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Ce site est consacré à la fibromyalgie et tout ce qui tourne autour de cette pathologie si douloureuse et du handicap qu'elle génère. Un des buts est d'en partager les connaissances et les conséquences souvent désastreuses qu'elle a à tous les niveaux de la vie. La fibromyalgie nous concerne TOUS, et de plus en plus ; elle est en passe de devenir un véritable phénomène de société, un problème de santé publique si aucune solution n'est trouvée rapidement. 3 millions d'enfants, de femmes, d'hommes, et sans doute davantage en raison d’erreurs chroniques de diagnostics et de l'aveuglement de certains médecins, en sont atteints en France, pays des droits de l'homme qui pourtant étouffe en permanence cette maladie handicapante et ignore de manière brutale les fibromyalgiques et les répercussions ultra-violentes que cette maladie ô combien douloureuse a sur les malades. On persiste à la qualifier de maladie nouvelle qui n'aurait que quelques dizaines d'années... C'est pourtant ignorer le fait qu'on en parle déjà au début du 19e siècle... le nom a évolué au bon vouloir des médecins, mais la maladie reste la même et provoque toujours plus de dégâts...

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LE MARIAGE DE JACK, GLEN & TARJA

C'est la rentrée pour Jack, Glen & Tarja !!!

Voici quelques textes sur le thème du mariage.

 

Les mots à inclure :

Anne = Macho
David = Crypte
Christine = Chou
Jeannot = Prêtre

Romaric = Cascade

 

Bonne lecture, et n'oubliez pas de laisser un petit commentaire

 

 

 

MARIAGE EN NOIR…

 

Par David LASSALLE

 

C’est un grand jour !

Malgré la température qui frôle zéro degré, Jack et Tarja s’apprêtent à effectuer la cascade de leur vie en se mariant pour le meilleur et… pour le pire !

La robe blanche de Tarja donne une impression surnaturelle à l’instant, le paysage se trouvant noyé sous une importante couche de neige. Elle ressemble à une magicienne à qui il ne reste plus qu’à s’élever dans les airs pour parfaire l’illusion. Un soupçon d’inspiration supplémentaire et on l’imagine nimbée d’une douce clarté se projetant sur son corps.

Glen et Romain sont les témoins. Autant dire que cette union se fait en comité plus que restreint. Pas de famille, de parents, ou d’amis… rien, sauf l’essentiel. Aucun photographe ne vient immortaliser l’évènement. L’œil est la plus belle des caméras, et l’esprit un merveilleux album de souvenirs à effeuiller chaque fois que l’envie se présente.

L’église se trouve en lisère de forêt, dans un petit village normand, à environ deux heures de Paris. Un paysage idyllique que le temps magnifie encore plus. Le père Franck accueille le petit comité sur le seuil de la paroisse, le regard solennel. Il n’y a pas âme qui vive aux alentours ; l’homme de Dieu vit seul dans son presbytère, à quelques dizaines de mètres de là. Le village se trouve quant à lui distant de près d’un demi-kilomètre.

Alors qu’ils entrent dans le lieu de culte, les mariés et leurs témoins sont saisis par le froid polaire qui y règne. Le prêtre s’empresse de fermer l’accès et de donner un tour de clé, la porte ayant la fâcheuse tendance à s’ouvrir lors de fréquentes bourrasques.

Voyant que ses hôtes n’ont pas l’habitude de supporter un tel froid, il leur propose de boire une boisson chaude avant de démarrer la cérémonie, le chauffage étant en panne depuis plusieurs semaines ; la vétusté du matériel en est la cause principale.

Le petit groupe est plus qu’heureux de la proposition de l’homme et accepte volontiers cette agréable preuve d’hospitalité.

 

***

 

Le prêtre s’avance vers Tarja, sous les regards ébaubis de Jack, et de Glen « le macho ». L’esprit encore engourdi, ils se souviennent avoir bu un breuvage chaud et réconfortant. Puis c’est le néant ; jusqu’à ce moment où ils se réveillent enchainés…

Cependant, le désarroi dû à la situation aidant, ils ne remarquent même pas l’absence d’un des leurs, Romain.

L’homme, dans sa bure, est impressionnant. La noirceur de l’habit confère à l’instant une note mortifère. Sans compter cet air malsain qui semble envahir l’endroit et accentuer cette sensation de « mal » qui glisse sur la peau de chacun jusqu’à pénétrer le corps et l’esprit. La crypte est glacée en cette saison hivernale et l’heure est avancée…

La neige continue de tomber rageusement au-dehors en lourds flocons molletonneux d’un blanc immaculé. La percée qui semble se trouver si haut dans le mur apporte un peu de lumière. Pour un peu, on pourrait se croire au fin fonds des Carpates, le royaume de Dracula, tant le décor est vieux et « habité », sinistre.

Nulle trace de pas à l’extérieur ne vient trahir la présence de ces âmes en ce lieu saint.

Cette pièce si particulière renferme des sépultures dont les noms inconnus ne divulguent rien de leurs occupants.

