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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 10:03

Une décision médiatisée qui va faire jurispruduence, il faut l'espérer.

La journaliste en parle comme d'une maladie invalidante et évolutive ; n'est-ce pas le point de vue également du Parlement Européen... ?

Le tribunal des affaires sociales donne l'occasion à cette maladie d'obtenir la reconnaissance qu'elle doit avoir en France.

N'oublions pas que les adultes ne sont pas les seuls concernés ; des enfants sont également touchés par cette pathologie !


 

 


 
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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 22:26

voici un article trouvé sur le site : 

http://www.hemochromatose.fr/la-maladie/le-bulletin-en-parle/84-articles-sur-la-maladie/130-quest-ce-que-la-fibromyalgie-.html

 

Qu'est-ce que la fibromyalgie ?      

A PROPOS DE LA FIBROMYALGIE

 

Francis Blotman
 
Service de Rhumatologie
 
Hôpital Lapeyronie
34295 Montpellier Cedex 5.

 

___________________________________________________________

Qu’est ce donc que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie, aussi connue sous les noms de fibrosite, polyenthésopathie, syndrome douloureux polyalgique diffus, est fréquente et concerne environ 2 % de la population, sept fois plus les femmes que les hommes. En consultation de rhumatologie, la fibromyalgie représente 8 à 10 % des nouveaux diagnostics. Trois fois sur quatre, il s’agit de femmes entre 25 et 55 ans. C'est un trouble de la perception de la douleur

 

La douleur est, effectivement, l’élément essentiel du tableau clinique, soit douleurs diffuses, soit douleurs localisées. Lesdouleurs localisées concernent, surtout, le rachis, rachis cervical, dorsal, lombaire et le coccyx. Dans tous les cas, il s’agit de douleurs persistantes, intenses, rebelles aux divers traitements médicaux ou, même, chirurgicaux. Les douleurs diffuses prennent, volontiers, l’allure d’un rhumatisme inflammatoire chronique, avec des douleurs des extrémités, surtout matinales, avec un gonflement subjectif (la malade a conservé, malgré le gonflement allégué, ses bagues). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont parfaitement inefficaces. Ces douleurs sont majorées par le froid, la fatigue et le stress, au contraire, calmées par le repos, la chaleur, la tranquillité et un exercice musculaire raisonnable. Elles sont souvent déclenchées après un traumatisme physique ou psychique.

La fatigue musculaire est le deuxième grand signe de la fibromyalgie, avec une recrudescence matinale. Elle s’associe à une contracture musculaire, avec  sensation de "muscles noués"assez caractéristique. 

Aux extrémités, des sensations de gonflement, des fourmillements ou des troubles vasomoteurs sont souvent rapportés. 

Les troubles du sommeil sont très fréquents : sommeil non réparateur, réveils nocturnes. Ils ne sont pas, toujours, spontanément signalés par les malades.

Il existe toute une série d’autres troubles fonctionnels. L’anxiété et la dépression sont habituelles, plus ou moins marquées. Les troubles digestifs sont fréquents : colite chronique ou syndrome du colon irritable. Un tiers des sujets atteints de syndrome du colon irritable répondent aux critères de fibromyalgie. À l’inverse, un tiers des patients fibromyalgiques décrivent des symptômes de syndrome du colon irritable. Des cystites à urines claires et des douleurs pelviennes sont souvent décrites. Les patients fibromyalgiques sont, également, souvent suivis pour des troubles del’articulé dentaire (syndrome de SADAM).

Les troubles vaso-moteurs sont habituels : sensibilité au froid avec  un syndrome de Raynaud, fourmillements des extrémités ou syndrome du canal carpien, instabilité tensionnelle.

Les troubles cognitifs sont également très gênants. Des troubles de la mémoire de fixation et, pour certains, de la vitesse de traitement des informations sont notés chez de nombreux patients. Ces troubles sont corrélés à l’intensité de la douleur, à l’anxiété et aux anomalies du sommeil, mais pas à la dépression. Par rapport à des sujets normaux plus âgés de 20 ans en moyenne, il existe un déficit significatif de vocabulaire chez les patients atteints de fibromyalgie.

Un syndrome des jambes sans repos avec des impatiences surtout nocturnes est également souvent noté. 

