouve sous plusieurs formes, capsules, gélules, ampoules, jus et tisanes. Il existe également des pommades à l’Harpagophytum permettant des massages locaux et un soulagement rapide. C’est une excellente alternative aux traitements médicamenteux, bon nombre d’anti-inflammatoires possédant certaines molécules actives de cette plante dans leur forme synthétique (comme la phénylbutazone, Butazolidine™ ou l’indométacine, Indocid™). Il est bien évidemment préférable de privilégier les produits biologiques.

  

La plante et ses vertus thérapeutiques dans la pharmacopée moderne

 

Il doit ses propriétés anti-inflammatoires à la présence d’harpagoside et d’harpagide, deux composés ayant la particularité d’inhiber la formation d’une enzyme participant au processus inflammatoire. Il possède également de l’acide chlorogénique, connu pour ses propriétés diurétiques. Son action dépurative et détoxifiante contribuerait ainsi à la réduction de l'acide urique, impliqué dans les crises de goutte.

 

Le nom vernaculaire de cette plante, "griffes du diable" lui vient des "griffes" acérées dont sont pourvues ses fleurs et qui s’accrochent aux sabots du bétail qui se met alors à danser une danse endiablées pour s’en débarrasser, participant ainsi à la bonne dissémination de la plante. Si sa fleur qui lui donne son nom, les pouvoirs de l’Harpagophytum lui viennent de ses racines contenant de nombreux composants anti-inflammatoires, analgésiques et antispasmodiques.

 

L'Harpagophytum procumbens est une plante africaine rampante, à fleur rouge violacée en forme de trompette. Sous la terre elle développe une racine principale qui s'enfonce profondément dans la terre. C'est à partir de cette grosse racine principale lignifiée que viennent de développer des racines secondaires. La pharmacopée traditionnelle recommande l’utilisation de ces racines secondaires ou tubercules.

 

La grande majorité des espèces d'Harpagophytum proviennent d'Afrique mais il en existe deux espèces endémiques en Chine.

 

Préparer sa tisane d’Harpagophytum

Verser 300 ml d'eau bouillante sur une cuillère à café de racines d’Harpagophytum et laisser reposer à température ambiante pendant 8 heures, puis filtrer; répartir 3 prises de tisanes au cours de la journée.

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 14:45

 

12 mai : Journée Mondiale de la fibromyalgie

12 mai : Journée Mondiale de la fibromyalgie 

La Fibromyalgie est reconnue par l'Organisation Mondiale de la Santé depuis 1992 !!


L'objectif de cette journée est de sensibiliser les gouvernements, les institutions et les media sur la situation des personnes qui souffrent de ces maladies orphelines (c’est à dire, sans traitement, ni prise en charge, et incurable dans l'état actuel des connaissances et des moyens). Cet événement est mené dans 28 pays

Petit historique…

Née le 12 mai 1820 en Grande-Bretagne, Florence Nightingale exerçait le métier d'infirmière lorsqu'elle a contracté une forme grave du Syndrome de Fatigue Chronique et de Fibromyalgie vers l'âge de 35 ans. Elle a passé quasiment les cinquante dernières années de sa vie clouée au lit. Malgré sa maladie, Florence Nightingale est à l'origine de la Fondation de la Croix Rouge Internationale, et elle a également fondé la première école d'infirmières. Elle représente un symbole fort de résistance et de lutte contre la maladie. C'est pourquoi cette date symbole du 12 mai.


cette portion d'article est tirée du lien suivant : http://www.journee-mondiale.com/27/12_mai-fibromyalgie.htm

 

Florence_Nightingale.png

 

Premières années

Florence Nightingale naquit dans une famille britannique de classe moyenne, prodigue et aux relations haut placées, à la Villa Colombia à Florence en Italie. On lui donna le nom de sa ville natale. Son père était William Edward Nightingale, né Shore (1794-1875). En accord avec le testament de Peter Nightingale, l'oncle de sa mère Mary, il avait non seulement hérité des terres de ce dernier, Lea Hurst dans le Derbyshire, mais également pris le nom et les armes de Nightingale. Sa mère était Frances Fanny Nightingale, née Smith (1789-1880). Le père de cette dernière était l'abolitionniste William Smith.

 

 

Inspirée par ce qu'elle considéra comme un appel chrétien divin, qu'elle ressentit pour la première fois en 1837 à Embley Park puis tout au long de sa vie, Florence Nightingale décida de se consacrer au métier d'infirmière. Ce choix démontra à la fois sa passion et son rejet du rôle attendu d'une femme de son statut, qui était de devenir épouse et mère. En effet, la carrière d'infirmière possédait à cette époque une mauvaise réputation, les postes étant principalement occupés par des femmes relativement pauvres, perçues comme des "parasites" suivant les armées. Dans la pratique, ces infirmières pouvaient tout aussi bien travailler comme cuisinières. Ainsi, lorsque Nightingale décida en 1845 d'entreprendre une formation d'infirmière, elle provoqua chez sa famille une grande colère et une grande détresse, notamment chez sa mère.

 

Nightingale s'occupa des pauvres et des indigents. En décembre 1844, en réaction à la mort de l'un d'entre eux dans l'infirmerie d'une workhouse, évènement qui fit alors scandale, elle devint la militante principale de l'amélioration des soins médicaux dans les infirmeries et s'attira immédiatement le soutien de Charles Villiers, alors président du Poor Law Board. Ceci la conduisit à participer activement à la réforme des Poor Laws, qui alla bien au-delà des soins médicaux. Elle joua par la suite un rôle décisif de mentor auprès d'Agnes Elizabeth Jones et d'autres infirmières en formation avant de les envoyer à la Liverpool Workhouse Infirmary.

En 1846, elle visita Kaiserswerth en Allemagne, et en apprit plus sur son hôpital pionnier établi par Theodor Fliedner et géré par un ordre de sœurs luthériennes (diaconesses). Elle fut profondément impressionnée par la qualité des soins ainsi que par le dévouement et les pratiques des sœurs.

Florence Nightingale fut courtisée par l'homme politique et poète Richard Monckton Milnes, 1er Baron Houghton, mais le rejeta, convaincue qu'un mariage mettrait en péril sa capacité à poursuivre sa vocation d'infirmière. À Rome en 1847, se remettant d'une dépression causée par la crise perpétuelle que représentait sa relation avec Milnes, elle rencontra Sidney Herbert, un homme politique brillant qui avait été Secrétaire à la Guerre de 1845 à 1846, poste qu'il occupa à nouveau lors de la Guerre de Crimée. Herbert était déjà marié, mais Florence et lui prouvèrent immédiatement une attraction réciproque et restèrent très proches tout au long de leur vie. Herbert joua un rôle décisif dans la facilitation des actions pionnières de Nightingale en Crimée dans le domaine des soins infirmiers, et elle devint pour lui une conseillère essentielle lors de sa carrière politique. En 1851, elle rejeta la proposition de mariage de Milnes contre les vœux de sa mère.

Nightingale entretenait également des relations fortes et intimes avec Benjamin Jowett, en particulier vers l'époque où elle envisageait de léguer de l'argent afin d'établir une chaire de statistiques appliquées à l'Université d'Oxford.

Nightingale commença sa carrière d'infirmière en 1851, lorsqu'elle obtint une formation de quatre mois en Allemagne en tant que sœur de Kaiserswerth. Elle entreprit la formation malgré les vives objections de sa famille concernant les risques et les implications sociales d'une telle activité, et les origines catholiques romaines de l'hôpital. Pendant son séjour à Kaiserwerth, elle rapporta avoir éprouvé la plus importante et intense expérience de son appel divin.

Le 22 aout 1853, Nightingale prit un poste de surintendante à l'Institute for the Care of Sick Gentlewomen (Institut pour les Soins des Femmes Malades) à Upper Harley Street à Londres, position qu'elle conserva jusqu'en octobre 1854. Son père mit à sa disposition une somme annuelle de 500 livres, qui lui permit de vivre confortablement tout en poursuivant sa carrière. James Joseph Sylvester était son mentor.

 

Guerre de Crimée

La contribution la plus célèbre de Nightingale survint lors de la Guerre de Crimée, qui devint son centre d'attention lorsque des rapports commencèrent à atteindre la Grande-Bretagne au sujet des conditions épouvantables des blessés. Le 21 octobre 1854, Nightingale et un groupe de 38 infirmières volontaires formées par elle-même et incluant sa tante Mai Smith, furent envoyées (sous l'autorisation de Sidney Herbert) en Turquie, à environ 545 kilomètres de Balaclava en Crimée, de l'autre côté de la mer Noire, où était basé le camp britannique.

Nightingale arriva début novembre 1854 à la Caserne Selimiye à Scutari (aujourd'hui Üsküdar à Istanbul). Les infirmières trouvèrent des soldats blessés négligés par un personnel médical débordé face à l'indifférence des officiers. Les réserves de médicaments étaient limitées, l'hygiène négligée et les infections de masse courantes, la plupart d'entre elles étant fatales. Il n'y avait également aucun équipement pour préparer la nourriture des patients.

Nightingale et ses compatriotes commencèrent par nettoyer complètement l'hôpital et l'équipement, et par réorganiser les soins des patients. Cependant, pendant son séjour à Scutari, le taux de mortalité ne diminua pas ; au contraire, il se mit à augmenter. Le nombre de morts dépassa celui de tous les autres hôpitaux de la région. Pendant son premier hiver à Scutari, 4077 soldats y trouvèrent la mort. Dix fois plus de soldats moururent de maladies telles que le typhus, la fièvre typhoïde, le choléra et la dysenterie que de blessures de combat. Les conditions régnant à l'hôpital militaire temporaire étaient fatales aux patients à cause du surnombre, d'égouts défectueux et d'un manque de ventilation. En mars 1855, le gouvernement britannique dut envoyer une commission sanitaire à Scutari, près de six mois après l'arrivée de Nightingale. Les égouts furent nettoyés et la ventilation améliorée, et le taux de mortalité diminua rapidement.

Nightingale continua de penser que le taux de mortalité était dû à la médiocrité de l'alimentation et des réserves, ainsi qu'au surmenage des soldats. Ce n'est qu'après son retour en Grande-Bretagne et avoir rassemblé des informations auprès de la Commission Royale pour la Santé de l'Armée qu'elle se mit à penser que la mort de la plupart des soldats hospitalisés était due aux mauvaises conditions de vie. Cette expérience influença sa carrière, et par la suite elle défendit l'importance des conditions de vie sanitaires. Elle contribua ainsi à réduire le nombre de morts au sein de l'armée en temps de paix et dirigea son attention vers la conception sanitaire des hôpitaux.

 

Retour au pays

Nightingale fut accueillie en héroïne à son retour en Grande-Bretagne le 7 aout 1857. D'après la BBC, elle fut de toute évidence la victorienne la plus célèbre après la Reine Victoria elle-même. Elle déménagea de la résidence de sa famille à Middle Claydon, dans le Buckinghamshire, pour s'installer au Burlington Hotel à Piccadilly. Elle fut frappée de fièvre, probablement due à une forme chronique de brucellose (fièvre criméenne), qu'elle contracta lors de la Guerre de Crimée, possiblement combinée à un syndrome de fatigue chronique. Elle interdit à sa mère et à sa sœur d'entrer dans sa chambre et ne la quitta que rarement.

En réponse à une invitation de la Reine Victoria, et malgré les contraintes imposées par son confinement dans sa chambre, Nightingale joua un rôle central dans l'établissement de la Commission Royale pour la Santé de l'Armée, dont Sidney Herbert devint président. En tant que femme, elle ne put être nommée à la Commission, mais rédigea le rapport de plus de mille pages de cette dernière incluant des rapports statistiques détaillés, et joua un rôle décisif dans l'application de ses recommandations. Le rapport de la Commission conduisit à une révision majeure des soins dispensés aux soldats, et à l'établissement d'une école de médecins militaires et d'un vaste système d'archives médicales de l'armée.

 

Carrière ultérieure

Alors que Nightingale se trouvait encore en Turquie, une réunion publique, organisée le 29 novembre 1855 et visant à faire reconnaître le travail qu'elle avait effectué pendant la guerre, conduisit à l'établissement du Nightingale Fund pour la formation des infirmières. Les donations généreuses affluèrent. Sidney Herbert fut nommé secrétaire honoraire, et le Duc de Cambridge président du fonds. Nightingale était également considérée comme une pionnière du concept de tourisme médical, comme l'indiquent ses lettres de 1856 adressées à des stations thermales turques, dans lesquelles elle précise les conditions de santé, descriptions physiques, régimes alimentaires et autres détails vitaux des patients qu'elle dirigeait vers ces stations, bien moins onéreuses que celles que l'on pouvait trouver en Suisse. Elle orientait de toute évidence des patients disposant de peu de moyens vers des traitements abordables.

En 1859, le Nightingale Fund mit à sa disposition la somme de 45 000 livres, avec laquelle elle créa la Nightingale Training School au St Thomas' Hospital le 9 juillet 1860. L'école s'appelle aujourd'hui Florence Nightingale School of Nursing and Midwifery (école d'infirmières et de sages-femmes) et fait partie du King's College London. Les premières infirmières formées commencèrent à travailler le 16 mai à la Liverpool Workhouse Infirmary. Nigthingale fit également campagne et leva des fonds pour le Royal Buckinghamshire Hospital à Aylesbury, près de la résidence de sa famille.