La face de l’homme d’église est cachée par l’épaisse toile de la capuche. On peut y distinguer par moment, selon la luminosité, deux yeux brillants de haine et de confusion.

L’éclair qui illumine fugitivement l’endroit laisse apparaitre la lame d’un objet ressemblant à un coupe-chou terriblement pointu et effilé.

Les yeux totalement exorbités, Tarja et ses compagnons ne peuvent réprimer des hurlements d’une bestialité sans nom. Alors que la pointe métallique entre en contact avec une surface molle, la résistance se fait légère ; l’humeur vitrée s’écoule lentement sur la joue de Tarja. Juste avant que le déiste ne retire l’outil de la chair meurtrie, coupant net par son geste précis le nerf oculaire. Brandissant son trophée dans un accès de rire dément, il ne voit pas l’ombre qui s’immisce dans son dos.

Glen et jack sont sous le choc et d’une impuissance misérable face à ce spectacle digne d’un film de Roméro. Jack voit celle qui devait devenir sa femme, la tête ballante et se vidant de son sang par la cavité à vif de son œil perdu. Elle perd connaissance petit à petit. La chaine massive qui lui enserre le cou l’empêche de tomber.

La robe de mariée d’un blanc immaculé se pare de sillons vermillon glissant le long des plis, jusqu’à terminer cette course insensée sur le sol rugueux de la crypte. On croirait une représentation de la reine Margot dans sa robe ensanglantée.

Dans un accès de survie inimaginable, Jack force comme un damné sur les chaines qui lui emprisonnent les poignets afin de s’en libérer. Tirant de toutes sa puissance, décuplée par la terreur et la vision horrifique de Tarja, il finit par se briser les pouces, et s’arracher une partie de la peau de ses mains. Sous l’effet de surprise il se trouve projeté vers le prêtre qui poursuit son cérémonial funèbre.

Ce dernier, toujours dans sa transe meurtrière, relève son arme et assène un coup d’une violence inouïe qu’il est impossible à Jack de parer. La lame traverse la joue de Jack en la fendant sur une bonne longueur. Imprimant à sa main un léger mouvement vers la droite, la pointe vient percuter la gorge de Jack. La puissance de frappe permet à l’objet de pénétrer la chair sans difficulté pour aller terminer sa course entre deux vertèbres cervicales. La mort est instantanée.

L’ombre se révèle à cet instant, un bras en l’air, et sans qu’il puisse faire le moindre mouvement de défense, le prêtre se retrouve avec une statuette en marbre plantée dans le crane avec un craquement sinistre, mettant brutalement un terme à sa folie sanguinaire.

Romain se jette précipitamment vers Tarja afin de lui apporter le secours nécessaire ; en vain. Le sang tachant son visage et sa belle robe blanche commence déjà à s’assombrir, donnant une teinte noire à cette mariée qui se retrouve unie à son homme dans le repos sans fin.  L’union est consommée au travers de ce mariage trop noir…

 

 

 

CEREMONIE DETONNANTE

 

Par Jean BEDROSSIAN

 