La fibromyalgie est souvent primitive, volontiers déclenchée par des traumatismes physiques (coups du lapin…) ou psychologiques (événements de la vie, divorce, deuil, licenciement….). Elle peut être aussi secondaire, notamment, à un rhumatisme inflammatoire (polyarthrite rhumatoïde). L’inflammation a diminué et le sujet continue à souffrir beaucoup.


Comment diagnostiquer la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est donc une constellation de signes fonctionnels divers, dominés par une douleur chronique et une asthénie intense. Contrastant avec la richesse de l’interrogatoire, l’examen est pauvre. Il y une intégrité articulaire et musculaire (sauf dans les fibromyalgies secondaires). Les deux éléments notables sont des points douloureux multiples, de topographie caractéristique. Ces points douloureux peuvent se situer dans des zones spontanément douloureuses ou non. Leur pression réveille une douleur très intense, souvent, qualifiée d’intolérable. On trouve, aussi, de manière habituelle, une contracture musculaire, surtout sur les trapèzes et sterno-cléido-mastoïdiens et des muscles spinaux. La manœuvre du pincé roulé déclenche des douleurs importantes tout le long du rachis, avec une hypervascularisation nette.

Les critères de l’American College of Rheumatology, proposés en 1990, sont actuellement les plus utilisés. Le diagnostic repose sur une douleur diffuse depuis plus de 3 mois et 11 points douloureux sur 18.


Le diagnostic différentiel

Il n’y aucun test spécifique de la fibromyalgie, qui ne peut être qu’un diagnostic d’exclusion. Les formes diffuses doivent faire éliminer les causes médicamenteuses, (traitements des hypercholestérolémies), les grands rhumatismes inflammatoires (en particulier, polyarthrite rhumatoïde, connectivites, syndrome sec ou syndrome de Gougerot- Sjogren, spondylarthropathies), l’arthrose diffuse, l’hypothyroïdie, les états névrotiques purs et certaines affections neurologiques (syndromes extra-pyramidaux) ou virales (hépatites). Une surveillance de quelques mois est souvent importante pour affirmer le diagnostic de fibromyalgie.

Dans les formes localisées, l’attention doit être attirée par le caractère persistant et rebelle de la douleur rachidienne et ne pas se contenter du diagnostic de lombalgie banale ou de coccygodynie…

Un bilan biologique de débrouillage permet, en général, d’éliminer la plupart des diagnostics différentiels. Il doit comporter une vitesse de sédimentation globulaire, formule sanguine – hémogramme, dosage des hormones thyroïdiennes et des enzymes musculaires, recherche de facteur rhumatoïde, d’anticorps anti nucléaires et anti ADN.

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 19:22

Voici l'extrait d'un article paru dans le nouvel obs (version internet), dont vous pouvez retrouver l'intégralité à l'adresse suivante :

tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110112.OBS6120/morts-sur-ordonnance.html

 

MORTS SUR ORDONNANCE


".../...Ainsi des millions d'hommes et de femmes se trouvent-ils affublées d'une maladie imaginaire, de "l'anxiété sociale" à la très lucrative "fibromyalgie", sous la pression d'une industrie qui dépense des millions en marketing pour influer sur toute la chaine du médicament : depuis les essais cliniques aux résultats souvent biaisés, jusqu'à la prescription du généraliste de quartier lui même berné par la grande presse médicale."

Anne Crignon et Sophie des Déserts

 

De nombreuses réponses indignées sont postées sur le site. Pour ma part, mon commentaire n'a pas l'objet d'une publication... Le modérateur n'ayant probablement pas apprécié celui-ci.

 

J'ai donc envoyé un mail à plusieurs directeurs du Nouvel Obs (Dir. publication, rédaction, communication). Je doute avoir une réponse, mais je ne pouvais pas ne pas réagir à ce que je considère comme une insulte. Où se trouve la probité réclamée par cette profession ?

 

Voici donc une copie de mon mail : 

 

"Comment des journalistes professionnelles peuvent-elles encore, alors que la fibromyalgie est reconnue depuis près de 20 ans (je ne vais pas vous faire un cours sur cette pathologie qui vient de bénéficier d'un rapport de la H.A.S de 127 pages), traiter cette maladie d'imaginaire ?!

J'ai voulu laisser un commentaire qui comme par hasard, alors qu'il n'était absolument pas injurieux, n'a pas été accepté par le modérateur... Bref.