Nightingale écrivit Notes on Nursing, un petit livre de 136 pages publié en 1860 et servant de pierre d'angle au programme de la Nightingale School et des autres écoles qui furent fondées. Le livre connut également un succès auprès du grand public et est considéré comme un texte classique d'introduction aux soins infirmiers. Nightingale passa le reste de sa vie à encourager l'établissement et le développement de la profession d'infirmière et à la faire évoluer vers sa forme moderne.

Les travaux de Nightingale inspirèrent les infirmières de la Guerre de Sécession. Le gouvernement nordiste fit appel à ses conseils pour organiser les soins médicaux dispensés sur le terrain. Bien que ses idées rencontrèrent de la résistance de la part des officiers, elles inspirèrent le corps de volontaires de la United States Sanitary Commission.

En 1869, Nightingale et Elizabeth Blackwell ouvrirent le Women's Medical College.

Dans les années 1870, Nightingale fut la mentor de Linda Richards, "la première infirmière formée d'Amérique", et lui permit de retourner aux États-Unis avec une formation et des connaissances lui permettant de fonder des écoles d'infirmières de qualité. Linda Richards continua dans cette voie et devint une grande pionnière des soins infirmières aux États-Unis et au Japon.

En 1882, les infirmières de Nightingale possédaient une position d'influence grandissante au sein de la profession naissante. Un certain nombre d'entre elles étaient devenues infirmières en chef dans plusieurs hôpitaux notables, dont le St Mary's Hospital, le Westminster Hospital et la St Marylebone Workhouse Infirmary à Londres, ainsi que l'Hospital for Incurables à Putney. On peut également citer, à travers la Grande-Bretagne, le Royal Victoria Military Hospital de Netley, l'Edinburgh Royal Infirmary, la Cumberland Infirmary, et la Liverpool Royal Infirmary, et également le Sydney Hospital au New South Wales en Australie.

En 1883, Nightingale fut décorée de la Royal Red Cross par la Reine Victoria. En 1907, elle devint la première femme à être décorée de l'Ordre du mérite. En 1908, on lui décerna l'Honorary Freedom of the City of London.

En 1896, Nightingale se retrouva alitée. Il est possible qu'elle ait été victime du syndrome de fatigue chronique et l'International CFS Awareness Day (Journée Internationale de Prévention contre le SFC) est aujourd'hui célébré le jour de son anniversaire. Pendant ces années d'alitement, elle réalisa des travaux pionniers dans le domaine de la gestion des hôpitaux, travaux qui se propagèrent rapidement à travers l'Angleterre et le reste du monde.

Elle mourut le 13 aout 1910. Ses proches refusèrent la proposition d'enterrement à l'Abbaye de Westminster, et elle est aujourd'hui enterrée au cimetière de la St Margaret Church dans l'East Wellow dans le Hampshire.

 

Contribution à la statistique

Dès son plus jeune âge, Nightingale se révéla particulièrement douée pour les mathématiques et y excella grâce aux enseignements de son père. Elle s'intéressa notamment à la statistique, un domaine dans lequel son père, un des pionniers de l'épidémiologie, était un expert. Elle eut ainsi fréquemment recours aux analyses statistiques dans ses compilations, analyses et présentations de données sur les soins médicaux et la santé publique.

Nightingale était une pionnière de la présentation visuelle de l'information. Elle utilisait entre autres des diagrammes circulaires, développés par William Playfair en 1801. Après la Guerre de Crimée, elle se mit à utiliser une version améliorée de ces diagrammes (équivalant aux histogrammes circulaires d'aujourd'hui), afin d'illustrer les causes saisonnières de mortalité des patients de l'hôpital militaire qu'elle gérait. Nightingale appelait "coxcomb" (crête de coq) une compilation de tels diagrammes, mais par la suite le terme fut souvent employé pour désigner un diagramme individuel. Elle utilisait fréquemment les coxcombs pour présenter des rapports sur la nature et l'ampleur des conditions des soins médicaux pendant la Guerre de Crimée aux membres du Parlement et aux fonctionnaires, qui n'auraient probablement pas pu lire ou comprendre des rapports statistiques traditionnels.

Par la suite, Nightingale réalisa une étude statistique complète du système sanitaire dans les campagnes indiennes et fut la figure majeure de l'amélioration des soins médicaux et des services publics de santé en Inde.

En 1858, elle fut la première femme à être élue membre de la Royal Statistical Society, et devint par la suite membre honoraire de l'American Statistical Association.

 

Contribution à la littérature et au mouvement féministe

Bien que mieux connue pour ses contributions à la médecine et aux mathématiques, Nightingale est également un personnage important du féminisme anglais. Entre 1850 et 1852, elle lutta pour se définir elle-même et contre les attentes de sa famille de la voir se marier avec un homme de la haute société. Afin de mettre en ordre ses pensées, elle rédigea Suggestions for Thought to Searchers after Religious Truth (Suggestions d'idées adressées aux personnes en quête de vérité religieuse). Ce livre en trois volumes n'a jamais été imprimé en entier, mais l'une des parties, intitulée Cassandra, fut publiée par Ray Strachey en 1928, qui l'inclut dans The Cause, un texte relatant l'histoire du mouvement féministe.

Cassandra est une protestation contre la féminisation excessive des femmes, qui les rend pratiquement incapables de se débrouiller seules. C'est ainsi que Nightingale considérait le style de vie léthargique de sa mère et sa sœur, malgré leur éducation. Le texte reflète aussi sa crainte de voir ses idées s'avérer inefficaces, comme celles de Cassandre. Cassandre était une vierge-pretresse d'Apollon qui reçut une prophétie inspirée par les dieux, mais ses avertissements prophétiques furent ignorés. Elaine Showalter qualifia Cassandra de "texte majeur du féminisme anglais, un lien entre Wollstonecraft et Woolf."5

Héritage et souvenir

La contribution marquante de Nightingale a été son rôle dans l'établissement de la profession moderne d'infirmière. Elle a montré à toutes les infirmières un exemple remarquable de compassion, de dévouement aux soins des patients, et d'administration consciencieuse et attentive des hôpitaux.

L'œuvre de la Nightingale School of Nursing se poursuit aujourd'hui. Un musée lui est dédié à Londres, le Florence Nightingale Museum, et un autre à elle et sa famille, Claydon House. Un des bâtiments de l'école d'infirmières et de sages-femmes de l'Université de Southampton porte également son nom. Enfin, la Journée Internationale des Infirmières est célébrée le jour de son anniversaire chaque année.

The Florence Nightingale Declaration6, une campagne lancée à l'échelle mondiale par des figures du monde infirmier à travers la Nightingale Initiative for Global Health (NIGH), vise à créer un mouvement populaire mondial afin de présenter à l'Assemblée Générale des Nations Unies de 2008 deux résolutions déclarant : la Journée Internationale des Infirmières 2010 (le centenaire de la mort de Nightingale) et The UN Decade for a Healthy World (Décennie des Nations-Unies pour un Monde en Bonne Santé) de 2011 à 2020 (le bicentenaire de la naissance de Nightingale). La NIGH travaille également à renouveler la prise de conscience des thèmes soulevés par Nightingale, tels que la médecine préventive et la santé holistique.

Plusieurs églises de la Communion anglicane commémorent Nightingale par un jour de fête sur leurs calendriers liturgiques. C'est aussi le cas de l'Evangelical Lutheran Church in America, qui célèbre Nightingale comme une rénovatrice de la société aux côtés de Clara Maass le 13 aout.

La compagnie aérienne KLM a baptisé Florence Nightingale l'un de ses avions de ligne MD-117.

Trois hôpitaux d'Istanbul portent le nom de Nightingale : le F.N. Hastanesi à Sisli (le plus grand hôpital privé de Turquie), le Metropolitan F.N. Hastanesi à Gayrettepe, et l'Avrupa F.N. Hastanesi à Mecidiyeköy, tous trois appartenant à la Turkish Cardiology Foundation.

Pendant la Guerre du Viêt-Nam, Nightingale a inspiré de nombreux infirmiers de l'United States Army, provoquant un regain d'intérêt pour sa vie et ses travaux. Parmi ses admirateurs, on peut citer Country Joe McDonald, qui a réalisé un site web exhaustif en son honneur.

L'Agostino Gemelli Medical Center à Rome, le premier hôpital universitaire d'Italie et l'un de ses centres médicaux les plus respectés, a honoré la contribution de Nightingale à la profession d'infirmière en donnant le nom "Bedside Florence" à un système informatique sans fil qu'il a développé pour assister les soins infirmiers.

La Nightingale Corona, un relief de forme ovale à la surface de Vénus, porte son nom.

Il existe de nombreuses fondations portant le nom de Florence Nightingale. La plupart sont liées aux soins infirmiers, mais il existe également la Nightingale Research Foundation au Canada, dédiée à l'étude et au traitement du syndrome de fatigue chronique, dont on suppose que Nightingale a été victime.

Il existe un effet psychologique appelé Florence Nightingale Effect où les infirmières et docteurs tombent amoureux de leurs patients.

L'United States Air Force entretient une flotte de 20 McDonnell Douglas C-9A "Nightingale", des appareils d'évacuation médicale aérienne.

La tour située la plus au nord des Selimiye Barracks est aujourd'hui un musée, et dans plusieurs de ses pièces, des reliques et reproductions liées à Florence Nightingale et ses infirmières sont en exposition12.

Une plaquette en bronze, attachée au socle du Crimean Memorial au Haydarpasa Cemetery, à Istanbul, inauguré en 1954 le jour de l'Empire Day pour célébrer le centième anniversaire de ses services d'infirmière rendus à la région, porte l'inscription suivante :

"À Florence Nightingale, dont les travaux réalisés il y a un siècle près de ce cimetière ont permis d'apaiser beaucoup de souffrances humaines et établi les fondations de la profession d'infirmière."

Médaille Florence Nightingale

Depuis 1907, le Comité International de la Croix-Rouge décerne la médaille Florence Nightingale aux personnes se distinguant par leurs actions dans le domaine des soins infirmiers. Dans les règles initiales la médaille était attribuée à six infirmières par an. Selon le règlement en vigueur depuis 1991, la médaille est attribuée à des femmes et des hommes, tous les deux ans par une décision du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Selon ce règlement il ne peut y avoir plus de cinquante attributions de cette médaille par délibération. En outre le titre honorifique n'est plus seulement attribuable à des infirmiers de profession mais aussi à des collaborateurs de la Croix-Rouge actifs à titre bénévole ou comme employés dans le travail humanitaire et de secours. Depuis sa création, et avec la 42ième promotion en 2009 le travail de 1337 personnes a ainsi été honoré. La médaille est remise, dans chaque pays, soit par le chef de l'État, soit par le président du comité central de la Société nationale. La première attribution de cette médaille a été faite en 1920 et récompensait rétroactivement le travail de 42 infirmières, six par années depuis l'institution de cette distinction honorifique. Aucune attribution n'avait été faite antérieurement. Les lauréats sont proclamés le 12 mai, date anniversaire du décès de Florence Nightingale et journée internationale des Infirmières.

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:58

L'association Entraide Fibromyalgie Ouest, organise un repas créole le 03 Avril 2011 à 12h.

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter E.F.O aux numéros indiqués en bas de l'affiche.

 

EFO---aff-jpg

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 11:35

A la une aujourd'hui, une nouvelle question dans JO SENAT, de M. Antoine Lefèvre à M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé :

 

http://www.senat.fr/questions/base/2011/qSEQ110217181.html

 

Prise en charge de la fibromyalgie

13 ème législature

Question écrite n° 17181 de M. Antoine Lefèvre (Aisne - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 17/02/2011 - page 384

M. Antoine Lefèvre attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la prise en charge de la fibromyalgie. Malgré la gêne considérable qu'elle implique pour la vie quotidienne des patients qui en sont atteints, cette affection n'apparaît pas suffisamment reconnue en France comme pouvant entraîner une invalidité importante. Concernant la prise en charge par l'assurance maladie, elle semble assez inégalitaire suivant les territoires. Or, la fibromyalgie était l'un des objectifs du plan d'amélioration de la prise en charge de la douleur 2006-2010, ainsi que du plan d'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques, annoncé le 24 avril 2007.

Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître l'état d'avancement de ce dossier

 

 

 

 

En attente de réponse du Ministère du travail, de l'emploi et de la santé En attente d'une réponse ministérielle.

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 15:11

Article récolté à l'adresse suivante : http://fibromyalgie-ducloux.centerblog.net/17-le-mythe-de-la-caverne-de-platon-adapte-a-la-fibromyalgie

 

 

 

Le mythe de la caverne de Platon peut s’appliquer aux fibromyalgiques, aux médecins et à l’entourage du fibromyalgique ;


Je vous résume brièvement ce mythe :

 

Des hommes sont enchaînés dans une caverne. Dans cette caverne la lumière passe par un petit espace. Ils sont dos à cette ouverture pour la lumière.

 

Des choses de l’extérieur, ils ne voient que les ombres projetées sur le mur de la caverne, des sons ils n’en perçoivent que les échos.

 

Ils ne peuvent donc se construire qu’une image du monde réel.

 

L’un deux va sortir. Il va devoir s’habituer à la lumière, il va en souffrir. Il aura le choix : retourner dans la caverne pour ne pas souffrir de cette lumière éclatante ou rester, s’habituer, s’accoutumer et voir le monde dans sa réalité.