  
Au cœur de la nuit sur cette route déserte, la voiture noire au moteur puissant semblait glisser sur la chaussée. Son conducteur conduisait vite à la manière d’un pilote de course, sauf qu’il ne s’agissait pas là d’un circuit automobile. Sa trajectoire était fluide et la conduite souple de son « pilote » était parfaite.
- Ralentis un peu, Jack. Tu vas trop vite et on est à peine en retard.
- Ne me dis pas que tu as peur, Glen. Tu sais bien que je ne prends jamais de risques inutiles, répondit le conducteur.
- Oui, mais quand même !
- Quand même quoi ?
- Rien ! accélère encore si tel est ton bon plaisir.
Jack se concentra à nouveau sur la conduite et son ami soupira de satisfaction lorsque les lumières du château apparurent enfin. Ils étaient tous deux invités au mariage d’un ami perdu de vue depuis de nombreuses années. Ils ne se souvenaient même plus de lui, mais l’idée de faire la fête avait immédiatement recueilli leur adhésion. Jack se gara et les deux hommes sortirent du véhicule. Ils avancèrent d’un pas assuré vers la porte de la salle de réception. A peine entré, l’ami perdu de vue se précipita vers eux en les serrant tour à tour dans ses bras.
- Merci d’être venu, les gars !
- C’est normal, répondit Glen.
- Ben oui, mais vous auriez pu m’avoir oublié depuis tout ce temps.
- Exact, répondit Jack. D’ailleurs, je ne me souvenais même plus de ton nom. Je me rappelais juste d’un détail te concernant.
- Ah ! c'est-à-dire ?
- Ben, comment dire … tu avais des oreilles en feuilles de chou.
- Mouais ! j’ai comme l’impression que je vais regretter de t’avoir invité !
- Ok ! je peux repartir si tu veux.
- Mais non, je plaisante. Alors tu en penses quoi de mes oreilles maintenant ?
- Pareil, répondit alors Glen.
- Pareil ? c'est-à-dire ?
- Toujours en feuilles de chou !
Les trois hommes éclatèrent de rire mais le visage du « marié » était un peu crispé.
- Bon, je vous laisse prendre un verre. Je vais faire le tour de mes invités.
-
Jack et Glen se dirigèrent en riant vers le bar où ils se firent servir un whisky sec. Ils se tournèrent en même temps pour observer les autres invités, en essayant de repérer une ou plusieurs connaissances. A cet instant, un homme s’approcha d’eux et sa démarche mal assurée trahissait son haut degré d’alcoolisation. D’une voix pâteuse, il se présenta en annonçant qu’il était prêtre.
- Prêtre ? tu es vraiment prêtre, mon gars ? Demanda Glen.
- Au .. au … ssi … sur … que … que … les …voix … du du du du …
- Seigneur, compléta Glen
- Sont impénétrables, termina Jack !
- C’est … C’est … C’est …
- Ca va, te fatigue pas, mon gars. T’as trop forcé sur le chou …
- Le … le … quoi ?
- Alambic … Chou ! c’est clair ? Demanda Glen.
Le prêtre écarquilla les yeux et ouvrit la bouche comme pour dire quelque chose, mais aucun son ne passa entre ses lèvres. Il recula de deux pas en observant les deux hommes. Il les fixait sans les voir tant il semblait sous l’emprise des vapeurs d’alcool. Il porta l’index et le pouce de sa main gauche à son oreille, comme pour vérifier qu’elle ne s’était pas transformée en chou. A ce moment crucial dans l’existence de ce prêtre, Tarja, la grande amie de Glen et Jack, s’approcha des trois hommes.
- Alors les petits, tout va bien pour vous ?
- Ben oui, répondit Jack en lui souriant.
- C’est quoi ce sourire, cher Jack ?
- Un sourire ? Quel sourire ?
- T’inquiète pas, Tarja. Notre ami Jack est une fois de plus en pleine forme. Et je précise qu’il n’a encore rien bu !
- Rien … rien … rien … bu ? S’exclama le prêtre. Faut … faut … réparer …
- Dis donc, le prêtre, tu ne veux pas retourner dans la crypte de ton église ?
- Cry … Cry …
- Oui, affirma Jack. Dans la crypte, mais prends garde à ne pas y rencontrer des démons, puisque tu n’es pas un saint.
A ces mots qu’il trouvait drôle, Jack éclata de rire sous le regard faussement courroucé de Tarja.
- Dis-moi Jack, tu n’es jamais fatigué ?
- Fatigué ? Moi ? Pourquoi ?
- C’est épuisant de te voir tout le temps jouer le macho. A croire que tu t’appelles Aldo !
- Aldo ? C’est qui celui là ?
- Aldo, Plage, « la classe ». Ca ne te rappelle rien, demanda Glen.
- Tu as oublié : Gros bras, petite tête et cascade, répondit Jack.

Glen eut soudain un regard absent en pensant à la crypte d’une église qu’il avait vu récemment. Il observait Jack, Tarja et le prêtre sans vraiment les voir. Il tourna la tête vers l’entrée de cette salle de réception où avait lieu la fête, quelques heures après la cérémonie de mariage. Il était content d’être arrivé directement en ce lieu, car il avait une sainte horreur du rituel entourant l’union entre deux êtres. La musique était de plus en plus forte, mais il ne l’entendait plus. Des mots se bousculaient dans sa tête et il ne les contrôlait plus rien. Comme un leitmotiv, il avait l’impression qu’une créature inconnue s’était égarée dans la crypte de son cerveau fatigué. « La force n’est qu’une apparence », entendait-il sans cesse. Ces mots le troublaient et il ne cherchait pas à comprendre pourquoi ils résonnaient contre les parois de son cerveau. Ces dernières années, on lui avait souvent répété qu’il était fort, bien plus qu’un roc. Il en riait et il répondait presque toujours que c’était parce qu’il était simplement rock’n roll. Il avait même fini par en jouer en portant un t-shirt blanc sur un jean usé. Un blouson noir peaufinait son apparence détonante. Il s’amusait alors en mettant ses lunettes noires et il essayait de mimer Marlon Brando dans « Sur les quais » ou « L’équipée sauvage ». Souvent, son propre regard qu’il croisait dans sa glace, le matin en se rasant, le troublait un peu. Il ne bougeait plus comme s’il était hypnotisé par cet autre moi qui n’était que lui-même.