Vos journalistes se lancent sur un terrain que visiblement elles ne connaissent pas et portent un jugement très sévère et déstabilisant sur un sujet qui leur est parfaitement inconnu. Bien sur la partie sur l'industrie pharmaceutique est pertinente et je partage le point de vue.

Mais de là à dire : "Ainsi des millions d'hommes et de femmes se trouvent-ils affublées d'une maladie imaginaire, de "l'anxiété sociale" à la très lucrative "fibromyalgie", sous la pression d'une industrie qui dépense des millions en marketing pour influer sur toute la chaine du médicament : depuis les essais cliniques aux résultats souvent biaisés, jusqu'à la prescription du généraliste de quartier lui même berné par la grande presse médicale."

"Affublé d'une maladie imaginaire" ! vous rendez-vous compte de l'impact qu'un tel discours peut avoir sur les malades, dont je fais partie depuis plus de 15 ans ? Ceci est discriminatoire et insultant. Non seulement le malade est bafoué mais le médecin s'en trouve discrédité également ; à croire qu'ils n'agissent que par intérêt pour les firmes pharmaceutiques qui leur offre les plus beaux cadeaux... Vos journalistes semblent vouloir réinventer le serment d'Hypocrite... Le pauvre Hypocrate doit se retourner dans sa tombe.

Le milieu médical, en dehors de toute question purement pharmaceutique, arrive à prouver petit à petit, comme l'indique un article de 2008 dans sciences et avenir, qu'un dysfonctionnement cérébral est en cause dans la fibromyalgie.

Pensez-vous sérieusement que la H.A.S entamerait des études, que l'Europe engagerait des mesures, et que l'O.M.S reconnaîtrait cette pathologie, si celle ci était imaginaire ?? Certainement pas !

Croyez-vous que la Sécurité Sociale accorderait des mises en Affection de Longue Durée si la fibromyalgie n'était qu'une vue de l'esprit, une illusion ??

Je suis absolument furieux et ne comprends pas que cet article ai pu être édité alors que ces propos sont faux (du moins pour ce qui est de la fibromyalgie)."

 

N'hésitez pas à faire part de vos réaction, indignées ou non..., sur cet article et à laisser un commentaire sur le site du journal concerné ; il me semble qu'il devrait y avoir au minimum des excuses et un retrait pur et simple de l'article incriminé.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 11:06

Stimulations magnétiques transcrâniennes

 

Une méthode, encore expérimentale, la stimulation-magnétique-transcranienne, semblerait pouvoir apporter quelques améliorations à la symptomatologie présentée par certains patients fibromyalgiques. La symptomatologie est l'ensemble des symptômes ressentis par le patient au cours d'une maladie. En ce qui concerne la fibromyalgie ces symptômes sont essentiellement des douleurs dans la quasi-totalité du corps, une fatigue, des raideurs et des troubles du sommeil, pour ne citer que ceux-ci.

Environ 20 études prospectives contrôlées et randomisées ont été menées afin d'évaluer le traitement par stimulation magnétique chez les patients fibromyalgiques  . Signalons également que la stimulation magnétique a été tentée chez d'autres patients souffrant de douleurs neuropathiques (atteinte du système nerveux périphérique) et de douleurs survenant après une intervention chirurgicale ou encore de migraine. Précisons également que ces études ont été menées à court terme.

Le centre d'évaluation et de traitement de la douleur de l'hôpital Ambroise Paré de Boulogne (département 92), dirigé par Nadine Attal a cherché à déterminer les effets, sur une longue période, de séances répétitives de stimulation magnétique chez des patients souffrant de fibromyalgie et pour lesquels il a été avancé que les douleurs étaient liées à un mauvais fonctionnement des centres neurologiques permettant de contrôler habituellement la douleur.

À raison d'une séance quotidienne de stimulation pendant 10 jours consécutifs, l'équipe dirigée par Nadine Attal a remarqué une diminution significative de l'intensité de la douleur et un effet analgésique (antidouleur) persistant jusqu'à deux semaines après la fin du traitement.

Le protocole utilisé a été le suivant. 40 patients ont reçu une stimulation magnétique transcrânienne c'est-à-dire à travers le crâne, et 20 ont reçu une stimulation fictive c'est-à-dire pas de stimulation du tout, ceci pendant un an à raison d'une séance par jour pendant cinq jours la première semaine, puis d'une séance hebdomadaire pendant trois semaines suivie d'une séance tous les 15 jours pendant deux mois et enfin d'une séance mensuelle.

