Ce site est consacré à la fibromyalgie et tout ce qui tourne autour de cette pathologie si douloureuse et du handicap qu'elle génère. Un des buts est d'en partager les connaissances et les conséquences souvent désastreuses qu'elle a à tous les niveaux de la vie. La fibromyalgie nous concerne TOUS, et de plus en plus ; elle est en passe de devenir un véritable phénomène de société, un problème de santé publique si aucune solution n'est trouvée rapidement. 3 millions d'enfants, de femmes, d'hommes, et sans doute davantage en raison d’erreurs chroniques de diagnostics et de l'aveuglement de certains médecins, en sont atteints en France, pays des droits de l'homme qui pourtant étouffe en permanence cette maladie handicapante et ignore de manière brutale les fibromyalgiques et les répercussions ultra-violentes que cette maladie ô combien douloureuse a sur les malades. On persiste à la qualifier de maladie nouvelle qui n'aurait que quelques dizaines d'années... C'est pourtant ignorer le fait qu'on en parle déjà au début du 19e siècle... le nom a évolué au bon vouloir des médecins, mais la maladie reste la même et provoque toujours plus de dégâts...
Le handicap constitue effectivement une cause de discrimination non négligeable. Mais malheureusement, prouver cette discrimination est une autre paire de manches ; il suffit de regarder les résultats de recevabilité des dossiers pour en avoir un aperçu éloquent.
La discrimination professionnelle est aberrante et trop fréquente pour la taire. La fin de l’article parle même d’une avocate à mobilité réduite qui a obtenu gain de cause en ce qui concerne l’accessibilité des tribunaux dans l’exercice de ses fonctions !
Le handicap semble de plus en plus à l'ordre du jour, mais les dérapages sont beaucoup trop nombreux… Il est temps d’y remédier, et nos têtes pensantes devraient sérieusement réfléchir à des solutions rapides et efficaces.
Un rapport intéressant et accablant, récolté à l’adresse suivante :
LE HANDICAP EST LA 2e CAUSE DE DISCRIMINATION DERRIÈRE L’ORIGINE, SELON LA HALDE
Le handicap est la 2e cause de discrimination, derrière l’origine, selon la Halde
Le handicap et l’état de santé représentaient la 2e cause de discrimination invoquée (19 %) dans les réclamations enregistrées par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité en 2010. Son rapport annuel révèle que, comme les années précédentes, l’origine est le motif de saisine le plus courant (27 %), devant le sexe et l’état de grossesse (9 %), l’âge (6 %), les activités syndicales (5 %), etc. Près de 50 % portaient sur l’emploi, loin devant le fonctionnement des services publics (11,5 %), les biens et services privés (10,6 %), etc. Le handicap est la première cause de discrimination en matière d’emploi public et la 2e dans le secteur privé.
L’an passé, la Halde a reçu près de 12 500 réclamations, soit 18 % de plus qu’en 2009. 5 700 ont fait l’objet d’une enquête approfondie, après avoir été jugées recevables. Dans 86 % des cas, la discrimination n’était pas établie et dans 8 %, le dossier avait été clos avant la fin de la procédure. Au final, seuls 279 ont donc fait l’objet d’une délibération (recommandation, observation devant les tribunaux, médiation, etc.). « C’est en matière de handicap que la Halde constate le taux le plus élevé de réussite des missions de bons offices de ses correspondants locaux et de règlements amiables obtenus par ses chargés d’enquête » se félicite l’institution. Certainement parce que « la solution relève souvent du bon sens ».
Dans des affaires où le « bon sens » n’a pas prévalu, la Halde a souvent été amenée à présenter ses observations devant la juridiction saisie par le plaignant. Le tribunal administratif de Rouen a ainsi donné gain de cause au postulant à un poste de professeur d’éducation physique, dont la candidature avait été rejetée par l’Éducation nationale au motif qu’il ne pouvait satisfaire aux prérequis concernant le sauvetage aquatique, en raison de son handicap. Dans un autre dossier, le Conseil d’État a suivi la délibération de la Haute autorité et reconnu le caractère discriminatoire de l’absence d’aménagement pour rendre accessibles les tribunaux à une avocate à mobilité réduite. F.S