- Ca va bien, Glen ? demanda Jack ?
- Je ne sais pas, répondit-il alors d’un air absent tout en dévisageant le prêtre qui dansait comme un diable sorti de sa boîte …

 

 

 

LE MARIE ETAIT EN BANC

 

Par Christine LAVERNE

 

Le fauteuil Voltaire émit un craquement de protestation lorsque Jack se laissa tomber dessus. Même retapissé fraichement de satin rose, ce meuble avait un âge vénérable et entendait bien le faire savoir.
- Pffff, c’est pas encore commencé, et je suis déjà épuisé ! dit Jack en tirant d’un doigt sur le col de sa chemise raide d’amidon.
- C’est un peu normal, mon p’tit Jack ! répondit Tarja, debout face à lui. Nous nous sommes levés très tôt, non ?
- Mouais ! Si c’était pas pour Glen, hein… Un beau temps pareil ! On serait bien mieux en maillot de bain, assis au bord de la mer à siroter un Mojito ! Mais non ! Va falloir supporter costume, cravate, et tout le tralala toute la journée.
- On n’allait quand même pas le laisser tomber un jour pareil ! Regarde-le, il est dans un état bien pire que le nôtre.

La phrase de Tarja se termina par un rire en cascade.
- Oh ça va, vous deux ! Glen se lissa quelques cheveux imaginaires sur le haut du crâne. Il regarda ses deux amis. J’suis comment, hein ?
- Très beau ! Parfait ! dit Jack sans le regarder.
- Très beau ! Très rouge et tout moite d’émotion ! Magnifique ! Tarja sourit. Mais non, je t’assure que ça va. Et puis, un jour pareil…
- M’en parle pas ! J’aurais jamais dû dire oui ! Je te raconte pas le bordel pour tout organiser, pour faire la liste des invités, pour trouver traiteur et salle…Elle m’a tout mis entre les pattes et débrouille-toi avec, mon chéri !
- Et alors ? C’est le plus beau jour de sa vie, non ?
- N’empêche ! Elle s’est juste occupée du choix des tenues et de sa robe. Que je n’ai même pas eu le droit de regarder d’ailleurs.
- Glen !! Une robe de mariée !! On ne doit pas la montrer avant !!
- Et bien moi je dis que je vais me taper la honte ! Imagine un peu ce qu’elle peut choisir, quand on voit comment elle a refait la déco de la maison ?

Glen fit un large geste du bras pour désigner tout ce qui encombrait la chambre. Il faut dire qu’entre sièges pastels façon guimauve prémâchée, tapisseries surchargées de fleurs, triple rangée de rideaux crèmes bouillonnants aux fenêtres, on se serait cru dans un cauchemar de confiseur après indigestion de chamallows.
- Mais c’est chou ! fit Jack . C’est quand même plus doux au teint que tes anciennes peintures noires et posters gothiques ! Il était temps de ranger tous tes vieux détritus de ta période ado tourmenté, et de faire de cette pièce quelque chose d’un peu plus... heu… vivable ? Au lieu de continuer à tout stocker dans une crypte lugubre ?
- Quand même ! Elle a tout recouvert de satin ! Les coussins, les fauteuils. Tout ! Il y a du tissu partout. Même les livres de la bibliothèque sont roses. Ou pêche. Ou céladon. Il a l’air de quoi, mon traité de physique quantique, avec sa couverture jaune poussin ? Moi je crains le pire pour la robe.
- Mais au fait, elle se cache où, la future mariée ? demanda Tarja. Je ne l’ai pas croisée de la matinée. Elle doit être dans tous ses états et je serais bien allée lui faire un petit coucou.
- Ah ça, pour être nerveuse, elle l’est ! Hier elle paniquait en disant que rien ne serait prêt à temps, que pourvu qu’il fasse beau, que ciel est-ce qu’on a pensé aux alliances, et que est-ce que surtout on a bien pensé à ne pas inviter le cousin Jean-Gustave, et que patati et que patata…Glen ouvrit le tiroir de la coiffeuse. Tenez, les deux témoins, les alliances sont ici, faudra pas les oublier, hein !

Jack et Tarja s’approchèrent. Ils prirent chacun une petite boite translucide. A l’intérieur, on devinait l’éclat d’un anneau posé sur un petit coussin d’un lilas très tendre.
- Du pastel partout ! Vivement ce soir !
- Tu sais, Glen, je crois bien que cette fois c’est l’heure…. Courage !

Glen avala sa salive.
- Et bien.. quand faut y aller…
- Glen !! Enfin !! s’exclamèrent ses deux amis. C’était si important pour elle !
- Oui… parce que moi, franchement, ce que j’en pense… ça ne change rien pour moi ni pour elle ! Mais bon, elle avait l’air d’y tenir tellement…
- Mais oui ! Allez, Glen… cette fois on y va.

Les trois amis quittèrent la chambre pour rejoindre les quelques membres de la famille patientant dans le salon. Par les portes-fenêtres ouvertes, on voyait des petits groupes discuter dans le jardin. Un homme s’approcha de Glen pour lui donner une claque vigoureuse dans le dos.
- Sacré Glen ! Belle journée pour un mariage, hein ? Ca va te faire drôle, après ! Mais ce que femme veut…. Ah oui, elle a tenu bon, et elle a fini par l’avoir, son mariage !
- Tiens ! Jean-Gustave ! Quelle mauvaise surprise ! Comme je ne suis pas content de te voir ! Toujours aussi macho, hein ! Mais bon, ne va pas gâcher la fête avec tes réflexions … sinon je te transforme en pièce montée…
- Laisse tomber Glen. Tarja prit son ami par le bras pour l’éloigner de l’insupportable cousin. De toute manière, encore un verre ou deux et il va aller dormir sur un canapé.