La séance de stimulation magnétique elle-même a duré environ 20 minutes. Il est procédé à un repérage de l'air motrice correspondant au pouce c'est-à-dire la zone du cerveau qui permet de bouger le pouce. Ensuite un courant électrique très bref et répétitif est délivré au patient en utilisant une bobine ayant la forme d'un 8. Cette bobine possède la propriété de délivrer un champ magnétique qui en traversant la boîte crânienne va entraîner au niveau du cortex, c'est-à-dire de la substance grise qui entoure le cerveau, un courant électrique. Ce courant électrique active les neurones du cerveau, plus précisément de cette zone du cerveau et se propage dans d'autres zones du cerveau que l'on appelle des aires cérébrales. Ce courant électrique arrive ensuite au niveau du thalamus qui est une des zones du cerveau situé au centre de celui-ci. Le système limbique est également concerné par ce courant électrique. De façon générale le thalamus et le système limbique sont des régions impliquées dans la douleur (entre autres).

Pour le Dr Attal responsable du centre d'évaluation et de traitement de la douleur de l'hôpital Ambroise Paré de Boulogne, les effets de chaque stimulation permettent d'obtenir des résultats intéressants et surtout des résultats qui persistent jusqu'à trois semaines après la stimulation magnétique transcrânienne. D'autre part les patients assurent être soulagés pendant un an et ne pas avoir eu d'effets secondaires à part quelque céphalée (maux de tête) au moment de la stimulation magnétique.

 

Intégralité de l'article visible à l'adresse suivante : http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/stimulation-magnetique-transcranienne-et-fibromyalgie-9416.html


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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 08:59

LA FIBROMYALGIE :

PHENOMENE D’UNE PATHOLOGIE MECONNUE

 

 

Le nouveau rapport de la H.A.S (Haute Autorité de Santé) datant de Juillet 2010, que je viens de lire, me laisse sérieusement sur ma faim.

A quoi sert ce rapport si ce n’est pour faire un état des lieux des individus, homme, femmes et enfants, qui sont concernés par cette maladie. Je dis maladie, car l’O.M.S (Organisation Mondiale de la Santé) la reconnait comme telle dans sa classification des maladies, la CIM10 en la répertoriant sous le numéro M79.7.

Et à quoi peut bien servir un rapport lorsqu’il n’apporte aucune avancée notoire dans la prise en charge, la reconnaissance, et l’aide aux malades ? Espérons qu'il soit un tremplin pour d'autres études et recherches qui mènerons à des propositions concrètes afin d'améliorer la prise en charge et la vie des malades.

Nous y retrouvons certes 127 pages abordant ce phénomène de santé sous divers angles. Cela est intéressant, avec des descriptions détaillées, des tableaux synthétiques mais qui n’apportent véritablement rien de particulier ; et après ?

C’est bien là le problème, car la HAS ne mouille pas la chemise pour ce qui est de trouver des solutions pour la prise en charge les malades, et les solutions que la médecine peut mettre en œuvre pour soulager les maux. L’aspect de la médecine professionnelle est tout simplement écarté du rapport ! Un comble, car quand on connait la répercussion socioprofessionnelle de la fibromyalgie, il aurait été judicieux, voire impératif, d’y consacrer quelques syllabes…

Que dire également du panel de fibromyalgiques interviewé à cette occasion ?  Selon le rapport, en 2008, 93635 personnes ont été diagnostiquées fibromyalgiques, soit 0,1% des consultations généralistes. Sur ce nombre, 10 ont pu faire état de leur souffrance, de leur parcours personnel et médical. C’est une avancée, car désormais on commence à s’intéresser un peu plus que par le passé à ces malades. Mais peut-on se fier à un panel si infime ? Les entretiens ont été semi-directifs…

 

« Le caractère exploratoire de l’enquête – destinée à prendre place parmi un ensemble plus large de considérations, notamment épidémiologiques et médicales – n’a pas conduit à construire un protocole d’enquête visant une forme quelconque d’exhaustivité, ni du point de vue des questionnements sociologiques possibles, ni du point de vue des sources exploitables, ni encore du point de vue des méthodes susceptibles d’être mises en œuvre. »

 

Voilà qui est clair. Il faudra donc attendre quelques années de plus afin d’avoir un rapport exhaustif traitant des solutions à apporter aux malades, des dispositions professionnelles et médicales à prendre afin d’aider les fibromyalgiques à pouvoir - quand il est possible de le faire bien entendu - continuer à avoir une vie professionnelle et rester inséré dans la vie collective.