 

S’il retourne dans la caverne pour expliquer aux autres le monde réel, personne ne le croira, il sera très mal reçu.

 

Les enchaînements représentent les croyances, les certitudes, les convictions, les préjugés et autres a priori.

 

Platon veut nous enseigner qu’il ne faut pas prendre pour vraies les données de nos sens et les préjugés formés par l'habitude

 

Il est difficile de nous libérer de nos chaînes (opinion, croyances, ..) pour accéder à la connaissance de la réalité (l’extérieur de la caverne)

 

L’homme a tendance à résister au changement il est sous l'emprise des idées reçues.

Platon veut montrer ainsi la difficulté qu'il y a à apprendre et à enseigner.

 

Nous sommes tous englués dans des habitudes de vie, des croyances, des convictions, des certitudes, des façons de penser ou de se représenter le monde, des à priori.

 

Il est plus confortable de rester dans cette position engluée que de se confronter à la réalité, qui transformera radicalement nos habitudes et notre façon de penser.


Je pense que vous avez compris l’allégorie de la caverne de Platon.

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 22:22

Article collecté à l'adresse suivante :

http://www.samu.asso.nc/Cours_douleur/Seminaire_3/La%20fibromyalgie.htm


La fibromyalgie : maladie ou syndrome ?


Jean SIBILIA
Service de Rhumatologie – CHU de Strasbourg
1, avenue Molière - Strasbourg

 

 

Depuis quelques années, le concept de fibromyalgie ne cesse de progresser mais il inquiète de plus en plus le médecin et son patient.
Le médecin est inquiet car il ne comprend pas le vécu douloureux du patient, le mode d'expression de la douleur et la mise en échec presque systématique des différentes tentatives thérapeutiques.
e patient est inquiété par la perplexité du médecin qui s'acharne à mettre en évidence une anomalie biologique ou d'imagerie qu'il ne trouve pas.
Cette inquiétude, entretenue par une incertitude diagnostique persistante, est le facteur essentiel expliquant les difficultés de la prise en charge de la fibromyalgie. Pour essayer de démystifier cette affection, il faut essayer de répondre à 5 questions principales.


1) Comment définir cette affection ?

La fibromyalgie se caractérise cliniquement par des douleurs chroniques musculo-tendineuses diffuses, associée presque constamment à une asthénie, des douleurs articulaires et des troubles du sommeil. Le cœur du problème semble être le syndrome douloureux autour duquel gravitent différentes manifestations fonctionnelles, organiques ou psychiques (4). Cela peut être représenté comme une cocarde faite de cercles concentriques qui définissent le spectre clinique de cette affection (Figure 1). Dans une situation assez similaire, le symptôme central peut être l'asthénie associée très souvent à différentes manifestations douloureuses et fonctionnelles. Dans ce cas, ce syndrome est appelé syndrome de fatigue chronique mais globalement, ces 2 entités sont très proches.

L'expression, presque exclusivement fonctionnelle, explique qu'il est souvent difficile d'affirmer rapidement le diagnostic. Pour essayer de faciliter la démarche diagnostique, l'American College of Rheumatology, en 1990, a proposé 2 critères : l'un décrivant la douleur, l'autre définissant 18 points douloureux particulièrement sensibles (Tableau 1) (1). Malgré le bien-fondé théorique de cette classification anglo-saxonne, il faut reconnaître que ces critères sont très peu spécifiques, ne reposant que sur une appréciation essentiellement subjective de la douleur. Ils ont eu certainement pour mérite d'essayer d'unifier des syndromes douloureux chroniques inexpliqués mais ils ont eu aussi l'effet pervers de créer une entité apparemment définie alors que ce n'est probablement qu'un syndrome. L'expérience clinique montre qu'il n'y a pas de critère diagnostique idéal mais la présentation clinique des patients est assez stéréotypée avec 3 éléments dominants :

          Il s'agit de patient qui ont "mal partout", sans que ces douleurs revêtent une systématisation clinique particulière ou soit rythmées par un horaire particulier. Néanmoins, ces douleurs s'aggravent souvent à l'effort, rendant des activités quotidiennes très fastidieuses. Souvent, ce syndrome douloureux est un véritable état d'hyperalgésie rythmé par les gestes de la vie quotidienne (2; 4; 9; 10). 
          Ce syndrome douloureux est presque toujours associé à une importante asthénie et à diverses manifestations fonctionnelles. Cliniquement, l'intensité et la diffusion de l'hyperesthésie, reproduite par palpation de la peau et des zones péri-articulaires sont caractéristiques mais il n'y a aucune autre anomalie objective. 
          Les thérapeutiques antalgiques ou anti-inflammatoires les plus diverses sont mises presque systématiquement en échec, aggravant parfois les douleurs et se compliquant souvent d'une intolérance médicamenteuse.

Ces 3 éléments, observés chez la plupart des patients, ne sont observés dans aucune autre affection organique bénigne ou maligne.

 

2) La fibromyalgie est-elle une maladie de la société moderne ?

Pour certains, la fibromyalgie a remplacé la spasmophilie et pourrait être un syndrome névrotique dont l'expression est propre à notre société. Les arguments habituellement avancés sont l'absence de fibromyalgie dans les descriptions médicales anciennes et surtout l'absence de fibromyalgie dans des populations socialement moins évoluées. En fait, la fibromyalgie est peut-être bien une entité propre aux sociétés occidentales mais elle est décrite depuis longtemps. W. Gowers a décrit en 1904 une entité comparable en l'appelant rhumatisme musculaire (8). Ultérieurement, d'autres noms ont été donnés à des entités proches : fibrositis, polyenthésopathie, syndrome polyalgique idiopathique diffus. Toutes ces appellations ont entretenu la confusion qui règne quand on parle de fibromyalgie.

 

3) Quelle est la prévalence et les caractéristiques épidémiologiques de ce syndrome douloureux ?

Sa prévalence est certainement importante mais elle varie selon les études. Elle est estimée à 0,8% en Finlande; 2% aux USA, 10,5% en Norvège. En France, nous ne possédons pas de chiffre précis, ni même d'estimation pertinente. Il s'agit d'une affection principalement féminine (70 à 80% des cas). L'âge de début se situe entre 20 et 55 ans mais la maladie peut débuter chez l'enfant ou à l'adolescence. Le plus souvent, elle est observée chez la femme péri-ménopausique. Il semble exister des formes familiales mais elles sont rares (3). Il semble aussi que ce syndrome fibromyalgique soit un motif de consultation de plus en plus fréquent, comme l'atteste une étude canadienne qui a montré que cette affection se place au 2ème rang des consultations, après l'arthrose (13).

En France, on semble observer un phénomène analogue avec des consultations de plus en plus fréquentes de sujets souffrant de douleurs diffuses chroniques et rebelles aux antalgiques usuels.


4) Quels sont les mécanismes pathogéniques ?

La fibromyalgie est un syndrome dont on ne connaît pas, à ce jour, la ou les étiologies mais différentes hypothèses sont évoquées. Schématiquement, 2 conceptions s'opposent.

La "théorie organique"

          Les partisans d'une hypothèse organique ont évoqué tour à tour une théorie dite périphérique mettant en cause le muscle ou l'enthèse mais dans l'état actuel des connaissances, il n'y a pas d'argument objectif dans ce sens.
          L'hypothèse d'une origine neuro-endocrinienne, mettant en cause la sérotonine, l'hormone de croissance ou la mélatonine, a été évoquée mais avec des résultats extrêmement controversés qu'il est souvent difficile d'interpréter. Toutes ces perturbations, observées parfois tout à fait objectivement (par rapport à un groupe placebo), ne permettent pas de savoir s'il s'agit de la cause ou de la conséquence de ce syndrome. De plus, la découverte de ce type d’anomalie ne démontre pas forcément l'existence d'une affection organique car dans différentes affections psychiatrique, en particulier dans la dépression, on observe aussi des perturbations des médiateurs neuro-endocriniens. 
          La théorie la plus séduisante met en cause des perturbations des voies nociceptives. Différentes hypothèses sont envisageables, en particulier une modification de l'action des acides aminés excitateurs régulant les nocicepteurs centraux. Les plus étudiés ont été ceux qui agissent sur les récepteurs appelés NMDA (N-méthyl-D-aspartate) sans que l'on ait pu détecter d’anomalie véritablement spécifique. Ce contrôle central de la douleur, qui met en cause de nombreuses autres substances connues ou inconnues, est une voie de recherche passionnante qui permettra peut-être de résoudre l'énigme de la fibromyalgie.

La "théorie psychiatrique"

La 2ème conception est psychiatrique, suggérant que la fibromyalgie pourrait être une forme de somatisation entrant dans le cadre d'une affection névrotique ou parfois un syndrome dépressif masqué.

Cette hypothèse ne permet peut-être pas d'expliquer l'ensemble des manifestations de la fibromyalgie mais il a été démontré récemment, dans une étude particulièrement bien menée qu'un terrain propice à la somatisation favorise l'apparition d'un syndrome fibromyalgique après un traumatisme (11; 12). Néanmoins, cette étude démontre aussi qu'un certain nombre de patients caractérisés par un profil de somatisation ne développeront pas de douleur chronique, suggérant ainsi l'existence d'autres facteurs. Il est donc vraisemblable que la somatisation ou l'anxiété et la dépression sont surtout des facteurs amplificateurs de la douleur mais pas forcément des facteurs initiateurs (6; 7). En fait, il est vraisemblable que les syndromes fibromyalgiques soient des affections multifactorielles qui pourraient se caractériser par l'association de 3 facteurs complémentaires dont le "poids" respectif peut varier selon les individus :

1)       un facteur déclenchant qui est assez fréquemment identifié. Schématiquement, 2 cas de figure sont observés :

          l'apparition d'un syndrome fibromyalgique après une affection virale, une borréliose de Lyme (en particulier en Alsace), un traumatisme physique et/ou psychique (souvent un accident de la route) ou au cours d'une affection immunologique comme une polyarthrite rhumatoïde, un lupus ou une sclérose en plaque est possible (5). Ce type d'association est certainement un facteur de confusion, rendant le diagnostic différentiel particulièrement difficile;
          il est assez fréquent d'observer des patients d'âge moyen dont les douleurs apparaissent à la suite d'un effort inhabituel. Initialement, la symptomatologie semble typiquement mécanique, liée à une ou plusieurs localisations arthrosiques, puis le tableau se pérennise, répond moins bien aux antalgiques et prend une ampleur disproportionnée.

2)       Des facteurs "amplificateurs de la douleur" sont presque constamment observés. Il s'agit de stigmates de somatisation ou d'une composante névrotique anxieuse ou dépressive qui précède souvent l'apparition du syndrome douloureux. Ces facteurs modifient très certainement la perception et l'expression de la douleur. Fréquemment, ces facteurs semblent prendre de l'importance après une période de surmenage physique ou psychologique (5).

3)       Des facteurs environnementaux et sociaux sont observés dans de nombreuses situations. Ils peuvent participer au développement et à la pérennisation du syndrome douloureux. Il s'agit assez souvent de difficultés relationnelles familiales ou des antécédents d'agression physique ou sexuelle au cours de l'enfance ou de l'adolescence. Ces éléments qui concourent certainement au développement des "facteurs amplificateurs de la douleur" sont difficiles à identifier au cours d'une première consultation dont l'objectif principal est d'éliminer une maladie organique. Souvent, lors de cette consultation, le malade ne souhaite pas aborder ces problèmes, préférant "l'échappatoire" d'une possible affection organique.

 

5. Quels sont les règles pratiques ?

Quels que soient les mécanismes pathogéniques, le syndrome fibromyalgique existe comme l'atteste le nombre de patients douloureux chroniques qui consultent, décrivant un syndrome douloureux chronique, assez stéréotypé. En pratique, différents points semblent importants à respecter.

1)      Il faut savoir reconnaître la douleur et accepter qu'elle soit responsable d'un handicap, que le mécanisme principal soit somatique ou psychiatrique. La reconnaissance du symptôme semble être fondamentale dans la prise en charge de ces patients. L'attitude et le discours du médecin doit donc être adapté (9; 10).

2)      Le diagnostic de fibromyalgie est un diagnostic d'élimination. En d'autres termes, il est indispensable d'éliminer toute autre affection douloureuse chronique organique mais aussi psychiatrique (Tableau 2). On assiste actuellement à un "débordement" qui est d'appeler "fibromyalgie" tout syndrome douloureux chronique apparemment non organique. En fait, c'est un abus de langage car bon nombre d'affections psychiatriques névrotiques ou psychotiques peuvent s'exprimer par un syndrome douloureux. Il convient de rechercher ces affections avant d'évoquer le terme de fibromyalgie. En pratique, toute fibromyalgie justifie un bilan complet pour ne pas méconnaître une affection chronique potentiellement curable.

3)      Quand la fibromyalgie s'associe à une autre affection chronique (polyarthrite, lupus …), ce qui est observé dans 30 à 40% des cas, il est primordial de savoir distinguer les douleurs liées au syndrome fibromyalgique. Cette distinction aura le mérite de nous inciter à ne pas majorer de façon intempestive les traitements anti-inflammatoires ou immunomodulateurs qui n'ont habituellement aucun effet sur des douleurs de type fibromyalgie.