On entendit les cloches de l’église commencer un joyeux tapage. La maison de Glen étant presque en face, il n’y eut que quelques pas à faire pour être devant les portes grandes ouvertes. De l’intérieur montait un brouhaha festif. Glen, Jack et Tarja avancèrent en serrant au passage quelques mains, en faisant quelques bises. Puis Glen vit la mariée qui l’attendait.
- Bon, et bien, les amis… j’y vais ? hein ?

Tout au fond de l’église, le prêtre ouvrit les bras en une large invitation. Devant lui, un homme assez âgé, nerveux, écarquillait les yeux et se frottait les mains. Impatience ? Nervosité ?
Glen arrondit son bras pour que la mariée y pose la main. Ce qu’elle fit lentement, en tournant vers lui des yeux brillants d’émotion.
- Merci, mon chéri….Merci d’avoir bien voulu...
- Il n’était pas question que ce soit un autre que moi qui te mène à l’église ! Je sais que tu vas être très heureuse, et puis… tout de même ! Ce n’est pas tous les jours qu’on marie sa mère !

 

 

 

 

LE JOUR "M"

 

Par Romaric DUCOGNON

 

Trois années déjà qu’ils conjuguaient leurs solitudes…
Un dixième de leur vie déjà consacré à l’autre, à apprendre à se connaître, à expérimenter les concessions au gré des divergences d’opinions.
Une cascade d’émotions envahissait Glen, absorbé par ses réflexions, oubliant tout de l’effervescence qui l’entourait.
Pour lui, le temps s’égrenait toujours trop vite. Un tourbillon de minutes s’était l’espace d’un instant enroulé autour de lui, ne lui laissant que le temps de constater que ses 20 ans n’étaient plus, que sa vie d’adulte avait depuis longtemps supplantée son adolescence… Il n’avait rien vu venir !
Et il se trouvait là, aujourd’hui, presque sans comprendre le cheminement qui l’y avait conduit…
Les invités affluaient, se pressant devant l’église de pierre semblant sortie d’une autre époque.
Tarja à ses côtés, sculptée dans une robe champagne éclatante, était resplendissante. Ses yeux s’étaient embrasés depuis ce matin, et la flamme virevoltait toujours, étincelante, intarissable…
Bon sang qu’elle était belle ! Ce visage délicat, encadré d’une chevelure d’ébène ondulant légèrement. Ce teint soigneusement ambré sous les lampes artificielles du solarium… Ces lèvres, écrin délicat du plus envoutant des sourires qu’il ait connu… Et ce regard faisant de l’ombre à l’azur éclatant de cette magnifique journée d’été… La sensualité en plus !
Glen se sentit soudain mal à l’aise, déplacé dans ce décor. Il perdait pied. Comment s’était-il retrouvé là, au bras de cette époustouflante jeune femme ?
Le flash d’un appareil photo crépita, le tirant brusquement de sa rêverie.
- « Eh, Glen ! Tu nous la refait en moins coincé ? On dirait que tu as vu un fantôme ! »
- « Bon sang, Jack ! Avec ce soleil, tu penses vraiment que le flash était nécessaire ? On est pas dans une crypte, bon dieu ! »
- « Eh ! Ce n’est pas le jour pour des blasphèmes ! C’est ce foutu appareil qui s’entête à ne pas me comprendre ! Je t’avais bien dis qu’il fallait me donner des cours ! Appuyer sur un bouton, ok, mais pour le reste… »
- « Ne t’en fais pas ! D’ici quelques minutes, tu ne seras plus en mesure de prendre des photos ! »
- « Vraiment ? Ce serait pourtant original que ton témoin profite d’être au cœur de l’action pour capturer l’essence de l’évènement ! »
- « Je peux toujours en glisser deux mots au prêtre, si tu veux… Aïe ! »
- « Si tu ne veux pas déclencher les foudres de la dame du jour, on va peut être la jouer plus… conventionnel » s’exclama Jack, amusé du coup de coude presque discret de Tarja.
Jack s’éloignant à nouveau, non sans une p’tite bourrade amicale dans l’épaule de son ami, Glen se laissa de nouveau glisser dans ses réflexions.
Avant Tarja, il ne s’était jamais attardé avec une femme. Non que l’envie lui en manquait, d’ailleurs. Un vrai sentimental, mais dont le cœur s’embrasait aussi aisément qu’un feu de paille au moindre sourire enjôleur…
Et des sourires, il en avait croisé…
Sa carrure athlétique, ses traits fins au charme explosif, ses yeux d’un vert sombre soulignés par le brun de sa tignasse savamment désordonnée en avaient fait chaviré plus d’une…
Et puis il y avait eu Tarja… Arrivée à l’improviste dans sa vie, banale rencontre dans un bar où il fêtait le début des vacances avec quelques amis… Il y avait eu ce « je-ne-sais-quoi », pas vraiment le coup de foudre mais une attirance réciproque… Et puis le temps qui les avait lié l’un à l’autre comme une évidence, presque sans s’en apercevoir…
Soudain, Glen fut de nouveau tiré de ses songes par la voix grave et apaisante du prêtre.
- « Mesdames, Messieurs, si vous voulez bien vous donner la peine d’entrer… La cérémonie n’attend plus que vous ! »
- « Entendu mon père – fit Glen – nous vous suivons ! »
- « Non, non, madame ! Attendez ! Rappelez-vous, c’est vous qui clôturez la marche avec votre papa ! »
- « Désolée, mon père… » souffla Tarja. « L’émotion ! »
- « Ne t’en fais pas, c’est toujours comme çà la première fois ! » lui glissa Glen avec un clin d’œil amusé.
- « La première fois ? Parce que tu comptes recommencer ? »
- « Eh ! Les amis ! Ce n’est pas le moment de vous disputer ! C’est votre journée à tous les deux, profitez-en » dit Jack, enlaçant les épaules de ses amis.
Arrivé devant l’autel, Glen se retourna pour observer la foule qui s’installait dans un brouhaha aux résonnances caverneuses. Bon sang que cette église était lugubre et froide vue de l’intérieur ! Avec les séances de préparation au mariage, il avait l’impression d’y avoir passer davantage de temps ces derniers mois qu’au cours de toute sa vie !
Puis la musique emplit la salle. « Mon essentiel », chanté par Emmanuel Moire. Sympa l’ambiance de comédie musicale ! Impeccable pour l’occasion, songea Glen. Car vraiment, quelle comédie humaine ! Tous ces gens qui s’amasse pour entendre les fameux « oui, je le veux » !
Ses parents au premier rang lui adressèrent un petit signe de tête, les yeux humides…
« Je fais le malin, avec mes pensées ridicules… En fait, je n’en mène pas large ! Vivement le vin d’honneur ! » songea Glen, observant Tarja qui avançait maintenant vers lui au rythme de la musique. Ses pas semblaient noyés sous le crépitement des appareils photos. Une vraie star d’un jour, il fallait bien l’admettre.

