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Ce site est consacré à la fibromyalgie et tout ce qui tourne autour de cette pathologie si douloureuse et du handicap qu'elle génère. Un des buts est d'en partager les connaissances et les conséquences souvent désastreuses qu'elle a à tous les niveaux de la vie. La fibromyalgie nous concerne TOUS, et de plus en plus ; elle est en passe de devenir un véritable phénomène de société, un problème de santé publique si aucune solution n'est trouvée rapidement. 3 millions d'enfants, de femmes, d'hommes, et sans doute davantage en raison d’erreurs chroniques de diagnostics et de l'aveuglement de certains médecins, en sont atteints en France, pays des droits de l'homme qui pourtant étouffe en permanence cette maladie handicapante et ignore de manière brutale les fibromyalgiques et les répercussions ultra-violentes que cette maladie ô combien douloureuse a sur les malades. On persiste à la qualifier de maladie nouvelle qui n'aurait que quelques dizaines d'années... C'est pourtant ignorer le fait qu'on en parle déjà au début du 19e siècle... le nom a évolué au bon vouloir des médecins, mais la maladie reste la même et provoque toujours plus de dégâts...

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LA DESCENTE NORMANDE...

LA DESCENTE NORMANDE…

 

 

Par David LASSALLE

 

J’ai une envie soudaine : faire de la spéléologie ! Sous un château de préférence, loin des parasites de la société et des morues qui me font déchanter. Me tartiner des sardines à l’huile sur un bon morceau de pain de campagne. Sous la pierre glaciale des profondeurs terrestres, à l’intérieur de ces boyaux rocheux, avec mes deux meilleurs, et en l’occurrence seuls, amis ! Sacré voyage en perspective, non ?

Bon, quelle heure est-il ? 14h00, j’ai donc tout mon temps pour préparer mes affaires et surtout me faire une check-list solide afin de ne rien oublier.

Mais avant tout, prévenir mes deux compères habituels ; je n’aime pas la vie en communauté mais ceux-là sont comme des frères et sœurs. Une attache indispensable en ce bas-monde.

-          Tarja ? C’est Jack. Prépare ton sac à dos, annule tes autres rendez-vous, passe prendre le Glen à la sortie du boulot, et on file passer le week-end sous terre, bien au frais !

-          Génial ! Ca tombe bien Jack, je commençais à manquer d’exercice ces derniers temps. Tu as un plan précis ?

-          Oui Tarja, j’ai récupéré la carte d’un château en Normandie, à deux heures de route d’ici, sous lequel passe de nombreuses galeries. Il semblerait qu’une de ces entrées soit accessible dans le parc attenant à la bâtisse. Il suffit d’y aller le soir afin de ne pas se faire repérer, et le tour est joué ; ni vu ni connu. Je laisserai des consignes dans une enveloppe à un voisin au cas où. Sait-on jamais, un éboulement est vite arrivé, et ce petit mot sera notre porte de sortie dès que quelqu’un aura signalé notre absence.

-          Bon, ok, mais laisse moi finir mes visites, je t’appelle dès que je suis parée. Tout le monde n’a pas la chance d’être oisif à loisir comme toi Jack !

Quatre heures plus tard, à 18h00 précisément, Glen sort de l’usine. Tarja, qui attend de pied ferme depuis près de trente minutes soupire profondément en voyant apparaitre son ami. Elle klaxonne afin d’attirer son attention, ce qui ne manque pas d’arriver. Glen, qui est loin d’être naïf, affiche un  sourire qui lui barre toute la largeur de son visage. Il se dit que si Tarja est venue l’attendre, c’est que le week-end s’annonce sous les meilleurs auspices.

Tarja saute au cou de Glen et lui annonce qu’ils partent tous les trois pour une petite virée souterraine. La joie et le plaisir de l’aventure annoncée se lit sur les visages ainsi que dans l’empressement à aller se préparer afin de rejoindre Jack. Tarja a déjà tout mis dans son coffre et a passé un temps fou à vérifier l’intégralité de ses affaires. Elle tend une liste à Glen, comprenant l’outillage nécessaire et impératif à leur expédition. De cette manière, pas de perte de temps supplémentaire ! En une heure le sac est bouclé, pesé, et transbahuté jusqu’à la voiture.

Il est 20h00 lorsqu’ils arrivent au domicile de Jack. La nuit tombe doucement en cette fin Octobre et le fond de l’air est particulièrement frais. Néanmoins l’excitation est à son comble malgré une lueur un peu trouble dans les yeux de l’organisateur. La fatigue sans aucun doute. Tarja et Glen déchargent leurs sacs à dos afin de les mettre dans la voiture de leur ami, une superbe Citroën DS 19 Pallas de 1965 entièrement restaurée. Ce n’est pas l’idéal pour voyager, mais Jack ne peut faire un trajet sans son auto. Du moment que la route n’est pas trop abimée, la sensation d’un tangage outrancier ne se fera pas trop sentir. Sinon, gare à la tempête viscérale !