4)      La prise en charge du patient justifie des explications claires qui doivent bien distinguer "ce que l'on sait et ce que l'on ne sait pas". Il est préférable d'expliquer au patient les limites de nos connaissances plutôt que de se "retrancher" derrière le terme "fibromyalgie" qui donnera au patient la conviction de souffrir d'une affection bien définie. Ce discours doit être rassurant puisqu'il n'existe pas de complication grave de ce syndrome. Il est nécessaire d'expliquer qu'il ne s'agit pas d'une maladie organique au sens classique du terme mais d'une maladie multifactorielle comprenant une part psychique. De ce discours découlera une prise en charge globale qui aura au moins le mérite de dédramatiser une situation souvent dominée par l'inquiétude d'un diagnostic de maladie sévère.

5)      Dans la prise en charge de ces patients, il faut proposer une prise en charge psychologique et dans la mesure du possible, un contrôle antalgique médical acceptable. Si les antalgiques classiques n'ont pas d'effet majeur, ils permettent généralement "en passant un contrat avec le malade" de limiter l'expression de la douleur. Il est impératif d'éviter le recours aux morphiniques dont l'efficacité est d'ailleurs très modeste. En l'absence de donnée pathogénique plus précise tous les traitements adjuvants de la douleur peuvent être proposés : physiothérapie antalgique, acupuncture … Il faut reconnaître que beaucoup de ces mesures thérapeutiques n'ont pas démontré formellement leur efficacité mais elles apportent souvent un soulagement aux patients. Ces prescriptions doivent être raisonnées et justifient parfois un contact avec le médecin conseil pour expliquer une démarche qui ne répond pas forcément aux règles médicales habituelles de l'"Evidence Based Medecine".

6)      Le suivi médical de ces patients est particulièrement difficile. En pratique, on observe souvent 2 attitudes excessives. Dans certains cas, tout nouveau symptôme même banal entraîne la prescription de nombreux examens complémentaires souvent inutiles ou à l'inverse, de nouveaux symptômes sont mis abusivement sur le compte de la fibromyalgie. Il n'y a pas de "recette" mais le médecin traitant doit rester vigilant car l'histoire naturelle d'une fibromyalgie peut être émaillée d'affections organiques indépendantes. C'est certainement l'un des points pratiques les plus difficiles à maîtriser.


Conclusion

La fibromyalgie n'est vraisemblablement par une entité spécifique mais un syndrome qui regroupe des affections douloureuses chroniques caractérisées par un état d'hyperalgie.
Dans l'état actuel des connaissances, personne ne peut affirmer détenir la vérité, c'est-à-dire comprendre avec précision les mécanismes.
En conséquence, l'attitude la plus cohérente est certainement d'agir par élimination, en évoquant la possibilité d'une affection organique douloureuse puis de reconnaître et prendre en charge la douleur et son retentissement fonctionnel.
Néanmoins, cette position n'est défendable qu'à la double condition que le médecin et le patient acceptent qu'il s'agisse d'une maladie multifactorielle invalidante, possédant une dimension psychique importante. Patient et médecin doivent accepter cette situation "de compromis" et d'attente grâce à un partenariat reposant sur un discours simple et direct et une relation de confiance malgré les difficultés de prise en charge de cette affection. L'espoir viendra probablement de 2 directions différentes :
1) une meilleure compréhension des mécanismes de régulation centrale de la douleur permettra peut-être d'envisager des traitements antalgiques originaux et adaptés;
2) une meilleure analyse et surtout une meilleure prise en charge des facteurs psychiques initiateurs et amplificateurs de la douleur permettra certainement d'améliorer la qualité de vie de nos patients. 

 

Tableau 1 : Les critères diagnostiques de la fibromyalgie (American College of Rheumatology 1990)

1)

Histoire de la douleur étendue : c'est-à-dire du côté gauche et du côté droit du corps, au-dessus et en dessous de la taille et, en plus, douleur du squelette axial (colonne cervicale, dorsale ou lombaire, paroi thoracique antérieure). La lombalgie basse est comprise dans la douleur du segment inférieur, et la douleur de l'épaule et de la fesse est considérée comme une douleur unilatérale.

2)

Douleur à la palpation digitale de 11 des 18 points sensibles suivants en exerçant une pression voisine de 4kg

 

  • occiput : bilatéral, à l'insertion du muscle sous-occipital
  •  rachis cervical inférieur : bilatéral, sur les versants antérieurs des espaces intertansversaires C5-C7
  • trapèze : bilatéral, au milieu du bord supérieur
  • sus-épineux :bilatéral, à l'origine, au-dessus de l'épine de l'omoplate près de la limite interne
  • deuxième côte : bilatéral, à la 2ème articulation costo-chondrale juste à côté de la face supérieure de l'articulation
  • épicondyle : bilatéral à 2 cm en aval de l'épicondyle
  • fessier : bilatéral, dans le quadrant supéro-externe de la fesse dans le pli antérieur du muscle
  • grand trochanter : bilatéral au bord postérieur du grand trochanter
  • genou : bilatéral, près de l'interligne interne

Le point douloureux est considéré comme positif s'il est réellement douloureux et non-simplement sensible. Le diagnostic de fibromyalgie est retenu si les 2 critères sont réunis et si la douleur étendue dure depuis au moins 3 mois


 

Tableau 2 : Les affections qu'il faut éliminer avant d'évoquer un syndrome fibromyalgique

1.

Infections chroniques :

  •  Hépatites B et C
  • Infection par le VIH
  • Borréliose de Lyme

2.

Affections endocrino-métaboliques :

  •  Dyskaliémie
  • Anomalie phosphocalcique :
    •  hypophosphorémie,
    • ostéomalacie,
    • hyperparathyroïdie
  • Hypothyroïdie
  • Acromégalie

3.

Affections microcristallines et dégénératives chroniques :

  • Arthrose périphérique et rachidienne douloureuse
  • Chondrocalcinose

4.

Affections dysimmunitaires :

  • Syndrome de Gougerot-Sjögren
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Polymyosite
  • Lupus systémique
  • Pseudopolyarthrite rhizomélique
  • Spondylarthropathies
  • Sclérose en plaque

5.

Affections musculaires :

  • Myopathie primitive
  • Myopathie endocrinienne
  • Myopathie métabolique
  • Myopathie iatrogène

6.

Affections malignes :

  •  Lymphomes
  •  Néoplasies métastasées

7.

Affections psychiatriques :

  • Syndrome conversif
  • Syndrome dépressif
  • Mélancolie
  • Psychoses

8.

 

Affections iatrogènes :

  • Myopathie iatrogène douloureuse
  • Ostéopathie iatrogène (microfractures)
  • Autres syndromes douloureux iatrogènes (ciclosporine, rétinoïdes …)

 

SPECTRE-FIBRO.jpg

 

Références

  1. American College of rheumatolgy. Criteria for the classification of fibromyalgie.
    Arthritis rheum 1990; 33 : 160-72.
  2. Bennett RM. Fibromylagia and the disability dilemma.
    Arthritis Rheum 1996; 39 : 1627-34.
  3. Buslika D, Neumann L, Hazanov I, Carmi R. Familial aggregation in the fibromyalgia syndrome.
    Semin Arthritis Rheum 1996; 26 : 605-11.
  4. Buslika D, Neumann L, Odes LR, Schleifer E, Depsames R, Abu-Shakra M. The prevalence of musculoskeletal pain and fibromyalgia in patients hospitalised on internal medicine wards.
    Semin Arthritis Rheum 2001; 30 : 411-7.
  5. Buslika D, Neumann L, Vaisberg G, Alkalay D, Wolfe F. Increased rates of fibromyalgia following cervical spine injury.
    Arthritis Rheum 1997; 40 : 446-52.
  6. Ciccone DS, Just N, Bandilla EB. Non-organic symptom reporting in patients with chronic non-malignant pain.
    Pain 1996; 68 : 329-41.
  7. Croft PR, Papageorgiou AC, Ferry S, Thomas E, Jayson MI, Silman AJ. Psychologic distress and low back pain : evidence from a prospective study in the general population.
    Spine 1995; 20 : 2731-7.
  8. Gowers WR. Lumbago. Its lessons and analogues.
    BMJ 1904; 1 : 117-121.
  9. Henriksson C, Liedberg C. Factors of importance for work disability in women with fibromyalgia.
    J Rheumatol 2000; 27 : 1271-6.
  10. Kaplan RM, Schmidt SM, Cronan TA. Quality of well being in patients with fibromyalgia.
    J Rheumatol 2000; 27 : 758-89.
  11. McBeth J, Macfarlane GJ, Benjamin S, Silman AJ. Features of somatization predict the onset of chronic widespread pain : results of a large population-based study.
    Arthritis Rheum 2001; 44 : 940-6.
  12. Winfield JB. Does pain in fibromyalgia reflect somatization ?
    Arthritis Rheum 2001; 44 : 751-3.
  13. Wolfe F et al. A prospective, longitudinal, multicenter study of service utilization and costs in fibromyalgia.
    Arthritis Rheum 1997; 40 : 1560-70.

 

 

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 14:51

Article collecté à l'adresse : http://www.e-sante.fr/pourquoi-ai-je-mal-dos/actualite/1070

 

 

 

POURQUOI AI-JE MAL AU DOS ?

Pourquoi près de 7 Français sur 10 ont souffert, souffrent ou souffriront de leur dos au cours de leur vie ? Le mal de dos est tellement fréquent, que l’on peut effectivement se poser la question et lister les différentes causes du mal du dos.

 

Dis-moi où et comment tu as mal ?

 

Le mal de dos revêt différentes formes et se manifeste de bien des manières :douleur aiguë et soudaine, douleur qui apparaît de façon progressive, qui persiste ou qui récidive, douleur sourde au-dessus de la taille, à la pointe entre les omoplates, ou encore raideur au réveil. La façon dont se manifeste le mal de dos dépend de la cause bien entendu, mais le cas le plus fréquent est lalombalgiemal de dos localisé au niveau des lombaires.

 

 

Pourquoi a-t-on mal au dos ?

 

 

  • Traumatisme et blessure du dos : un traumatisme ou un accident peut endommager les muscles du dos, à l’origine de douleurs de type spasmes musculaires et irritation des nerfs. De telles blessures sont fréquentes lors de la pratique d’un sport ou si l’on exerce un travail physique. Mais souvent aussi, rien que le fait d’essayer d’atteindre un objet placé en hauteur ou de vouloir soulever une charge trop lourde peut suffire à provoquer un mal de dos.

 

  • Hernie discale : le fait de se blesser ou de porter une charge lourde peut aussi provoquer le glissement d’un disque intervertébral ou hernie discale. Ainsi déplacé vers le canal rachidien, le disque appuie sur les nerfs qui génèrent des douleurs au niveau du dos. Attention, avec l’âge, les disques s’altèrent, augmentant le risque de glissement et donc de hernie discale.

 

  • L’arthrite : maladie courante des articulations (inflammation), l’arthrite peut aussi être à l’origine de douleurs dorsales. La spondylarthrite ankylosante, forme d’arthrite rhumatoïde, génère également  desdouleurs au dos.

 

  • L’arthrose : cette autre maladie courante résulte d’une usure des articulations affectant souvent les vertèbres et les articulations vertébrales.

 

  • Le surpoids : l’obésité fait partie des facteurs favorisant le mal de dos. En effet, l’excès pondéral exerce des pressions excessives sur le rachis pouvant provoquer des douleurs et aussi de l’arthrite (inflammation articulaire).

 

  • La sédentarité : le manque d’activité affaiblit les muscles abdominaux. Résultat, la pression sur la colonne s’accentue pouvant générer un mal de dos.

 

  • Les mauvaises postures : rien de tel qu’une mauvaise posture pour entraîner un désalignement de la colonne vertébrale, laquelle force sur les muscles et appuie sur les nerfs. Ces mauvaises postures sont fréquentes, lors de la simple marche ou en position assise, mais aussi lors d’activités de toutes sortes, professionnelles et de loisirs. Et elles sont favorisées par le stress.

 

  • Les maladies associées : le mal de dos peut faire partie des symptômes de certaines maladies. C’est le cas de la fibromyalgie, de l’ostéoporose, des kystes des ovaires, de la grossesse, de certaines infections et tumeur, notamment celles de la colonne vertébrale.

 

En pratique, on peut prévenir le mal de dos : activité physique, perte de poids, bonnes postures, éviter le port de charge trop lourde, lutte contre le stress, etc.

Mais en cas de mal de dos persistant ou récidivant, il convient de consulter son médecin afin d’en explorer la cause et de mettre en place un traitement adapté. 

Article publié par Isabelle Eustache le 04/02/2011 - 10:07

Sources : “Prévenir et guérir le mal de dos”, Pr C. Hamonet, éd. Odile Jacob, 2007Recommandations de la Société Française de rhumatologie, www.rhumatologie.asso.fr, dossier “mal de dos”, 2005.

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:00

Article collecté sur Labhra.com, visible à l'adresse : 

http://www.labrha.com/fibromyalgie-juvenile.aspx

 

Des idées intéressantes, d'autres sujettes à caution, mais néanmoins une réalité chez nos enfants dont on ne parle pas assez et qui pourtant fait des ravages...

 

 

 

LE SYNDROME DE FIBROMYALGIE JUVENILE : JFMS

 

 

Introduction :

Les récentes recommandations de Carla (N°6)*, le rapport de l’Académie nationale de Médecine en France*, proposent de mieux étudier le problème des formes infantiles du syndrome de fibromyalgie (fms).


