Ce site est consacré à la fibromyalgie et tout ce qui tourne autour de cette pathologie si douloureuse et du handicap qu'elle génère. Un des buts est d'en partager les connaissances et les conséquences souvent désastreuses qu'elle a à tous les niveaux de la vie. La fibromyalgie nous concerne TOUS, et de plus en plus ; elle est en passe de devenir un véritable phénomène de société, un problème de santé publique si aucune solution n'est trouvée rapidement. 3 millions d'enfants, de femmes, d'hommes, et sans doute davantage en raison d’erreurs chroniques de diagnostics et de l'aveuglement de certains médecins, en sont atteints en France, pays des droits de l'homme qui pourtant étouffe en permanence cette maladie handicapante et ignore de manière brutale les fibromyalgiques et les répercussions ultra-violentes que cette maladie ô combien douloureuse a sur les malades. On persiste à la qualifier de maladie nouvelle qui n'aurait que quelques dizaines d'années... C'est pourtant ignorer le fait qu'on en parle déjà au début du 19e siècle... le nom a évolué au bon vouloir des médecins, mais la maladie reste la même et provoque toujours plus de dégâts...
NUIT…
La nuit, la vie se fige, l’ombre est reine ; les couleurs, le temps, les gens, l’univers, se fixent, rigides.
L’inconscient et la fragilité s’aiguisent dans un ballet incessant et douloureux.
Tel un étrange miroir au travers duquel se reflètent joies, bonheurs et désespoirs, il est impossible à un être de ne songer à ses démons.
La douleur et la tristesse prennent le pas sur le vrai, le beau.
L’esprit fonctionnant sans la moindre pause, les pensées s’éparpillent ici ou là, au gré de leurs vagabondages ; éternelles étendues quotidiennes, heures ralenties par le souffle nocturne, l’homme redevient cet enfant, qui tout au fond de son lit écoute avec appréhension ces bruits terrifiants, et peine à détourner son regard de ces ombres menaçantes.
La vie se terre pour quelques heures.
L’homme ôte sa veste diurne afin de se retrouver nu, vrai, simple.
Seul face à lui-même il oublie sa hargne, sa hauteur, pour retrouver ses sentiments vrais ; et malgré ses quarante, soixante ou quatre-vingts ans, les traits tirés et vieillis qu’il observe dans le miroir, ses yeux voient ce petit enfant qu’il était ; qu’il est toujours dans un recoin de son être.
Seul au fond de son âme, qu’il est difficile de s’en évader…
Les monstres guettent l’instant, se réveillent et sortent de leurs tanières.
L’œil se ferme, les traits s’étirent et l’eau inonde, creuse ses sillons trempés, salés… honteux…
Les rigoles laissent leurs empreintes qui d’ici peu ne seront plus visibles, lorsque le soleil fera à nouveau un clin d’œil à la lune, l’invitant gracieusement à se coucher en emportant avec elle les pensées et les douleurs de ces âmes tristes ; pour quelques heures seulement, jusqu’à ce que l’astre lunaire, lesté de sa horde monstrueuse, fasse à nouveau un clin d’œil blafard au roi du ciel…