Glen, en parfait gentleman, laisse la place de devant à son amie ; à regret, car il déteste cette voiture qui lui donne l’impression d’être en permanence sur un océan colérique et démonté. Quant à dormir, ce n’est même pas la peine d’y songer. Ouvrir en grand la fenêtre malgré la fraicheur, ne penser à rien d’autre que l’objectif de leur fin de semaine tout en respirant profondément et lentement l’air glacé qui s’introduit dans l’habitacle.

Le voyage se déroule calmement. La nuit tombe progressivement au fil des minutes jusqu’à engloutir entièrement le paysage et son horizon. Seul le faisceau orientable de la DS éclaire encore le long ruban d’asphalte qui semble interminable. Les petites routes normandes sont sinueuses et l’on y croise peu de véhicules. Les paysans illuminent des projecteurs de leurs infernales machines agricoles les parcelles qu’ils exploitent, travaillant ainsi à la fraicheur nocturne. Vu par des citadins, ce ballet lumineux est étrangement angoissant en pleine campagne.

Les forêts succèdent aux plaines et les voies rétrécies aux axes routiers importants. Des virages noueux bloquent la route, où la moindre faute d’inattention peut-être fatale. On imagine sans peine, à regarder le paysage sombre, des monstres sanguinaires qui se cachent dans ces murs herbeux, derrière ces troncs biscornus. Des réminiscences de l’enfance qui surgissent brusquement.

Tarja dort à poings fermés, sans être le moins du monde gênée par le tangage titanesque de la Citroën. Alors que Glen peine à retenir son dernier repas, passant par des couleurs qui feraient pâlir de jalousie un arc-en-ciel.

Proches de leur destination, Jack commence à ralentir afin de repérer les lieux au plus près et ne pas louper l’embranchement qui mène au château. Passant sur un nid de poule bien prononcé, la DS se cabre méchamment et lorsque les roues arrière passent sur le trou, les occupants se retrouvent propulsés vers l’avant, réveillant par la même occasion Tarja, qui s’offre en prime une petite attaque de panique du fait de ce réveil brutal. Glen, quant à lui, se permet une dégustation peu soignée de l’appui-tête du conducteur, ce qui l’assomme et le met K.O. Jack, toujours très concentré sur la route ne voit pas l’objet qui glisse entre ses jambes et stoppe sa course sous la pédale de frein. Connaissant mal le secteur il ne fait pas attention à l’inclinaison que prend la départementale. La voiture accélère doucement, sans secousse, et lorsque Jack va pour freiner, son pied se heurte à une résistance inhabituelle. Jack commence dès lors à jurer comme un diable, ce qui a pour effet de déclencher chez Tarja  une véritable crise d’hystérie qui la tétanise complètement. Il appuie de toutes ses forces sur la pédale afin de ralentir l’engin de plus d’une tonne qui prend dangereusement de la vitesse, mais ses efforts restent vains. Il pense un instant à couper le contact mais cette action risque d’engendrer un blocage de la direction. Carnage assuré. La machine s’élance toujours plus vite, tanguant davantage encore, le nid de poule ayant endommagé la suspension hydropneumatique. Jack, se décide en désespoir de cause, à se concentrer sur la trajectoire, résigné à ne pas pouvoir arrêter la Citroën. La pente va bien prendre fin à un moment donné, et le principal est de s’y préparer afin d’anticiper tout problème éventuel.

La chevauchée sauvage prend un tournant décisif lorsque le bolide percute à plus de 110 km/h un sanglier qui débouche d’un champ, l’animal étant suivi de sa laie et de ses marcassins. Le choc frontal brise instantanément les vitres,  alors que l’animal s’encastre dans le bloc moteur. Glen, qui est toujours dans le cirage est précipité avec une violence inouïe contre le siège de Jack. Sa tête percute celle de son ami, et les deux cranes explosent sous la pression démentiel du choc, tuant net les deux hommes. L’embardée que fait la DS la sort de la route. Les tonneaux s’enchainent les uns aux autres dans une danse macabre qui ne semble pas vouloir finir. Le hurlement métallique des tôles froissées est absolument odieux. Tarja, qui continue de hurler de folie, se trouve éjectée dans les airs alors que la voiture arrive en bout de course, enroulant ce qui lui reste de carrosserie autour d’un arbre centenaire. Tarja termine son vol plané contre un arbre mort. Une branche basse s’invite en elle, la perforant en plein plexus solaire.

Elle ne retrouvera le plancher des vaches qu’après avoir été prise en charge par les secours 72 h plus tard…   

La spéléologie se fera malgré tout. Le lieu sera différent et le boyau moins profond. Nul besoin de lumière. La seule clarté sera dans les souvenirs de ces amis inséparables, unis jusqu’au bout du chemin…

 

 

 

 

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S
<br /> <br /> J'ai bien ri avec le mot "tartiner", cela me fait penser à une personne si agréable, hi hi !<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Ha ha ha !!! je n'y avais pas pensé <br /> <br /> <br /> Du coup je ne vais plus voir mon histoire du même oeil lol !<br /> <br /> <br /> <br />