« Finalement, il n’y en a que pour la mariée aujourd’hui ! Ne t’en fais pas, mon gars, çà va aller ! Personne ne te regarde » s’encouragea Glen.
- « Mon cœur, tout va bien ? » lui glissa Tarja en le rejoignant
- « Euh, oui, bien sûr ! Je suis un peu perdu, c’est tout. Tu es vraiment resplendissante ! »
- « Et toi donc ! Ce costume te va comme un gant ! Vivement que je t’épouse avant qu’une autre ne te kidnappe ! » lui susurra Tarja à l’oreille avec un clin d’œil complice.
On ne pouvait pas nier que ce costume lui allait bien. D’un gris anthracite, sa coupe sur mesure épousait parfaitement ses larges épaules et la fermeté de sa musculature. La chemise assortie à la robe de Tarja rehaussait l’ensemble d’une touche lumineuse. Une cravate ton sur ton et des chaussures Gucci complétait sa panoplie de jeune marié.
« C’est donc çà ! » se dit-il. « Elle m’épouse pour mieux me retenir ! Bon sang, je crois que je vais étouffer ! »
Puis le manège débuta. De chant religieux en prière, de prière en lecture, avec le défilé habituel des volontaires et désignés d’office. Les photos et les pleurs d’enfant en fond visuel et sonore…
Que du bonheur ! Songea amèrement Glen…
- Mon chéri, tu as les alliances ? »
- Sursautant, Glen se surpris à bégayer « les allian-alliances ? Mé-Mé-Mais je croyais que c’était Jack qui les avait ! »
- « T’affole pas, mon grand » s’esclaffa Jack ! Elles sont là, bien au chaud ! ».
- « Merci, Jack ! Ton pote a les neurones noyés, et il n’est pas le seul » fit Tarja.
- « Eh ! Je révisais juste mes engagements ! Je crois que le moment arrive ! » se défendit Glen
- « Tarja, Glen. Vous avez décidé de vous unir devant Dieu. Je vais maintenant vous demander de nous faire partager vos consentements. » les appela alors le prêtre, semblant avoir surpris leur dialogue silencieux.
- S’avançant vers le micro, Glen respira profondément.
- « Tarja, je vais peut être te surprendre, mais je ne te promettrais pas de t’aimer et de te chérir toujours. J’ai bien réfléchi, et je ne saurais promettre des choses que j’ignore moi-même. Et puis, ce serait égoïste de ne me consacrer qu’à toi au détriment de tant de cœurs à prendre ! » Commença Glen, sous les murmures désapprobateurs de l’assistance.
- « Foutu macho ! » gronda Tarja, menaçante. « Tu as intérêt à te reprendre, et vite ! »
- « Eh ! Je plaisantais ! » s’esclaffa Glen, le visage rouge pivoine.
- « Non, bien sûr, je ne peux donc te promettre de t’aimer toujours. En revanche, je te promets aujourd’hui de tout faire pour entretenir cette flamme entre nous. De tout faire pour te rendre heureuse et épanouie. Je m’engage à être un mari fidèle, à t’aimer autant que je le peux. Et enfin, à ne jamais t’étouffer mais à te soutenir toujours sur les sentiers sinueux de la vie. Et puis, si le regard que tu poses sur moi garde l’incandescence que je lui connais, alors j’aimerais la retrouver dans les yeux de bambins qui égaieraient notre maison. »
- « Mon cœur, ton discours est trop chou ! Décidément, tu sauras toujours me faire fondre ! » lui répondit Tarja, les yeux embués d’émotion.
Glen se senti soudain envahit par un trop plein de sentiments. Des picotements lui signalèrent une inondation prévisible de ses canaux lacrymaux… Il lutta rapidement, trop fier pour dévoiler devant un tel auditoire ce qu’il avait toujours considéré comme une faiblesse.
Tarja lui coula un de ces regards dont elle avait le secret, où se mêlaient amour, tendresse et un zest d’espièglerie… Puis l’étreignant doucement, elle lui glissa un voluptueux « je t’aime » dans l’oreille, l’emplissant d’une fierté, d’un bonheur et d’une sorte de plénitude qu’il ne se souvenait pas d’avoir aussi clairement ressenti jusqu’à cet instant.
L’échange des alliances se déroula ensuite sans encombre, bien qu’emprunt d’une douce nervosité à l’idée que peut être, l’alliance ne passerait pas sur ses doigts enflés par la chaleur estivale…
Il lui sembla vivre les derniers instants de cette cérémonie comme un songe, une scène évanescente dont il était spectateur.
Un dernier passage au micro pour inviter famille et amis à partager le vin d’honneur, et ensemble ils remontèrent l’allée centrale, main dans la main, jusqu’au parvis de l’Eglise.
Un instant éblouis par l’éclat du soleil si présent en cette journée particulière, et déjà une pluie de pétales de rose les baignaient d’une caresse parfumée, sous le crépitement ininterrompu des photographes amateurs.
Se retournant vers Tarja, il l’attira doucement à lui.
Oubliant la foule alentours, elle se lova dans ses bras pour un baiser tendrement enflammé qui souffla sur l’instant tout reste d’anxiété.