 

Cinq raisons principales justifient cette proposition :

- le JFMS est mal connu donc forcément sous estimé. Ce syndrome mérite de part ses spécificités une mise au point détaillée.

- le pronostic du JMFS serait globalement favorable, quelles en sont les raisons.

- mieux comprendre les formes familiales du JFMS permettrait à travers des études qui font actuellement défaut, de mieux appréhender la part du génétique et de l'environnemental.

- les formes de passage à la FM adulte ne concernent qu'un faible pourcentage des JFMS, quelles en sont les facteurs prédictifs ?

- le petit nombre de publications consacrées au JFMS contraste avec la pléthore d'articles scientifiques sur le syndrome de la fibromyalgie adulte(AFMS), souhaitons que cet article contribue à relancer la recherche sur le JFMS.

 

 

Epidémiologie :

La fibromyalgie (FM) est  un motif  non rare de consultation en rhumatologie pédiatrique (1).

Cependant, peu d’études épidémiologiques précisent la prévalence de ce syndrome souvent méconnu à  cet âge. 
N’oublions pas qu’il y  a 30 ans en France, la réalité du vécu   douloureux de l’enfant n’était pas établie, que le recours  systématique aux antalgiques y  compris en période post-opératoire date de moins de 20 ans (2) et que le syndrome de fibromyalgie (FM) adulte n’est reconnu que depuis 1992 par l’OMS...
Il nous faudra encore beaucoup  de temps  pour que soit reconnue chez l’enfant la réalité de la FM.


Pourtant, il apparaît important de nommer ce qui existe.

Les données anciennes d’un registre américain des maladies rhumatologiques pédiatriques indiquent que le JFMS représentait 2.1% des diagnostics en 1996 et 7.65% en 1997(3).
La prévalence à l’âge adulte oscille entre 3 et 8% selon les pays pour les femmes et  2 à 1.4% chez  l’homme. 
Des études en Israël (4), au Mexique et  en Finlande ont retrouvé  dans ces pays une prévalence du JFMS de 2 à 6.2 % des enfants en âge de scolarité (9 à 15 ans).
Aux  USA,  5 à  8% des hospitalisations en pédiatrie aux USA  correspondent au diagnostic de JFMS (85% jeunes filles ou adolescentes de 13  à 15 ans) (5).

 

Formes cliniques :

Aux vues de la littérature disparate, 2 formes cliniques de la fibromyalgie Juvénile (JFMS) sont  à distinguer:


- la forme de l’enfant :        Children FMS  (CFMS)


- la forme de l’adolescent : TeenagersFMS (TFMS)

 

Pour certains, on peut également parler d’une forme Baby Girl FMS (BGFMS)(6) le plus souvent dans le cadre de formes familiales (FFMS).

Parmi les formes juvéniles, Il faut également différencier la forme primaire (JPFMS) (7) de la forme secondaire (JSFMS).L’important est d’insister sur la notion de diagnostic d’élimination et de son corollaire la nécessité de réaliser un bilan radiologique et biologique.

 

1-Formes de l’enfant : CFMS

C’est un syndrome très peu reconnu en pédiatrie sans  pouvoir préciser si  la raison en est une faible prévalence ou sa méconnaissance : "syndrome non recherché, non diagnostiqué…" 
Le JCFMS  pose la problématique bien connue de la douleur en pédiatrie : connaître et reconnaître. (2) 

Le sex ratio  F/M des formes infantiles semble équilibré en période pré pubèrecomme d’ailleurs dans la migraine  ou les syndromes douloureux régionaux complexes (SDRC)(2)

La tendance féminine apparaît dès la puberté et progressivement  s’accentue pour s’approcher du ratio F/M adulte chez  les teenagers et étudiants.

Ceci  soulève le problème du  rôle des hormones dans la perception des influx douloureux.

Les douleurs lancinantes apparaissent initialement aux MI (jambes) deviennent profondes musculaires et s’étendent progressivement  à la ceinture scapulaire (poids sur les épaules), elles tendent  à  se généraliser, perçues comme des brûlures profondes, handicapantes.

Le très jeune patient ne possède pas  le plus souvent de  souvenirs de jours non douloureux, il n’exprime pas nécessairement  spontanément la souffrance chronique devenue compagne habituelle et référence.

Le signe majeur  à  cet âge est non pas tant la douleur diffuse que la fatigue au sens médical du terme.
Il s’agit d’une asthénie confinant  à l’épuisement obligeant  l’enfant «à vivre au ralenti» et incitant la famille à   consulter. 

Cette fatigue est constante, sans répit, aggravée par les efforts physiques et  retentit fortement sur l’humeur, les capacités physiques du jeune patient qui ne peut participer normalement aux activités quotidiennes des enfants de son âge au risque de se marginaliser. 

Cette asthénie est fluctuante avec de véritables à-coups  («coups de pompes »)  l’enfant est alors  amené à  dormir « n’importe où » ce qui est source de conflit en milieu scolaire.

De même, la notion difficilement perceptible  à cet âge de « sommeil non réparateur » ne peut être mise en avant par l’enfant, symptôme déjà peu spontanément exprimé dans la forme adulte.

Le sommeil est pourtant quasi constamment déstructuré (8) avec un coucher souvent trop tardif contrairement   l’adulte des difficultés de latence d’endormissement sont fréquentes, une modification de l’architecture du sommeil est probable mais mal étudiée en polysomnographie avec des micro éveils multiples associés  à desdysomnies primaires à type de  secousses des membres inférieurs (l’enfant dort «nerveusement »). 
Tous les patients signalent combien le réveil matinal est difficile au sortir du lit (2).

Le jeune patient présente des troubles de l’éveil avec difficultés de concentration, de calcul mental, de vigilance et d’attention (« fibrofog »)  et de ce fait engendrent des troubles de scolarité (période de la vie très exigeante en terme de capacités mnésiques et cognitives).

Le retentissement sur les capacités scolaires d’un sommeil de mauvaise qualité chronique associé  à un comportement de pseudoagitation (à différencier  des enfants hyperactifs) lié  à la douleur  de positions inconfortables maintenues prolongées doit alerter.

Le couple défaut d’attention-somnolence diurne doit également éveiller les soupçons et demander un avis médical spécialisé.

Nous proposons des signes d’alerte diagnostic sous forme de yellow flags. annexe 1 - yellow flags

Les maux de tête, la vessie et le côlon irritable sont assez souvent perturbateurs (9) dans la journée de ces jeunes patients nécessitant une attention particulière d’aménagement du temps scolaire.


 10 conseils  aux parents pour le management du JFMS.  annexe 2

L’examen clinique recherchera et trouvera en cas de JFMS  les points douloureux d’examen (10) et sera obligatoirement encadré d’un bilan initial biologique et radiographique, le diagnostic de JFMS restant un diagnostic d’élimination.

Revoir de principe le diagnostic après un recul de 1 à 2 ans est une règle de bonne médecine.


Critères diagnostics du JFMS de Yunus MB, 1985   annexe 3

Le diagnostic différentiel (11) se fera avec tous les syndromes responsables de fatigue chronique  à l’occasion si besoin d’une courte période d’hospitalisation selon les éléments d’orientation du 1er examen médical (étiologies cardiaques, hématologiques, endocriniennes et métaboliques  …) et en rhumatologie pédatrique avec l’ACJ,  les hyperlaxités articulaires (syndrome de Key), l’Ehlers-Danlos, l’ostéogénèse imparfaite de Sillence, le syndrome de Marfan , celui de Silverman…

Le distinguo avec le SFC de l’enfant (11) est plus délicat, celui-ci apparaissant plutôt au décours d’un épisode infectieux et s’accompagnant de signes cliniques de la sphère infectieuse avec adénopathies axillaires ou cervicales, pharyngite, état subfébrile

 

2-Formes de l’adolescent: TFMS

Les adolescents souffrent des mêmes symptômes que les adultes. 
Le sex ratio  F/M revient progressivement en période post-pubertaire au  niveau habituel de l’adulte entre 30 et 50 ans: 7 à 9/10.


Les plaintes premières sont les  douleurs diffuses dans au moins 3 quadrants du corps évoluant depuis plus de 3 mois, l’examen clinique retrouve les points douloureux à la pression des  sites référencés et la présence  de signes variés de type anxiété, troubles du sommeil, fatigue, côlon et vessie  irritables …complètent cette forme de présentation similaire à  celle de l’adulte.

Cependant un seuil de sensibilité de 3 kgs /cm² de pression  à la recherche des points douloureux d’examen (pour 4 chez l’adulte) semble discriminant, 5 points d’examen sur 18 (au lieu de 11 pour l’adulte) semble suffisants et au moins 3 parmi les 10symptômes mineurs associés sont requis.

 

Il faut impérativement à cet âge éliminer une forme polyarticulaire d’arthrite chronique juvénile (ACJ), un lupus systémique ( LEAD) chez des jeunes fillesdouloureuses diffuses et savoir répéter (sans excès) les bilans dans le cadre d’une surveillance vigilante au long cours. Cependant, il ne faut peut être pas trop vite conclure à  des « douleurs de croissance » ou une fatigue par chlorose de la jeune fille…

L’évolution fluctuante des symptômes est de mise et le pronostic reste  contradictoireavec possibilité de disparition de la pathologie, de persistance dans le temps émaillée de séjours d’hospitalisation, de résurgence après disparition et de formes de passages à la forme adulte.

 

Globalement, l’impression générale est meilleure que pour les adultes avec une majorité de formes résolutives d’autant que le diagnostic aura été  rapidement posé, expliqué aux enfants et parents et la prise en charge spécialisée précocement mise en œuvre.

 

L’impression actuelle de pronostic plus favorable pour le JFMS semble en relation avec une plus grande plasticité neurale, une meilleure capacité de résilience voire une meilleure adaptabilité au changement comportemental que les adultes.

 

Cependant, davantage d’études cliniques seront nécessaires pour le suivi à long terme de ces jeunes patients et repérer le sous groupe  à risque de passage  à la forme adulte. 
Proposition de signes d’alerte du passage à la chronicité : Red Flags   annexe 4

 

3-Formes familiales du FMS : FFMS

Il existe d’indéniables formes familiales avec le plus souvent, une atteinte mère-fille, ce qui semble logique compte tenu du sex ratio F/M de la FM adulte.
60% des enfants FM ont une mère FM et 30% des femmes FM auraient un enfant FM (2).

Cependant, les études épidémiologiques de qualité font défaut et il apparaît urgent  de vérifier ces chiffres…
La douleur de l’enfant s’inscrit souvent dans une histoire  familiale (12), la FM n’échappe pas à cette règle, sans pour autant savoir ce qui relève de l’inné et de l’acquis dans le cadre de cette pathologie complexe multifactorielle.
Sachant qu’un jeune enfant cherchera  à plaire aux adultes qui l’entourent, il est essentiel de donner une image de modèle adulte positif  à ces enfants.
Ces enfants ont besoin d’aide et d’amour, pas de complaisance.
Il faut apprendre  aux parents à  pratiquer le « Tough love», afin de ne pas  par instinct  maternel trop marqué, déstructurer le futur adulte indépendant et mâture que doit devenir l’enfant.
Le jeune enfant doit retrouver dans son environnement familial le soutien psychologique et les ressources qui l’aideront  à  surmonter la pénibilité de sa vie supposée idéalement  « sans soucis ».

Le Diagnostic de JFMS n’est déjà pas facile mais celui de FFMS est encore plus lourd à annoncer   compte tenu de l’impression d’une condamnation à  la souffrance perpétuelle sans espoir ni futur.

Il faut bien expliquer qu’il n’en est rien, que chaque individu a sa chance, une capacité à évoluer favorablement et à gérer différemment. 
Que la force de la jeunesse c’est aussi cette formidable plasticité  cérébrale et remodelage de son vécu. Elle autorise une perspective de guérison. 
Familial ne veut pas forcément dire génétique et génétique ne veut pas dire systématique en médecine. 
Il ne faut pas « coller une étiquette » à ces enfants.

Ce qui est certain, c’est que les enfants qui se plaignent doivent être pris au sérieux, qu’un avis médical ne doit pas faire peur et que la meilleure manière d’aller mieux est une prise en charge  multidisciplinaire spécialisée attentive mais non complaisante.

Selon Buskila D (13), 73% des enfants  voient leur FM disparaître spontanément après 30  mois d’évolution alors que ce type d’évolution ne se retrouve que chez 9 à 25 % des FM adultes selon  Henriksson CM (14) et  Norregaard J. (15)
Siegel DM et al, (16) avec un recul moyen de 7.6 ans montrent qu’une majorité d’enfants sont « améliorés » au fil du temps  avec des périodes de « hauts et de bas ».

 

4-Les Babys Girls FMS: BGFMS


“Babys girls born to mothers burdened by stress may be at risk for fibromyalgia”
Selon Dirk Hellhammer, (6) les fœtus féminins soumis à un excès d’imprégnation en cortisol maternel seraient plus à risques de développer une fibromyalgie (FM).
Les mères  confrontées à des stress importants et prolongés pendant leurs grossesses  ont plus de risque de voir une FM apparaître plus tard chez leurs  filles.
Les femmes FM ont souvent une histoire maternelle d’exposition au stress prénatal  et présenteraient une incapacité durable ou permanente à produire  des quantités adaptées de l’hormone du stress (adrénaline) par altération fonctionnelle du système hypothalamo-hypophyso-surrénalien.  
De plus amples études sont recommandées afin de mieux appréhender la vulnérabilité fœtale durable  à la « programmation prénatale » du système neuroendocrinien.