Ce rapport nous dit également qu’il n’y a pas de caractère invalidant à la fibromyalgie. Dans ce cas pourquoi certaines personnes se retrouvent-elles dans un fauteuil roulant, ou avec des difficultés majeures à utiliser un bras ou une jambe ? Par excès de fainéantise certainement… Ne pas avoir trouvé un dénominateur commun, un marqueur génétique, peut-il signifier que cela n’ouvre pas droit à un possible handicap, à une invalidité qui peut très bien se révéler provisoire pour certains ? Le rapport reconnait le parcours inhumain des malades afin de faire valoir leurs droits, mais cela ne reste qu’une simple constatation !

Cette pathologie est bien réelle, on en parle enfin. Il y a dix ans de cela nous étions considérés comme relevant de la psychiatrie par l’ensemble du corps médical. Cette vision change, lentement, mais l’évolution est nette dans les mentalités. Aucune solution viable n’est encore proposée, mais cela va venir. La médecine progresse chaque jour.

La vie du fibromyalgique est un combat perpétuel ; pour se faire entendre, comprendre, respecter. Un combat contre lui-même et  contre cette maladie qui dans l’inconscient est encore considérée comme honteuse. Cela va de paire avec le syndrome dépressif qui vient s’y associer bien souvent. Mais faut-il rappeler que les douleurs inimaginables que vit le malade l’amène dans la plupart des cas à une dépression réactionnelle ? La dépression ne se retrouve pas forcément comme cause initiale de la fibromyalgie mais bien comme étant une des conséquences.

 

« Le rapport de l’Académie nationale de médecine rappelle que les états douloureux intenses et/ou prolongés ou l’errance des patients dans le système de soins finissent souvent par entraîner des réactions dépressives, et que les patients douloureux chroniques, lorsqu’ils sont évalués par les échelles de la dépression, sont cotés à un niveau pathologique. Les troubles exprimés par les personnes qui ont un syndrome fibromyalgique (fatigue, troubles du sommeil, céphalée, ralentissement cognitif) évoquent les symptômes d’un syndrome dépressif. Cependant, on ne trouve ni la dévalorisation, ni l’auto-accusation, ni l’absence de tout désir et de toute motivation propres au syndrome dépressif, ni les propensions suicidaires (1). Il en est de même pour l’association syndrome fibromyalgique et troubles anxieux, l’anxiété pouvant être la conséquence de la douleur. »

 

Les CPAM, les MDPH, commencent enfin à accorder des ALD (affection longue durée) et une reconnaissance en tant que travailleur handicapé, ce qui n’est pas négligeable. Bien sur cela se fait encore trop souvent dans des démarches longues et épuisantes, mais ils ne peuvent plus nier la réalité de cette maladie. 

 

« L’enquête de pratiques, menée par la HAS, sur deux semaines en janvier et février 2008 auprès de l’ensemble des structures spécialisées de prise en charge de la douleur (cf. Annexe 5), a montré que la proportion de patients en arrêt maladie ou en invalidité était respectivement de 20 % et de 18 %. En pourcentage cumulé, la proportion de patients en arrêt maladie et en invalidité (37 %) et celle des patients en activité professionnelle (33 %) étaient équilibrées. »

  

Je voulais publier ci-dessous l’intégralité du rapport, mais il est très long et le plus simple reste le téléchargement du fichier .pdf. 

 

http://www.femmes-pourtoujours.com/public/index.php?option=com_content&view=article&id=99:recommandations-des-experts&catid=24:recommandation&Itemid=61&lang=fr&sms_ss=facebook&at_xt=4cc710d09362362c,0

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 23:56

Une pétition est actuellement en cours sur le site "LaPetition.be" pour la reconnaissance de la fibromyalgie.

Plus il y aura de signatures, plus les pouvoirs publics seront amenés à agir en faveur de ces malades. 

N'oublions pas que l'American College of Rheumatology ouvre, depuis peu, les critères de diagnostique de cette maladie, ce qui va avoir pour effet une recrudescence des personnes atteintes.