 

 

L'UNION FAIT LA FORCE DES FAIBLES

 

Par Anne HURTELLE

 

En ce jour de mai, Tarja se demande si elle a vraiment eu une riche idée en s’habillant de la sorte : robe longue échancrée dans le dos, chute de reins apparente, poitrine prenant le grand air…seulement voilà, l’air est frais pour la saison. Qu’importe après tout, au moins, elle pourra se targuer d’avoir fait un effort vestimentaire mémorable pour le mariage de son ami Glen. Ce qu’elle désire et espère surtout, c’est que Jack remarquera cette tenue en s’y attardant, juste un peu…Qui sait, peut-être même osera-t-il un « Tu es ravissante »  Lui, l’homme faussement moribond qui tente de dissimuler sa pudeur derrière des allures de macho de pacotille ! Mais pour l’heure, c’est vers les futurs époux que tous les regards convergent. Logique. Tarja ne veut pas voler la vedette, loin de là ! Elle suit la foule qui s’amasse petit à petit dans l’église villageoise tandis qu’elle cherche son portable bien planqué dans son sac à mains couleur « paillette » de circonstance. Il faut éteindre ce téléphone pour ne pas troubler la cérémonie, cela va de soi. Mais c’est sans compter sur l’intelligence des nouvelles technologies car ledit portable est un farceur qui a entamé une partie de cache-cache avec Tarja, comme toujours ! Cette dernière peste en se jurant de se débarrasser de cet objet perturbateur…un jour.

Jack, lui, s’est vêtu d’un costume dont les tons s’accordent harmonieusement avec ceux du prétendant à la corde. C’est comme cela que Tarja a toujours personnifié le mariage : une corde que des humains masochistes s’acharnent à vouloir se passer autour du cou, pour le meilleur et… La belle Tarja s’assied au milieu des convives puis commence à scruter les moindres gestes, attitudes, mimiques de Jack, celui qu’elle trouve si chou ! Lui, qui attend le moment crucial où il devra être témoin d’une vie qui se scelle à deux. Sacré Glen ! Jamais personne ne l’aurait imaginé se faire passer la bague au doigt et la corde autour du cou ! Et pourtant…Ça y est, le spectacle débute par l’entrée en scène du prêtre tant aimé de ses disciples. S’ils le pouvaient, les braves gens l’applaudiraient ! Mais non, que diable…voyons, la traditionnelle bienséance pratiquante l’interdit. Au lieu de cela, c’est une cascade de sanglots à peine contenus, de larmes joyeuses, émues qui déferlent lorsque la cérémonie s’ouvre sur la voix des orgues. La fiancée va pénétrer dans l’enceinte bénie, au bras de son papa, ça y est…

Mais…pourquoi les orgues se taisent-ils ? Tarja ressent soudain la tension grimpante dans l’assemblée. Pour cause, le curé vient de s’étaler de tout son poids d’ogre sur le sol.