“ Effects of steroid drug during pregnancy can span generations.”
D’après SG  Matthews (17) les corticostéroides synthétiques utilisés dans le cadre de certaines grossesses pathologiques pourraient affecter durablement non seulement le système adrénergique mais également certains  neurotransmetteurs cérébraux non seulement chez le nouveau né mais davantage encore  chez la progéniture de deuxième génération !

 

Profil psychologique des patients et des parents:

L’enfant FM est décrit   comme anxieux et/ou dépressif, très réactif au stress avec une importante labilité émotionnelle (18).

Est-ce que le JFMS à l’instar  de la FM adulte peut être une forme de défense  à  une certaine forme de violence moderne comme le propose le Dr H Sordet-Guépet? (19)

On ne retrouve pas dans le JFMS  de réelle psychopathologie, sinon il s’agit d’un diagnostic différentiel psychiatrique.

Selon Mikkelsson M et al, (20) dans une étude  publiée en 1997, la comparaison de patients douloureux diffus (WSP y compris des patients FM), d’enfants cervicalgiques (Neck P) et d’enfants contrôles permet de retenir une association significative  FM et syndrome dépressif. 

Les tests utilisés ont été pour les enfants : le Children’s Depression Inventory (CDI),pour  l’évaluation parentale : le Child Behavior Checklist (CBC) et un questionnaire sociodémographique, quant au corps enseignant le Teacher Report Form (TRF) a été utilisé.

 

Education, Scolarité, Etudes :

Elever un enfant FM est un défi réel.

Les parents d’enfants FM doivent donner d’un adulte une image positive (21) et aider à dominer la pathologie,  aménager la vie de leur enfant sans sous estimer son potentiel. Rassurer ne signifie pas banaliser. 
Cependant aussi perturbatrice que soit la pathologie sur la vie de ces jeunes patients, la pénibilité de l’existence de ces enfants  ne doit jamais être regardée comme suffisante pour avoir la vie d’un grand malade handicapé.

Le corps enseignant et médical est là pour les soutenir dans leurs démarches au quotidien afin de ne jamais renoncer avec pour objectif l’apprentissage   d’une vie future adulte indépendante  libérée du poids de la maladie.

A noter la reconnaissance de la pénibilité de vie de ces patients par certaines universités (Laval, Québec)* et le droit à  un aménagement de la vie estudiantine.

La loi publique américaine 94-142 reconnaît le droit  à un plan d’éducation et des besoins spéciaux   à tout enfant présentant  une pathologie  qui nuit  à son apprentissage.

En France, à l’Université,  il est  possible de revendiquer  le tiers temps médicalpour les examens.
Des projets personnalisés  en médecine scolaire peuvent être proposés.
Il est fortement souhaitable que les parents  rencontrent le professeur principal ou maître d’école afin d'expliciter la situation de leur enfant.

 

Traitement du JFMS

Dans cet article, nous nous contenterons de grandes lignes ne pouvant proposer de « guidelines » inexistants.

Il est bien évident que l’on ne traite pas les jeunes enfants comme les adolescents ou étudiants.

Il est également évident que la prise en charge est fortement personnalisée et que le relationnel  positif soignant-soigné est un préalable indispensable  à toute thérapie pédiatrique afin obtenir une participation active de l’enfant.

La prise en charge thérapeutique a pour objectifs de soulager la douleur, supprimer la fatigue, améliorer le sommeil et les capacités physiques sans surenchère médicamenteuse « invasiveness minimal ».

Il faut traiter tôt et efficacement pour laisser entrevoir une guérison voire une rémission.

Les traitements pharmacologiques  doivent être  optimisés pour l’antalgie (antalgiques paliers 1 et 2 OMS voire après une sélection rigoureuse la kétamine en perfusion (2) qui présente un taux de succès de 50% .Pour le syndrome anxiodépressif , le traitement pharmacologique n’est envisagé qu’en deuxième ligne en respectant les récentes recommandations de l’EMEA *.
(Agence européenne du médicament). 
Les antidépresseurs antalgiques en particulier tricycliques (AD3C) font référence avec  l’amitriptyline  à faible dose (5 à 40 mg/j)(1) ce qui n’est pas le cas des inhibiteurs de recapture de la sérotonine (IRS).
L’amitriptyline améliore la qualité du sommeil.

Les traitements non pharmacologiques comprennent une rééducation progressive  à l’effort, une prise en charge psychologique capitale ainsi qu’une thérapie comportementale cognitive (TCC) de l’enfant et de sa famille (22) qui vise à combattre l’inactivité dans une « positive attitude ».

 

Conclusion :

Le JFMS n’est pas un diagnostic dramatique.
L’amélioration voire la guérison sont  les schémas évolutifs les plus probables  à condition de connaître ce syndrome, le reconnaître et savoir proposer une prise en charge précoce optimale le plus souvent pluridisciplinaire auprès de services spécialisés de Pédiatrie éventuellement  à orientation rhumatologique.


Dr Jean-François MARC
Rhumatologue
1er mai 2007

 

Bibliographie

1-Koné-Paut I, Fibromyalgie de l’enfant. Archives de Pédiatrie 2006 ;13 (6) :548-550
2-Meignier M, La fibromyalgie de l’enfant. 
Congrès National sur la FM.12 oct 2002, Lyon.
3-Bowyer S, Roettcher P, Pediatric rheumatology clinic populations in the united     states.Results of a 3-year survey. J Rheumatol 1996;3:1968-74
4-Buskila D, Gedalia A, Press J et al. Assessement of non-articular tenderness and prevalence of fibromyalgia in children. J Rheumatol 1994;20:368-370
5-Kashikar-Zuck S, interview  in NFA’s FM Online Newsletter 2006, vol 6, N°10 
Associate Professor of Pédiatrics, Cincinnati Children’s Hospital Medical Center, Ohio.
6-Hellhammer D, Stress during pregnancy may put baby girls at later risk for fibromyalgia. 6th International Congress of Neuroendocrinology (ICN 2006) Pittsburgh June 19-22. 
Ph.D., professor of psychobiology at the University of Trier, Germany
7-Yunus MB, Masi AT, Juvenile Primary FibroMyalgia Syndrome . A clinical study of thirty-three patients and matched normal controls. Arthritis Rheum 1985;28:138-45
8-Tayag-Kier CE, Keenan GF, Scalzi LV et al Sleep and periodic movement in sleep juvenile fibromyalgia. Pediatrics 2006;106:1-4
9-Gedalia A, Garcia CO, Molina JF, et al. Fibromyalgia: experience in a pediatric rheumatology clinic. Clin Exp Rheumatol 2000;18:415-19
10-Swain NF, Kashikar-Zuck S, Graham TB, Prahalad S.Tender point assessment in juvenile primary fibromyalgia syndrome.Arthritis Care Research 2005;53(5),785-787. 
11-Prieur AM, Fibromyalgie et syndrome de fatigue chronique.in Rhumatologie pédiatrique 1999. 425-426 Ed Flammarion. 
12-Shanberg L, Keefe F, Lefebvre J et al. Social context of pain in children with juvenile primary fibromalgia syndrome:parental pain history and family environnement.Clin J.Pain,1998;14:107-15
13-Buskila D, Neumann L, Hershman E, Gedalia A, Press J, Sukenik S. Fibromyalgia syndrome – an outcomestudy. J Rheumatol 1995;22:525-528
14-Henriksson CM. Longterm effects of fibromyalgia in everyday life. A study of 56 patients. Scand J Rheumatol,1994;23:36-41
15-Norregaard J, Büllow PM, Prescott E, Jacobsen S, Dannenskiold-Samsoe B. 
A 4-year follow up study in fibromyalgia. Relationship to chronic fatigue syndrome. Scand J Rheumatol,1993;22:35-38
16-Siegel DM, Janeway D, Baum J, Fibromyalgia syndrom in children and adolescents: clinical features at presentation and status at follow up. Pediatrics 1998;101:337-382
17-Matthews SG, Effects of steroid drug during pregnancy can span generations. 
6th International Congress of Neuroendocrinology (ICN 2006) Pittsburgh June 19-22.
Ph.D., professeur physiologie obstétrique gynécologie, université de Toronto, Canada
18-Conte PM, Walco GA, Kimura Y, Temperament and stess response in children with prmary fibromyalgia syndrome. 
Arthritis Rheum 2003;48:2923-30
19-Sordet-Guepet H, L’insaisissable fibromyalgie.L’évolution Psychiatrique 2004;69(4) :671-689
20-Mikkelsson M, Sourander A, Piha J, Salminen JJ.
Psychiatric symptoms in preadolescents with musculoskeletal pain and fibromyalgia. Pediatrics 1997,100(2):22027 
21-Kashikar-Zuck S, Vaught MH, Goldschneider KR, Graham TB, Miller JC . Depression, coping and functional disability in juvenile primary fibromyalgia syndrome.The Journal of Pain 2002; 3 (5), 412-419. 
22-Kashikar-Zuck, S, Swain, NF, Jones, BA, Graham, TB . Efficacy of cognitive-behavioral intervention for juvenile primary fibromyalgia syndrome. Journal of Rheumatology  2005;32, 1594-1602. Study sponsored by the National Institues of Health    (complete in 2009)
23-Varni  JW,  Burwinkle TM,  Limbers CA, Szer IS . The PedsQL™ as a patient-reported outcome in children and adolescents with fibromyalgia: an analysis of OMERACT domains .Health Qual Life Outcomes.

 

Sites internets utiles:

www.academie-medecine.fr :académie nationale de médecine française
www.labrha.com:  recommandations de carla
www.aiphe.ulaval.ca: université de laval, québec
www.emea.eu.int/newdomain.htm: agence européenne du médicament
www.sfpediatrie.com: société française de pédiatrie
www.sofremip.org:société francophone pour la rhumatologie et les maladies inflammatoires en pédiatrie
www.pedsql.org: Pro de qualité de vie en pédiatrie


ANNEXES :

 

Annexe 1 :  
Yellow Flags: Proposition de signes d’alarmes pour penser au diagnostic possible chez l’enfant

-enfant anormalement fatigué, endormi en journée
-enfant dormant « nerveusement », peinant à se lever.
-enfant avec déficit d’attention et pseudoagitation (bouge tout le temps sur sa chaise)
-enfant avec déficit d’attention et hypersomnie diurne (enfant trop tranquille)
-enfant dépressif
-enfant avec maux de tête chronique, diarrhée motrice ou vessie irritée
-syndrome de « l’irritabilité de tout » : froid, effort, vessie, colon, humeur
-enfant à scolarité défaillante
-enfant raillé par ses copains d’école ou moqué par ses maîtres
-parent(s) fibromyalgique(s)
-stress maternel prénatal ou grossesse sous corticothérapie


Annexe 2 :  
10 conseils pour la prise en charge par les parents du syndrome fibromyalgique de l’enfant et l’adolescent (JFMS).

Adapté des conseils du Dr Susmita Kashikar-Zuck, 
Associate Professor of Pédiatrics
Cincinnati Children’s Hospital Medical Center.

1- Il faut faire rapidement le diagnostic du syndrome JFMS et nommer ce qui existe.
            Cependant il s’agit d’un diagnostic d’élimination.
2- Expliquer le syndrome JFMS, rassurer sur le présent: ce n’est pas un état déformant ni invalidant. 
3- Rechercher une prise en charge précoce  par des professionnels de santé  spécialisés
4- Rassurer sur le futur, on évite le plus souvent la chronicité à l’âge adulte 
            Surtout si on respecte les conseils 1 et 3
            Ce n’est pas un état définitif, les enfants ont plus de plasticité que les adultes.
5- Ne pas subir le FMS, essayer de  mener une vie la plus proche possible de la norme
Ne pas sous estimer le potentiel de son enfant
6- Coacher son enfant : encourager et planifier les activités.
Contrôler son instinct maternel protecteur, pratiquer «l’amour dur » (Tough love)
Positiver les jours meilleurs
7- Donner un modèle adulte positif
8- Soigner les relations d’amitiés enfantines
9- Maintenir l’enfant dans le groupe social de son âge.
      Aider sa scolarité : trajet aménagé, cartable allégé ou casier pour les livres, siège       amélioré, pauses toilettes si vessie irritable, gérer des  pauses-repos entre les cours, 
      soutien scolaire  à domicile si besoin …)
      Ne pas hésiter  à contacter le corps enseignant.
10- Ne pas avoir peur de demander conseil aux  professionnels de santé ou auprès des groupes de soutien 

Annexe 3 : 
Critères pour le diagnostic des fibromyalgies Juvéniles (JFMS) Yunus MB, Masi AT, Juvenile Primary FibroMyalgia Syndrome .
A clinical study of thirty-three patients and matched normal controls? Arthritis Rheum 1985;28:138-45


1-Douleurs musculosquelettiques généralisées à  au moins 3 sites depuis au moins 3 mois, 

2-en l’absence de pathologie sous-jacente comme de l’arthrite ou un traumatisme.