A noter que les travaux du Dr Guedj, de l'hôpital La Timone à Marseille font avancer la (re)connaissance de cette maladie, et ouvre des pistes intéressantes. Dans un article rédigé par Hervé Ratel, dans Sciences et Avenir en Décembre 2008, voilà ce que l'on peut lire :  

 

"Grâce à une technique d'imagerie cérébrale, la tomographie d'émission monophotonique (Temp), une équipe de chercheurs français dirigée par Eric Guedj, de l'hôpital de la Timone à Marseille, a mis en évidence des anomalies dans certaines régions du cerveau de personnes souffrant de fibromyalgie. Un véritable progrès car la maladie était jusqu'alors considérée comme un «syndrome invisible» que nulle technique ne parvenait à mettre en évidence.

 

Caractérisé par une fatigue et des douleurs diffuses et chroniques, la fibromyalgie touche presque exclusivement la femme (8 patients sur 10), ce qui lui a valu d'être reliée à l'hystérie par le passé. Voilà encore dix ans, elle était perçue comme une maladie difficile à classer, parfois en rapport avec une dépression mais en aucun cas comme les symptômes d'un véritable désordre physiologique. C'en est fini de cette vision puisque les chercheurs ont localisé des anomalies dans les régions corticales du cerveau en charge du traitement de la douleur. Ces résultats seront prochainement mis à profit par Eric Guedj et ses collaborateurs pour tester des stratégies thérapeutiques telles que la stimulation magnétique transcrânienne dans le but de moduler l'activité cérébrale des régions affectées."

Hervé Ratel

 

 

Les laboratoires vont de se fait y voir une manne providentielle. Les médecins ne pourront plus fermer les yeux sur cette pathologie comme ils le font trop souvent. 

Si chaque personne consacre DEUX petites minutes de son temps, cela peut faire avancer grandement la situation, soutenir les malades et donner un espoir non négligeable.

Relayez ce lien auprès de vos connaissances, amis, familles, etc. 

Un petit geste qui peut avoir des conséquences positives pour des millions de personnes...

 

Pétition : POUR LA RECONNAISSANCE ET UNE BONNE PRISE EN CHARGE DE LA FIBROMYALGIE EN FRANCE !!!! STOP A LA SOUFFRANCE

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Présentation

  • : Fibromyalgie
  • Fibromyalgie
  • : Ce site est consacré à la fibromyalgie et tout ce qui tourne autour de cette pathologie si douloureuse et du handicap qu'elle génère. Un des buts est d'en partager les connaissances et les conséquences souvent désastreuses qu'elle a à tous les niveaux de la vie. La fibromyalgie nous concerne TOUS, et de plus en plus ; elle est en passe de devenir un véritable phénomène de société, un problème de santé publique si aucune solution n'est trouvée rapidement. 3 millions d'enfants, de femmes, d'hommes, et sans doute davantage en raison d’erreurs chroniques de diagnostics et de l'aveuglement de certains médecins, en sont atteints en France, pays des droits de l'homme qui pourtant étouffe en permanence cette maladie handicapante et ignore de manière brutale les fibromyalgiques et les répercussions ultra-violentes que cette maladie ô combien douloureuse a sur les malades. On persiste à la qualifier de maladie nouvelle qui n'aurait que quelques dizaines d'années... C'est pourtant ignorer le fait qu'on en parle déjà au début du 19e siècle... le nom a évolué au bon vouloir des médecins, mais la maladie reste la même et provoque toujours plus de dégâts...
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  • David
  • Serial lecteur, musicophile invétéré, j'aime également plonger sur une page blanche et lui donner vie... la maladie n'est pas une finalité, elle est un renouveau qu'il faut apprivoiser.
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Actualité

fibro autopsie couverture mercure dauphinoisfibro autopsie 4ème couverture mercure dauphinoisFIBROMYALGIE - AUTOPSIE D'UNE DOULEUR AU ZENITH

est en vente  sur le site des éditions Le Mercure Dauphinois :

 

 

http://www.lemercuredauphinois.fr/data/pages_site/nouveautes.php

  Article, extraits & avis des lecteurs : http://lunaire-iris-des-sens.over-blog.fr/article-fibromyalgie-renaud-hantson-114281522.html 

 

 

couverture Mise en ligne

Site des éditions Brumerge : link

Article avec commentaires des lecteurs : MAUVAISES ONDES

N'hésitez pas à laisser un commentaire ici et sur le site éditeur Brumerge ainsi que sur Babelio : link

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