Un malaise. Il manquait plus que ça ! Heureusement, les valeureux enfants de chœur volent, tels des anges, au secours de leur abbé. Les invités deviennent spectateurs. Quelques-uns tout de même se prêtent au jeu de rôle des bons Samaritains. L’un apportant de l’eau bien fraîche –mais est-elle seulement bénite ?- une autre, bigote du plus profond de son âme de bigote, enchaînant les « Notre Père » en levant ses gros yeux ronds implorants vers les vitraux sacrés. Tarja se dit alors que c’est peut-être un signe. De qui ? De quoi ? Qu’en sait-elle ? Qu’importe, l’idée essentielle qui lui vient à l’esprit c’est : quelle satanée fixation que celle de vouloir se marier, comme tout le monde ! Mon Dieu, voilà qu’elle blasphème à présent ! Mais de ça aussi, elle se fiche. Elle n’a jamais cru en rien.

Tandis que le prêtre est emmené reprendre son souffle saint dans la Sacristie, Tarja la belle ne lâche pas Jack du regard. Et si…non, quelle idiotie ! Quand même…Elle se surprend à rêver que Jack lui demande peut-être sa main, un jour…Elle se voit alors et s’entend lui répondre…Mais…qu’est-ce que c’est que ce bruit derrière elle ? Tarja se retourne et ne voit que des gens en attente. Une seconde fois, un son provenant de plus loin mais pas tant que ça. Personne ne semble y prêter attention.

Curieuse, comme à son habitude, la belle se lève et se dirige sur un côté de l’enceinte bénie. Elle avance alors lentement. Le mystérieux bruit se fait à nouveau entendre. Il vient d’en bas. Il y a des escaliers. Tarja les emprunte avec une pointe d’hésitation mais une sorte d’excitation prend le dessus.

Voilà, elle y est. Il fait si froid…Une lourde porte l’appelle. Elle l’ouvre délicatement…

Q : Je savais que tu viendrais mais je ne savais pas quand. Avant ? Après ? Trop tôt ? Trop tard ?...

Tarja ne fait plus un seul mouvement. Prostrée dans son incompréhension, elle bredouille :

T : Qu’est-ce que…qui… ?

Q : Ce que je fais là, qui je suis…ce sont bien les questions que tu te poses ?

Tarja écarquille les yeux de stupeur puis d’effroi. Elle est tentée de rebrousser chemin mais elle veut comprendre, vite !

Q : Ne prends pas peur. Je suis inoffensif pour les gens comme toi.

T : Qu’est-ce que tu entends par des gens comme moi ?? Et puis, présente-toi, dis-moi ce que tu fiches dans cette cave nauséabonde ??

Q : Une crypte. Ce n’est pas une cave mais un caveau, ignorante ! Je suis un enfant, ça, tu l’as remarqué. Ce que je veux ?...Les tuer.

T : Quoi ?? Mais…

Q : Oui, le quotidien tue les couples, je suis né pour ça. Alors, tuons-les avant qu’ils n’aillent trop loin.

Tarja, paniquée, voyant l’enfant se mettre dans une position étrange, fouille hystériquement son sac pour enfin mettre la main sur ce satané portable ! Elle le trouve alors et compose le numéro de Jack, tandis que le gamin ne fait plus guère attention à elle.

T : Jack !!

 

 

 

 

 

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J
<br /> <br /> Bravo David !! Cette idée de faire conter une histoire identique par différents protagonistes auteurs ! j'adore la version la mariée était en rouge sang" . Voilà qui donne un coup de "booste" aux<br /> blogs !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> PS: je te sollicite pour un testing, je voulais (avant publication FB ou blog) ton avis sur cette chanson issue de mon petit répertoire datant de 2005 que j'ai réarrangée tout récemment :<br /> <br /> <br /> http://www.youtube.com/watch?v=d4JLlaQZsTM<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> merci à toi !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> et ...à bientit j'éspère !! sur Puget ou ailleurs !<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Salut l'ami !<br /> <br /> <br /> Heureux que l'idée te plaise ; je dois dire que j'aime beaucoup ce concept ; cela permet pour un thème donné d'avoir plusieurs vues différentes. Et cela donne des résultats étonnants,<br /> interessants.<br /> <br /> <br /> Je suis allé écouter ta chanson ; le reflet de la vie comme c'est souvent le cas... mais on s'y retrouve immanquablement. Et comme tu le sais j'ai hate d'écouter une version studio de tes<br /> compositions.<br /> <br /> <br /> Si un jour je passe dans le coin, ce sera avec grand plaisir <br /> <br /> <br /> Au plaisir Jean-Philippe<br /> <br /> <br /> <br />