3-Examens biologiques suivants  normaux :

-NFS
-VS
-CPK
-Ionogramme sérique
-Calcémie
-Facteur Rhumatoïde 
-Bandelette urinaire

4-Examens radiographiques des zones douloureuses

5-Points Douloureux d’examen  aux sites  référencés  ACR 1990 : 
    minimum 5 points sur 18                                          (11 pour les adultes), 
    seuil de sensibilité : pression digitale de 3 kgs/cm² (adulte = 4 : « ongle blanc » )

6-Au moins 3 symptômes associés  parmi les  10 suivants :

-Anxiété chronique
-Fatigue
-Troubles du sommeil
-Céphalées chroniques
-Côlon irritable
-Gonflement subjectif (sensation) des membres
-Paresthésies
-Variation de la douleur avec l’activité physique
-Variation de la douleur avec le climat
-Variation de la douleur avec le stress, l’anxiété

 

Annexe 4 : 
Reds Flags : Proposition de signes d’alerte du passage à la chronicité

-retard à la reconnaissance du JFMS
-retard à la prise en charge médicale du JFMS
-fausses idées reçues et croyances erronées sur la souffrance, l’enfance 
-PedsQL® bas (23)

Pediatric Quality of Life Inventory, test PRO (patient-reported outcome) de qualité de vie en pédiatrie composé de 23 items, validé pour le JFMS par Varni JW  
www.pedsql.org (licence de protection) explorant les domaines retenus par l’OMERACTpour le JFMS.

 

En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer la tolérance de Fibromyalgine® pendant la grossesse, l'allaitement ni chez les enfants et les adolescents de moins de 15 ans. En conséquence, l'utilisation de Fibromyalgine® est déconseillée dans le cadre du Syndrome de Fibromyalgie Juvénile (JFMS).

 

 

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 14:14

Article collecté sur le site LABHRA.COM (laboratoire de rhumatologie appliquée) à l'adresse suivante :

http://www.labrha.com/fibromyalgie-plaidoyer-reconnaissance-politique-bruxelles.aspx#

 

 

http://www.labrha.com/images/sce/Eular-europe.jpg

Lettre adressée au Parlement de Bruxelles 


Drs Jean-François MARC*,  Jean Luc Renevier* ²,

*Rhumatologues, experts en fibromyalgie, 
² Expert Visiteur Haute Autorité de Santé, HAS 
France, le 26-10-2008.

Le Syndrome de fibromyalgie (FMS) défini en 1990 selon les critères de classification de l’American College of Rheumatology (ACR) (1) manque de reconnaissance auprès des médecins, des étudiants en médecine et de la population générale (2). 

Pour autant, le FMS concerne près de 2 à 4 % de la population des pays européens (3,4) et bénéficie d’une double reconnaissance de la part de l’OMS : en 1992 puis plus récemment en 2007 sous le terme anglo-saxon sans équivoque de « Fibromyalgia » dans la révision de la Classification internationale des maladies (CIM-10) (5).

Au dernier congrès européen EULAR de juin 2008, Mr le Professeur Marcel Francis Kahn, en son temps président de la SFR  (société française de rhumatologie) et qui a fait connaître en France ce syndrome dans les années 80 (6), a expliqué le long cheminement de la reconnaissance de ce syndrome*.
* un syndrome est une entité sans cause connue à ce jour.

Initialement d’allure psychosomatique, la fibromyalgie  bénéficie, aux vues des découvertes d’imagerie (IRMf et TEP) (7) et de neurobiologie de ces 10 dernières années (7),  d’une définition de cette entité en terme de pathologie de dysfonctionnement des voies de la douleur nociceptives et neuropathiques  mais aussi psychogéniques liées à son  retentissement psychologique et humain (8).

L’EULAR a non seulement reconnu la réalité de la douleur de ces patients («Pain is reality») mais a publié en juin 2006 ses recommandations pour le management du FMS (9), ajustables selon les données évolutives de la science. 
Enfin, l’Europe médicale s’intéresse au cas complexe des enfants fibromyalgiques avec une grande étude en cours, sujet délicat voire controversé qui a fait l’objet d’une importante mise  à jour récente (10).

Ainsi, l’Europe médicale fait son devoir.

Cependant, il faut des années en général pour que les médecins spécialistes puis généralistes s’approprient les connaissances consensuelles énoncées dans les  plus grands congrès internationaux et nationaux…

Dans la «vraie vie», «L’impatience des patients»  est à la hauteur  de cette méconnaissance et a  atteint son acmé,  alors même qu’il est admis que la détérioration de la qualité de vie des patients fibromyalgiques est au moins  perçue par ceux-ci  équivalente à celle des polyarthritiques (11).
Cette pathologie «invisible» (douleurs partout, points douloureux spécifiques, imagerie et biologie normales) à dominante féminine pâtit d’un déficit inacceptable de « prestige » auprès du corps médical (12).

Il est temps que les pouvoirs politiques et publics de chaque nation européenne et l’Europe Politique elle-même, s’approprient sans à priori ni crainte ce défi de la reconnaissance de cette pathologie, d’autant que toute découverte sur les voies de la douleur aboutira  à une avancée  thérapeutique pour d’autres pathologies de la souffrance.

C’est ce que tente de réaliser le regroupement européen des associations de patients fibromyalgiques (ENFA) via une pétition européenne

 (http://www.enfa-europe.eu/index.php)

Mais aussi via une déclaration des députés européens N° 69/2008 en cours de signature,http://www.epped.eu/press/showPR.asp?PRControlDocTypeID=1&PRControlID=7879&PRContentID=13720&PRContentLg=en 
Il est à noter, que l’EFIC a lancé « l’année européenne contre  la Fibromyalgie», annoncée lors d’une Conférence de presse le 10 octobre 2008 au Parlement européen : http://www.efic.org  en partenariat avec l’ENFA.

Reconnaître ne suffit pas, il faut également outre l’information, former les médecins de premier recours au dépistage précoce de cette pathologie afin d’éviter une errance diagnostic inacceptable, évaluée en moyenne à  6 ans , avec un fort nomadisme médical  aussi pénible pour les patients que coûteux pour les nations européennes (13). 
Le coût du non diagnostic a été évalué récemment dans de nombreux pays européens (14,15,16).

Un minimum de prévalence de la FM de 1,4% en France représente 680 000 patients adultes touchés,  si 50% des diagnostics étaient réalisés plus tôt, les  économies seraient de  50,3 millions d'euros pour les organismes d’assurance maladie  et 73,4 millions d'euros pour la société.

Ces chiffres émanent d’une récente  analyse (14) qui confirme les résultats précédemment obtenus au Royaume-Uni et l'hypothèse qu’un diagnostic précoce permet d’optimiser les  ressources médicales de la nation. 

« Les économies réalisées à la suite d'un diagnostic précoce vont jusqu'à 148 euros par patient et par an en France pour le  système de soins de santé et 216 euros d'un point de vue sociétal. »

Les PET (programmes d’éducation thérapeutiques) dont la définition a été publiée dans le rapport OMS-Europe (17,18) devraient imposer une norme minimum pour la première consultation d’un patient supposé fibromyalgique (19).

De même, les patients fibromyalgiques pourraient devenir acteur du regard des médecins sur leur pathologie en s’inscrivant dans le cadre du programme des «patients enseignants des professions de santé» initié par Madame Le  Professeur Liana Euller-Ziegler (20) afin que plus jamais certaines maladies ne soient considérées comme des «sous maladies» et risquer  le diagnostic d’exclusion alors qu’elles relèvent d’un diagnostic d’élimination d’autres pathologies (21).

Docteurs Jean-François MARC, Jean Luc Renevier (Expert Visiteur Haute Autorité de Santé, HAS)
Rhumatologues, Experts en fibromyalgie, le 26-10-2008



Bibliographie

1-Wolfe F, Smythe HA, Yuns MB, et al. The American College of Rheumatology (1990), Report of the Multicenter Criteria Committee. “Criteria for the Classification of Fibromyalgia.” Arthritis Rheum 1990; 33:160–172
2- Wolfe F, Ross K, Anderson J, Russell IJ, Hebert L. “The prevalence and characteristics of fibromyalgia in the general population”. Arthritis Rheum 1995, 38:19-28.

3-Menkès CJ, Godeau P. « La Fibromyalgie ». Rapport au nom d’un groupe de  travail, Académie Nationale de Médecine, France  Janvier 2007.  http://www.labrha.com/fibromyalgie-rapport-academie-de-medecine.aspx
4-Bannwarth B, Blotman F, Roué-Le Lay K, Caubère JP, André E., Taïeb C. « La fibromyalgie dans la population générale de la France: Une étude de prévalence ». Sous presse. 
5- Source OMS (WHO): Update Reference Committee, Cumulative Official Updates To ICD-10, 01-24-2007     http://www.who.int/classifications/committees/cumulativeUpdates.pdf
6- Kahn MF. « Le syndrome polyalgique diffus ». Concours Med 1988, 110, 1119-1122

7-Marc JF. « Apport de la neuro-imagerie fonctionnelle cérébrale (NIFC) à  la compréhension du syndrome de fibromyalgie (FMS) ». Revue Hygie 2006 ; 32 :26-27
8-Marc JF. « La fibromyalgie  à l’EULAR 2008, un tournant historique, la nouvelle donne » 
http://www.labrha.com/fibromyalgie-eular-2008.aspx   avec interview du  Prof Kahn MF sur www.rhumatonet.fr
9-Carville SF and al. EULAR evidence based recommendations for the management of fibromyalgia syndrome. Ann Rheum Dis, Apr 2008;67:536-541http://ard.bmj.com/cgi/content/abstract/ard.2007.071522v1?
10-Marc JF. « Syndrome de Fibromyalgie Juvénile : JFMS ». Revue Hygie 2007 ; 34 :18-19
11-Ravaud P. «  la fibromyalgie, mal aimée et négligée ». Synoviale, 2008.166:5
12-Album D, Westin S. “Do diseases have a prestige hierarchy? A survey among physicians and medical students.”Social Science and Medicine 2008; 66:182-188
13-Gracely R, Späth M. « Ne pas méconnaître la fibromyalgie ». D´après une conférence tenue lors de l´EULAR, Paris, 13 juin 2008. 

14-Y. Maugars, L. Annemans, K.Le Roué Lay, E. André, J.Caubère, C. Taïeb. « Fibromyalgie: le coût du non-diagnostique de la Fibromyalgie en France. Poster EULAR 2008.
15-Hughes G, Martinez C, E Myon, Taieb C, Wessely S. «  L'impact d'un diagnostic de fibromyalgie sur les soins de santé par l'utilisation des ressources en soins de première ligne des patients au Royaume-Uni: une étude observationnelle basée sur la pratique clinique ». Arthritis Rheum. 2006 Jan; 54 (1) :177-83. 
16-Annemans L, Wessely S, Spaepen E, Caekelbergh K, CAUBERE JP, Le Lay K, Taïeb C. Santé conséquences économiques liées au diagnostic de la fibromyalgie. Arthritis and Rheumatism, mars 2008. 
17-Lecoq d’André F. “ Intégrer l’ETP en pratique libérale dans la prise en charge des rhumatismes chroniques ». Synoviale 2008. 166, 24-25
18-Recommandations de l’HAS. « Structuration d’un programme d’éducation thérapeutique du patient dans le champ des maladies chroniques », 9 novembre 2007.
19-Marc JF. « Structurer la prise en charge médicale européenne d’un patient fibromyalgique ».De la nécessité d’un consensus pour le dépistage précoce et de diagnostic d’élimination du FMS ».  A paraître, sous presse et online.
2O-Euller-Ziegler L. « Le patient enseignant des professionnels de santé » Communication au Palais du  Luxembourg pour  l’AFFM ( Association Française des Femmes Médecins, Pdte Mad Marie Dominique Ghnassia) janvier 2008 sous le Haut Patronage de Madame le Ministre de la santé, de la jeunesse et  des sports, Roselyne Bachelot-Narquin  avec  la présence de Madame Gisèle Gautier, Sénateur, Présidente de la délégation au Sénat  du  Droit des Femmes. Hygie 2008,38, 7-8
21-Dr  Geoffrey Littlejohn, Melbourne, professeur  adjoint  à l’université de Perth, Australie. Les pièges diagnostiques du FMS   à l’occasion du symposium  « Fibromyalgie, une meilleure compréhension »Eular 2008, 12 juin avec la modération du Dr Serge Perrot rhumatologue à l’hôtel Dieu, Paris, fondateur du CEDR (Cercle d’étude de la douleur en rhumatologie)  auprès de la SFR (Société Française de Rhumatologie) et expert FM  EULAR pour la France

(serge.perrot@htd.aphp.fr) sur www.eular.org ethttp://www.labrha.com/news_detail.aspx?news_id=151


Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 10:57

Voici un article qui date du 31 janvier 2011 et visible à l'adresse suivante :

http://www.lefigaro.fr/sante/2011/01/30/01004-20110130ARTFIG00233-diagnostiquer-la-fibromyalgie.php

A noter que l'article spécifie bien que la France reconnait la fibromyalgie en tant que syndrome alors que l'O.M.S et une large partie du monde la reconnaissent comme maladie à part entière... encore une disparité du système qui tôt ou tard devra disparaître !

 

Diagnostiquer la fibromyalgie  

Par Pauline Léna
31/01/2011

Cette pathologie douloureuse, qui touche 1 à 3% de la population, est désormais reconnue par les médecins. 

 

 

«Le syndrome fibromyalgique ou fibromyalgie se caractérise par des douleurs diffuses persistantes ayant un effet sur les capacités fonctionnelles, en les amoindrissant de manière variable selon les personnes et dans le temps.» En octobre 2010, la Haute Autorité de santé publiait un rapport reconnaissant l'existence de cette pathologie, en s'appuyant notamment sur un rapport de l'Académie de médecine de 2007 réalisé par Charles Joël Menkès, et ouvrait un champ nouveau pour sa prise en charge dans un monde médical et scientifique encore parfois sceptique.

Largement acceptée par le monde anglo-saxon et reconnue comme maladie par l'OMS dès 1992, la fibromyalgie a longtemps été considérée en France comme la simple manifestation de troubles psychologiques, relevant uniquement d'une prise en charge psychiatrique. Une série d'études récentes a désormais démontré l'existence de troubles organiques liés aux symptômes de la fibromyalgie ( voir ci-dessous ), mettant notamment en jeu diverses anomalies de la réponse douloureuse dans le cerveau.

La fibromyalgie touche entre 1 et 3% de la population et apparaît entre 30 ans et 60 ans chez les femmes qui représentent plus de 80% des fibromyalgiques. « Ces chiffres sont semblables dans tous les pays occidentaux. Ils augmentent régulièrement car la fibromyalgie est l'une des expressions pathologiques du stress de l'époque actuelle mais aussi parce que les médecins savent de mieux en mieux en faire le diagnostic», précise le Pr Patrick Chérin, responsable du service de médecine interne à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

La fibromyalgie se définit par la présence de douleurs diffuses, depuis plus de trois mois, des deux côtés du corps, au-dessus et au-dessous de la ceinture, en particulier au niveau de la colonne vertébrale. En 1990, l'American College of Rheumatology avait en outre établi que la fibromyalgie était avérée lorsque le médecin identifiait 11 points sensibles sur 18 zones spécifiques.

«Depuis l'été 2010, ces critères ont été révisés car ils étaient trop dépendants du niveau d'expérience du médecin. Le diagnostic ne repose plus sur l'examen clinique mais sur la présence d'un certain nombre de zones douloureuses déclarées par le patient ­associée à un score de sévérité des autres symptômes», explique le Dr Philippe Roussel, responsable du centre de douleur chronique de l'hôpital de la Timone à Marseille.

Les douleurs articulaires et musculaires s'accompagnent souvent de troubles du sommeil, de fatigue chronique, de dépression, de céphalées, de troubles de l'attention ou de la mémoire. Le médecin vérifie, par divers examens, l'absence de maladies auto-immunes, endocriniennes ou musculaires avant de confirmer le diagnostic de fibromyalgie. «Le diagnostic n'est pas difficile mais il nécessite un entretien assez long, d'environ 45 minutes, difficilement compatible avec la pratique médicale classique, souligne le Dr Roussel. Les centres antidouleurs, capables de prendre en charge les syndromes douloureux chroniques, sont les mieux adaptés mais ils ne sont pas assez nombreux en France» (voir ci-dessous). L'origine de la maladie n'est pas encore connue, même si un certain nombre de facteurs de risque ont été identifiés. L'existence d'un traumatisme physique ou psychologique, même ancien, semble ainsi fréquemment associée à la fibromyalgie mais plusieurs études récentes ont ouvert la piste d'une prédisposition génétique ou même d'une origine infectieuse.

 

Prescription d'antidépresseurs 

 

En l'absence d'une cause spécifique, il n'existe pas de traitement curatif et la fibromyalgie est considérée comme une maladie chronique dont on ne guérit pas mais à laquelle il est possible de s'adapter pour retrouver une qualité de vie acceptable. La prise en charge vise donc à alléger les symptômes pour permettre aux patients de retrouver une vie normale et nécessite une approche globale et pluridisciplinaire.

En France, le traitement repose essentiellement sur la prescription d'antalgiques ou d'antidépresseurs connus pour leurs effets antalgiques mais dont aucun n'est indiqué spécifiquement pour la fibromyalgie car elle est encore identifiée comme un syndrome et non comme une pathologie unique. L'Agence européenne du médicament vient ainsi de refuser d'autoriser trois médicaments pour l'indication de fibromyalgie, alors que la FDA, l'autorité équivalente aux États-Unis, l'a fait récemment. Une attitude qui ralentit sans doute les efforts de recherche de l'industrie pharmaceutique dans ce domaine…

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 10:03

Une décision médiatisée qui va faire jurispruduence, il faut l'espérer.

La journaliste en parle comme d'une maladie invalidante et évolutive ; n'est-ce pas le point de vue également du Parlement Européen... ?

Le tribunal des affaires sociales donne l'occasion à cette maladie d'obtenir la reconnaissance qu'elle doit avoir en France.

N'oublions pas que les adultes ne sont pas les seuls concernés ; des enfants sont également touchés par cette pathologie !


 

 


 
Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article
19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 22:26

voici un article trouvé sur le site : 

http://www.hemochromatose.fr/la-maladie/le-bulletin-en-parle/84-articles-sur-la-maladie/130-quest-ce-que-la-fibromyalgie-.html

 

Qu'est-ce que la fibromyalgie ?      

A PROPOS DE LA FIBROMYALGIE

 

Francis Blotman
 
Service de Rhumatologie
 
Hôpital Lapeyronie
34295 Montpellier Cedex 5.

 

___________________________________________________________

Qu’est ce donc que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie, aussi connue sous les noms de fibrosite, polyenthésopathie, syndrome douloureux polyalgique diffus, est fréquente et concerne environ 2 % de la population, sept fois plus les femmes que les hommes. En consultation de rhumatologie, la fibromyalgie représente 8 à 10 % des nouveaux diagnostics. Trois fois sur quatre, il s’agit de femmes entre 25 et 55 ans. C'est un trouble de la perception de la douleur

 

La douleur est, effectivement, l’élément essentiel du tableau clinique, soit douleurs diffuses, soit douleurs localisées. Lesdouleurs localisées concernent, surtout, le rachis, rachis cervical, dorsal, lombaire et le coccyx. Dans tous les cas, il s’agit de douleurs persistantes, intenses, rebelles aux divers traitements médicaux ou, même, chirurgicaux. Les douleurs diffuses prennent, volontiers, l’allure d’un rhumatisme inflammatoire chronique, avec des douleurs des extrémités, surtout matinales, avec un gonflement subjectif (la malade a conservé, malgré le gonflement allégué, ses bagues). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont parfaitement inefficaces. Ces douleurs sont majorées par le froid, la fatigue et le stress, au contraire, calmées par le repos, la chaleur, la tranquillité et un exercice musculaire raisonnable. Elles sont souvent déclenchées après un traumatisme physique ou psychique.

La fatigue musculaire est le deuxième grand signe de la fibromyalgie, avec une recrudescence matinale. Elle s’associe à une contracture musculaire, avec  sensation de "muscles noués"assez caractéristique. 

Aux extrémités, des sensations de gonflement, des fourmillements ou des troubles vasomoteurs sont souvent rapportés. 

Les troubles du sommeil sont très fréquents : sommeil non réparateur, réveils nocturnes. Ils ne sont pas, toujours, spontanément signalés par les malades.

Il existe toute une série d’autres troubles fonctionnels. L’anxiété et la dépression sont habituelles, plus ou moins marquées. Les troubles digestifs sont fréquents : colite chronique ou syndrome du colon irritable. Un tiers des sujets atteints de syndrome du colon irritable répondent aux critères de fibromyalgie. À l’inverse, un tiers des patients fibromyalgiques décrivent des symptômes de syndrome du colon irritable. Des cystites à urines claires et des douleurs pelviennes sont souvent décrites. Les patients fibromyalgiques sont, également, souvent suivis pour des troubles del’articulé dentaire (syndrome de SADAM).

Les troubles vaso-moteurs sont habituels : sensibilité au froid avec  un syndrome de Raynaud, fourmillements des extrémités ou syndrome du canal carpien, instabilité tensionnelle.

Les troubles cognitifs sont également très gênants. Des troubles de la mémoire de fixation et, pour certains, de la vitesse de traitement des informations sont notés chez de nombreux patients. Ces troubles sont corrélés à l’intensité de la douleur, à l’anxiété et aux anomalies du sommeil, mais pas à la dépression. Par rapport à des sujets normaux plus âgés de 20 ans en moyenne, il existe un déficit significatif de vocabulaire chez les patients atteints de fibromyalgie.

Un syndrome des jambes sans repos avec des impatiences surtout nocturnes est également souvent noté. 

La fibromyalgie est souvent primitive, volontiers déclenchée par des traumatismes physiques (coups du lapin…) ou psychologiques (événements de la vie, divorce, deuil, licenciement….). Elle peut être aussi secondaire, notamment, à un rhumatisme inflammatoire (polyarthrite rhumatoïde). L’inflammation a diminué et le sujet continue à souffrir beaucoup.


Comment diagnostiquer la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est donc une constellation de signes fonctionnels divers, dominés par une douleur chronique et une asthénie intense. Contrastant avec la richesse de l’interrogatoire, l’examen est pauvre. Il y une intégrité articulaire et musculaire (sauf dans les fibromyalgies secondaires). Les deux éléments notables sont des points douloureux multiples, de topographie caractéristique. Ces points douloureux peuvent se situer dans des zones spontanément douloureuses ou non. Leur pression réveille une douleur très intense, souvent, qualifiée d’intolérable. On trouve, aussi, de manière habituelle, une contracture musculaire, surtout sur les trapèzes et sterno-cléido-mastoïdiens et des muscles spinaux. La manœuvre du pincé roulé déclenche des douleurs importantes tout le long du rachis, avec une hypervascularisation nette.

Les critères de l’American College of Rheumatology, proposés en 1990, sont actuellement les plus utilisés. Le diagnostic repose sur une douleur diffuse depuis plus de 3 mois et 11 points douloureux sur 18.


Le diagnostic différentiel

Il n’y aucun test spécifique de la fibromyalgie, qui ne peut être qu’un diagnostic d’exclusion. Les formes diffuses doivent faire éliminer les causes médicamenteuses, (traitements des hypercholestérolémies), les grands rhumatismes inflammatoires (en particulier, polyarthrite rhumatoïde, connectivites, syndrome sec ou syndrome de Gougerot- Sjogren, spondylarthropathies), l’arthrose diffuse, l’hypothyroïdie, les états névrotiques purs et certaines affections neurologiques (syndromes extra-pyramidaux) ou virales (hépatites). Une surveillance de quelques mois est souvent importante pour affirmer le diagnostic de fibromyalgie.

Dans les formes localisées, l’attention doit être attirée par le caractère persistant et rebelle de la douleur rachidienne et ne pas se contenter du diagnostic de lombalgie banale ou de coccygodynie…

Un bilan biologique de débrouillage permet, en général, d’éliminer la plupart des diagnostics différentiels. Il doit comporter une vitesse de sédimentation globulaire, formule sanguine – hémogramme, dosage des hormones thyroïdiennes et des enzymes musculaires, recherche de facteur rhumatoïde, d’anticorps anti nucléaires et anti ADN.

 

Repost 0
Published by David - dans FIBROMYALGIE
commenter cet article

Présentation

  • : Fibromyalgie
  • Fibromyalgie
  • : Ce site est consacré à la fibromyalgie et tout ce qui tourne autour de cette pathologie si douloureuse et du handicap qu'elle génère. Un des buts est d'en partager les connaissances et les conséquences souvent désastreuses qu'elle a à tous les niveaux de la vie. La fibromyalgie nous concerne TOUS, et de plus en plus ; elle est en passe de devenir un véritable phénomène de société, un problème de santé publique si aucune solution n'est trouvée rapidement. 3 millions d'enfants, de femmes, d'hommes, et sans doute davantage en raison d’erreurs chroniques de diagnostics et de l'aveuglement de certains médecins, en sont atteints en France, pays des droits de l'homme qui pourtant étouffe en permanence cette maladie handicapante et ignore de manière brutale les fibromyalgiques et les répercussions ultra-violentes que cette maladie ô combien douloureuse a sur les malades. On persiste à la qualifier de maladie nouvelle qui n'aurait que quelques dizaines d'années... C'est pourtant ignorer le fait qu'on en parle déjà au début du 19e siècle... le nom a évolué au bon vouloir des médecins, mais la maladie reste la même et provoque toujours plus de dégâts...
  • Contact

Profil

  • David
  • Serial lecteur, musicophile invétéré, j'aime également plonger sur une page blanche et lui donner vie... la maladie n'est pas une finalité, elle est un renouveau qu'il faut apprivoiser.
  • Serial lecteur, musicophile invétéré, j'aime également plonger sur une page blanche et lui donner vie... la maladie n'est pas une finalité, elle est un renouveau qu'il faut apprivoiser.

Actualité

fibro autopsie couverture mercure dauphinoisfibro autopsie 4ème couverture mercure dauphinoisFIBROMYALGIE - AUTOPSIE D'UNE DOULEUR AU ZENITH

est en vente  sur le site des éditions Le Mercure Dauphinois :

 

 

http://www.lemercuredauphinois.fr/data/pages_site/nouveautes.php

  Article, extraits & avis des lecteurs : http://lunaire-iris-des-sens.over-blog.fr/article-fibromyalgie-renaud-hantson-114281522.html 

 

 

couverture Mise en ligne

Site des éditions Brumerge : link

Article avec commentaires des lecteurs : MAUVAISES ONDES

N'hésitez pas à laisser un commentaire ici et sur le site éditeur Brumerge ainsi que sur Babelio : link

Recherche